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	<title>Le Panoptique &#187; politique étrangère</title>
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	<description>Perspectives sur les enjeux contemporains &#124; More Perspective on Current International Issues</description>
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		<title>Contrôler l’Afghanistan: les aspects défensifs et offensifs de l’intervention soviétique</title>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2008 15:01:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Marceau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles de fond / Long articles]]></category>
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		<description><![CDATA[Notre article du mois de décembre traitait de la question intérieure afghane comme point de départ d’une intervention étrangère, en l’occurrence celle de l’URSS1. Mais quelles ont été les contraintes et les attentes du pouvoir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Notre article du mois de décembre traitait de la question intérieure afghane comme point de départ d’une intervention étrangère, en l’occurrence celle de l’URSS<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r1"><sup>1</sup></a><a name="t1"></a>. Mais quelles ont été les contraintes et les attentes du pouvoir soviétique dans sa politique afghane? Avec l’élection du dauphin de Poutine, Dmitri Medvedev, et la reprise des vols de bombardiers stratégiques près de la frontière américaine<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r2"><sup>2</sup></a><a name="t2"></a>, la Russie tente aujourd’hui de retrouver sa gloire en matière de politique étrangère. Gloire qui lui fait défaut depuis la fin de la guerre froide. </strong></p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><img class="" title=" The Glory" src=" http://www.lepanoptique.com/apps/edition/images_editions/28/hist.jpg" alt=" The Glory" /><br />
Steve Jurvetson, <em> The Glory</em>, 2007<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/" target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">L’évolution de l’implication de l’URSS sur les affaires internes afghanes suit une courbe ascendante jusqu’à la décision d’envoyer des troupes en grand nombre dans le pays, dans la nuit du 24 au 25 décembre 1979<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r3"><sup>3</sup></a><a name="t3"></a>. Les Soviétiques installent Karmal au pouvoir, mettent leurs hommes en place aux postes de fonctionnaires et tuent Amin et les radicaux du Khalq<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r4"><sup>4</sup></a><a name="t4"></a>. Le nom donné par les Russes à leur force d’attaque est révélateur de leur désir de garder la légalité de leur traité du 5 décembre. Ils invoquent alors l’article 4 et envoient «le contingent soviétique limité» en Afghanistan<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r5"><sup>5</sup></a><a name="t5"></a>. Le 27 décembre 1979, c’en est terminé de la gouvernance communiste afghane; elle passe directement aux mains de l’URSS. La décision soviétique d’ingérence totale répond à des objectifs à la fois défensifs et offensifs<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r6"><sup>6</sup></a><a name="t6"></a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’URSS  en mode défensif</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Analysons d’abord les raisons défensives qui ont poussé l’URSS à intervenir en Afghanistan. Les Russes observent que le régime du Khalq entraîne une forte résistance à l’intérieur du pays et que les dirigeants afghans refusent de suivre les directives de Moscou. Ce que les Russes recherchent avant tout, dans leur politique étrangère, c’est la sécurité de leurs frontières. Et ils sentent que l’Afghanistan pourrait tomber aux mains de forces antisoviétiques. Amin est alors très mal perçu par les Soviétiques. Les incidents de Herat, ainsi que les désertions dans l’armée, amènent les autorités russes à douter de la viabilité du gouvernement<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r7"><sup>7</sup></a><a name="t7"></a>. De plus, les militaires se rendent bien compte que les faibles appuis des communistes ne permettent pas une percée dans les campagnes, ni au gouvernement légal d’imposer son contrôle sans une forte présence armée: «no communist party can survive in Afghanistan without a Soviet military occupation<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r8"><sup>8</sup></a><a name="t8"></a>.»</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier aspect défensif sur la question de la sécurité concerne l’instabilité politique de la région à l’époque. Il est important de rappeler que l’Iran est alors en pleine révolution islamique et que ses dirigeants sont à la fois anti-américains et antisoviétiques. L’URSS craint la propagation de cet islam fondamentaliste dans ses propres républiques soviétiques d’Asie centrale par le biais de l’Afghanistan<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r9"><sup>9</sup></a><a name="t9"></a>. L’envoi d’un fort contingent armé en Afghanistan peut permettre aux Russes de s’assurer de calmer la région, du moins le croient-ils. Mais nous ne ferons pas, ici, le procès des bonnes ou des mauvaises décisions soviétiques. Nous souhaitons plutôt démontrer le processus auquel ils ont répondu, afin de prendre le contrôle total de l’Afghanistan.</p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième aspect défensif soviétique en ce qui a trait à l’intervention touche la question idéologique. Il s’agit pour nous d’un facteur primordial. Il ne faut jamais sous-estimer l’importance de l’idéologie dans la pensée militaire et diplomatique de l’URSS. Voici une citation qui illustre bien l’état d’esprit des dirigeants du Kremlin sur la défense de la révolution:</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p>Experience shows that only by using armed force can one defend the revolutionary conquests from the attacks of imperialist interventionists, suppress the attacks of the enemies of social progress, and assure the development of a country proceeding along a socialist path<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r10"><sup>10</sup></a><a name="t10"></a>.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Selon la doctrine de Brejnev, établie en 1968, l’avancée socialiste ne peut subir de recul, l’histoire marxiste de la révolution révélant qu’une fois sur la voie socialiste, un pays ne peut en sortir<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r11"><sup>11</sup></a><a name="t11"></a>. Désavouer ce principe reviendrait à avouer sa défaite, ce qui ne peut être envisageable pour les Russes, surtout dans la situation de confrontation de l’époque.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’URSS  en mode offensif</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement soviétique, par l’envoi de troupes en nombre important, développe aussi une position offensive dans son approche de la question afghane. L’URSS aurait pu se contenter d’une vraie force limitée plutôt que cet imposant déploiement militaire. Depuis la prise du pouvoir par les communistes afghans, la résistance a pu compter sur l’appui étranger dans sa lutte contre le régime du PDPA. Elle reçoit notamment de l’argent et des armes en provenance du Pakistan, de la Chine et de l’Iran<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r12"><sup>12</sup></a><a name="t12"></a>. Cet affront à la sphère d’influence soviétique encourage le Kremlin à s’ingérer dans les affaires afghanes et ultimement à y envoyer des troupes afin de mettre un terme à ces incursions étrangères. Voici ce que déclarent les autorités soviétiques à ce sujet: «Elle [l’URSS] visait aussi à signaler non seulement aux États-Unis, mais aussi aux États de la région et particulièrement à l’Iran et au Pakistan que l’URSS était désormais la grande puissance avec laquelle il fallait compter dans cette région du monde<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r13"><sup>13</sup></a><a name="t13"></a>.» De plus, les Soviétiques conservent une vision raciste de l’Asie, héritée des politiques tsaristes, et veulent montrer à la Chine que le vrai leader de la région est l’URSS. Les Russes se perçoivent comme étant supérieurs et non égaux face aux Chinois<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r14"><sup>14</sup></a><a name="t14"></a>.</p>
<div style="text-align: justify;"><script type="text/javascript">// <![CDATA[
    if (randomnumber==null) {
          var axel = Math.random() + "";
            var randomnumber = axel * 10000000000000000;
            randomnumber = Math.round(randomnumber);
       }
      document.write ("<scr" + "ipt language=Jav" + "aScript src=http://ads.networldmedia.net/servlet/ajrotator/268593/0/vj?z=networld&#038;dim=148898&#038;pos=2&#038;pv="+randomnumber + "></scr"+"ipt>");
// ]]&gt;</script><script src="http://ads.networldmedia.net/servlet/ajrotator/268593/0/vj?z=networld&amp;dim=148898&amp;pos=2&amp;pv=379906386113961"></script></div>
<p style="text-align: justify;">Un autre aspect offensif touche évidemment les énormes investissements faits par l’URSS en Afghanistan depuis 1955. Les Russes ne veulent absolument pas perdre leurs droits d’extraction du gaz et du pétrole ni risquer de ne pas obtenir l’avantage de l’acheminement des ressources par les pipe-lines afghans<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r15"><sup>15</sup></a><a name="t15"></a>. Lors de la prise du pouvoir par les communistes afghans, les Soviétiques n’ont pas de raisons de s’en faire, car le nouveau régime est à la recherche de l’aide et des contrats russes. Mais la nouvelle instabilité de la région et la mauvaise gestion du pays inquiète au plus haut point les responsables russes qui craignent de perdre leurs avantages économiques si un nouveau gouvernement antisoviétique prend le pouvoir en Afghanistan. Leur intervention marque donc la limite de la tolérance d’indépendance d’un régime frère sur les intérêts économiques, politiques et géostratégiques de l’URSS qui primeront toujours sur le reste<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r16"><sup>16</sup></a><a name="t16"></a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’historiographie  face à l’intervention soviétique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En guise de conclusion, nous souhaitons relever quelques faits historiographiques intéressants que nous avons remarqués dans nos lectures. Deux auteurs, en particulier, insistent sur le fait que la décision de l’URSS d’envoyer des troupes était loin de faire l’unanimité en URSS et même, qu’elle ne suivait pas du tout l’avis des spécialistes de la question<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#r17"><sup>17</sup></a><a name="t17"></a>. Un autre débat intéressant dans la littérature touche la responsabilité totale ou partielle de tous les évènements afghans de la prise du pouvoir par Daoud en 1973 à l’intervention soviétique de 1979. La majorité des auteurs qui écrivent dans les années 1980 perçoivent l’URSS comme la seule responsable de la déstabilisation de la région et lui impute la direction du coup d’État de Daoud et de celui des communistes en avril 1978. Toutefois, les auteurs de la fin des années 1990 ont réévalué cette thèse et indiquent bien que le contrôle total de l’Afghanistan a été effectif uniquement à partir de décembre 1979, sans toutefois omettre le fait que les Russes y ont exercé la plus grande influence bien avant cette date. Il semble que la chute de l’URSS ait permis de mettre fin à la vision manichéenne du monde soutenue par 50 ans de guerre froide. Cependant, dans sa recherche de puissance pour une «nouvelle» Russie, Poutine et son dauphin nouvellement élu remettent au goût du jour une rivalité Est-Ouest qui s’annonce tout aussi complexe que celle du siècle dernier.   <strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong> (cliquez sur le numéro de la note pour revenir au texte)</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t1">1.</a><a name="r1"></a> Pour une  description des évènements de Kaboul, voir RUCKER, Laurent, «1979: les Soviétiques  à Kaboul», <em>L’Histoire</em>, n° 238, décembre 1999, p. 26. Pour le nombre de troupes présentes en Afghanistan dans les premiers jours de l’intervention et un récit des évènements, lire BOTCHAROV, Guennadi Nikolaevitch, <em>Roulette  russe</em>, Paris, Éditions Denoël, 1990, p. 14, et LÉVESQUE, Jacques, <em>L’U.R.S.S et sa politique étrangère de  Lénine à Gorbatchev</em>, Paris, Armand Colin, 1987, p. 93-95.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t2">2.</a><a name="r2"></a> D’ailleurs, en janvier 1980, il y a plus de conseillers civils russes en Afghanistan que de membres du PDPA. ARNOLD, Anthony, <em>Afghanistan’s Two-Party  Communism Parcham and Khalq</em>, Standford, Hoover Institution Press, 1983, p.  99.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t3">3.</a><a name="r3"></a> Il s’agit d’un joli euphémisme pour une force qui comptera près de 85 000 dans le premier mois de son arrivée sur le sol afghan. ROMER, Jean-Christophe, «Les mécanismes de prise de décision en URSS : le cas afghan 1978-1979», <em>Relations Internationales</em>, n° 85, printemps 1996, p. 47.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t4">4.</a><a name="r4"></a> Cette façon de  percevoir l’action soviétique est soutenue par LÉVESQUE, Jacques, <em>op. cit.</em>, p. 318. Nous avons repris la même terminologie que l’auteur, les raisons de cette intervention étant nombreuses et encore sujettes à la controverse.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t5">5.</a><a name="r5"></a> MONKS, Alfred L., <em>The Soviet Intervention in Afghanistan</em>, Washington, American  Enterprise Institute Studies in Defense Policy, 1981, p. 19.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t6">6.</a><a name="r6"></a> ARNOLD, Anthony, <em>op. cit.</em>, p.  xii. Sur  la question du manque d’appuis du régime communiste, voir SEN GUPTA, Bhabani, <em>Afghanistan: Politics, Economics and  Society; Revolution, Resistance, Intervention</em>, Boulder, Lynne Rienner  Publishers, 1986, p. 98-99.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t7">7.</a><a name="r7"></a> Concernant cet  aspect précis touchant l’Iran et son influence dans la région, lire LÉVESQUE,  Jacques, <em>op. cit.</em>, p. 100-110.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t8">8.</a><a name="r8"></a> MONKS, Alfred L., <em>op. cit.</em>, p.  42.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t9">9.</a><a name="r9"></a> BRADSHER, Henry S., <em>Afghanistan</em><em> and the Soviet Union</em>, Durham, Duke University Press, 1984 (1983),  p. 137-139 et LÉVESQUE, Jacques, <em>op. cit.</em>, p. 117.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t10">10.</a><a name="r10"></a> COOLEY, John  K., <em>CIA et Jihad, 1950-2001: contre  l’URSS, une désastreuse alliance</em>, Paris, Autrement, 2002, p. 20.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t11">11.</a><a name="r11"></a> LÉVESQUE,  Jacques, <em>op. cit.</em>, p. 110.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t12">12.</a><a name="r12"></a> Consulter ZAGORIA, Donald S., éd., <em>Soviet Policy in East Asia</em>, New Heaven,  Yale University Press, 1982, p. 29-57. Sur la puissance militaire  de l’URSS en Asie, voir p. 255-283.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t13">13.</a><a name="r13"></a> À titre  d’exemple, citons le gazoduc de la région de Jozjan. Tiré de COOLEY, John K., <em>op.  cit.</em>, p. 18.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t14">14.</a><a name="r14"></a> MONKS, Alfred L., <em>op. cit.</em>, p.  20-30 et RUCKER, Laurent, <em>op. cit.</em>, p. 27.<br />
<a href="http://www.lepanoptique.com/page-article.php?id=382&amp;theme=histoire#t15">15.</a><a name="r15"></a> ROMER,  Jean-Christophe, <em>op. cit.</em>, p. 33-48 ainsi que COOLEY, John K., <em>op.  cit.</em>, p. 27.</p>
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		<title>Et la politique étrangère américaine fut</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Oct 2007 20:30:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Abdela</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 26 juillet 1947, la politique étrangère américaine devenait véritable. L’interventionnisme circonstanciel des États-Unis durant les deux conflits mondiaux devait faire place à une véritable politique étrangère devant un système international désormais réparti en deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le 26 juillet 1947, la politique étrangère américaine devenait véritable. L’interventionnisme circonstanciel des États-Unis durant les deux conflits mondiaux devait faire place à une véritable politique étrangère devant un système international désormais réparti en deux pôles. Ainsi, il y a 60 ans, le Congrès adoptait le National Security Act<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r1">(1)</a><a name="t1"></a>, voué à optimiser, par la création de nouvelles institutions, le processus décisionnel en matière de politique étrangère, et ce, quelques mois suivant l’annonce de la Doctrine Truman devant l’organe législatif. </strong></p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><img title="Invitation de l'Oeil" src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/15/hist-patriot.jpg" alt="Invitation de l'Oeil" width="216" height="278" /><br />
Derrick Tyson,<br />
<em>Invitation de l&#8217;Oeil</em>, 2007<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/" target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Les nouveaux acteurs et nouvelles institutions  que le <em>NSAct</em> introduisit dans les rouages politiques permirent à la politique internationale américaine d’emprunter un tournant décisif. Dans cette mesure, il peut se révéler pertinent de se remémorer les circonstances historiques qui donnèrent naissance au <em>NSAct</em> et les changements que la loi apporta, en commençant tout d’abord par tracer le portrait de l’idéologie isolationniste qui teignit l’histoire américaine avant la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">La politique étrangère des États-Unis n’a pas toujours eu l’apparence qu’elle projette aujourd’hui, celle d’une nation très interventionniste sur la scène politique internationale. Au cours de l’histoire américaine, plusieurs personnages influents de la sphère politique étasunienne s’opposèrent à cette position en prônant plutôt l’isolation politique. En effet, le président George Washington, premier président de la nation, révélait aux siens dans son <em>farewell adress</em> que le pays devrait mener une politique étrangère isolationniste, se tenant loin des querelles politiques et alliances de l’Europe belliqueuse et du reste du monde. Il fut l’instituteur du <em>non-entenglement</em><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r2">(2)</a><a name="t2"></a>, mot d’ordre qui persista à travers les discours presque un siècle et demi durant. Ensuite, en 1823, ce fut au tour du président James Monroe qui, à travers la déclaration maintenant connue sous le nom de «Doctrine Monroe», affirmait que l’Amérique était l’affaire des États-Unis et que l’Europe devrait s’en tenir à son côté de l’Atlantique. De plus, au début du XXe siècle, le président Théodore Roosevelt vint préciser, avec le Corollaire Roosevelt de 1904, que l’isolationnisme politique de la nation n’était valable qu’outre-mer et que, dorénavant, une intervention sur le continent américain, plus particulièrement en Amérique du Sud et en Amérique Centrale, était réalisable lorsqu’elle était justifiée par l’intérêt national<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r3">(3)</a><a name="t3"></a>. Vint ensuite le sénateur républicain Henry Cabot Lodge qui, dans les années suivant la Grande Guerre, fut l’un des plus grands opposants au projet de la Société des Nations, tant désirée par Woodrow Wilson et son conseiller politique, le colonel House. Durant les années folles, Lodge fut un ardent partisan du maintien de l’isolationnisme traditionnel américain et de l’abandon de toute vision d’une participation active des États-Unis sur la scène politique internationale. En fait, ce fut avec l’avènement de la Seconde Guerre mondiale et les conséquences qu’elle engendra que les dirigeants politiques américains furent amenés à repenser la politique étrangère américaine, avec le <em>NSAct </em>de 1947.</p>
<p style="text-align: justify;">En vertu de la Constitution américaine, le pouvoir politique était divisé en trois branches: justice, exécutif et législatif. Les pouvoirs en matière de politique étrangère furent répartis à travers les branches exécutive et législative, permettant ainsi un <em>checks and balances</em>, voué à éviter la primauté d’une autorité sur une autre. Cependant, cette répartition constitutionnelle des pouvoirs était destinée à réglementer un pays maintenant au strict minimum ses relations politiques avec le monde extérieur, soit un gouvernement d’isolation politique. La Seconde Guerre mondiale et le climat politique qui s’en suivit furent, ici aussi, instigateurs d’un changement historique, alors que les dirigeants du pays reformulèrent la politique étrangère nationale en modifiant les institutions prévues par les Pères fondateurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La Seconde Guerre mondiale : révélation d’une désuétude</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’offensive nippone sur la station charbonnière de Pearl Harbor en décembre 1941 précipita la nation américaine dans un effort de guerre considérable. La diplomatie s’activa rapidement, gérant les alliances avec diverses nations du monde, les conditions d’après-guerre, les prêts de guerre tant monétaires que matériels, et les multiples ententes économiques et commerciales avec les pays alliés et neutres. Pour sa part, le complexe militaire américain se voyait responsable de la préparation et de la gestion des millions de troupes de chaque côté de l’Amérique, ainsi que de la gestion de la production incessante de l’armement, de l’équipement et des vivres nécessaires. En fait, cette activation de la politique externe allait être beaucoup trop lourde, menant à un bourbier bureaucratique improductif. L’isolationnisme historique des États-Unis, qui perdurait maintenant depuis près de 150 ans, révéla pendant cette Seconde Guerre mondiale la désuétude et l’inaptitude des organisations et des institutions prévues par la Constitution à mener une politique étrangère active, adéquate et optimale, surtout en période de crise. Le tout se traduisait par une bureaucratie exécutive embourbée, ne pouvant répondre à l’intérêt national qu’avec lenteur et inexactitude. Ainsi, la guerre étant terminée, les nouveaux enjeux du système international laissèrent finalement place à l’idée que, sans un remaniement des outils en matière de politique extérieure, la nation ne pourrait conserver sa position avantageuse de véritable vainqueur du second conflit mondial.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Guerre  froide : nouvelle menace, nouveaux outils </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Septembre1945. La guerre est terminée, mais l’avenir demeure incertain. L’ours soviétique, pourtant allié pendant la guerre, inquiète l’Occident depuis les conférences de Potsdam et de Yalta, alors que Staline y revendique le découpage de l’Europe en zones d’influence. Cependant,de nombreux acteurs de la scène politique internationale s’opposèrent aux diverses élections de gouvernements communistes en les décrivant comme douteuses et sans véritable représentativité, plus précisément en Europe orientale. Ces acteurs catalysèrent la position américaine dans la valse diplomatique qu’allait être la Guerre froide. Mentionnons d’abord Winston Churchill qui, lors de son discours à Fulton, dans l’Etat du Missouri en mars 1946, faisait état d’un rideau de fer s’étant abattu sur l’Europe «de Stettin à Trieste» et derrière lequel agissaient la tyrannie et le désir des «fruits de la guerre, et une expansion illimitée de sa puissance et de sa doctrine<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r4">(4)</a><a name="t4"></a>».Ensuite,évoquonsGeorge F. Kennan qui, en février 1946,  envoya ce que l’historiographie contemporaine appelle aujourd’hui le <em>Long Telegramm</em>, un document destiné au Département d’État américain, faisant état de recommandations concernant la conduite politique à adopter face au géant soviétique. Quelques mois plus tard, dans un article du <em>Foreign Affair</em> de juillet 1947, Kennan déclarait ouvertement les recommandations faites plus tôt au Département d’État, à savoir que «[l]a politique des États-Unis à l’égard de la Russie soviétique doit être de contenir avec patience, fermeté et vigilance ses tendances à l’expansion<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r5">(5)</a><a name="t5"></a>». Le <em>containment</em>, tel qu’exposé par Kennan au président Truman, devint l’orientation politique à adopter sur la scène internationale à l’égard de l’URSS et de ses satellites. Le 12 mars 1947, Truman soumit cette nouvelle destinée politique au Congrès en évoquant la nécessité absolue qu’avait la nation de se battre contre l’oppression et la terreur politique<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r6">(6)</a><a name="t6"></a>, qui gagnaient du terrain notamment en Grèce et en Turquie, ainsi qu’en plusieurs autres endroits que la Grande-Bretagne n’avait plus la force ni les moyens de défendre. Cette déclaration peut sembler banale, mais d’un point de vue idéologique, elle allait enfreindre l’endoctrinement isolationniste férocement défendu depuis l’ère de George Washington, en proposant un interventionnisme sans pareil dans l’histoire américaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette nouvelle vision de la politique extérieure américaine, conjuguée à la désuétude, à la congestion et à la lenteur de l’exécutif en matière de politique étrangère, mena à bon terme l’idée de la nécessité d’une réorganisation des outils politiques de la branche exécutive pour mener une politique étrangère active plus cohérente, adéquate et optimale, surtout en temps de crise. Le professeur Ferrel Heady, de l’Université du Michigan, écrivait en décembre 1947 que la réforme de la branche exécutive fut nécessaire pour le maintien d’une politique cohérente<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r7">(7)</a><a name="t7"></a>. Le <em>National Security Act</em> fit état des modifications à apporter à la branche exécutive, permettant ainsi au chef du gouvernement américain de formuler une politique étrangère de façon plus efficace et coordonnée, dans une atmosphère de rivalité internationale. Cette loi, qui fut ratifiée par le Congrès en juillet 1947, était en fait le squelette concret de la doctrine interventionniste américaine sous sa forme de <em>containment </em>politique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’optimisation du processus décisionnel de la  politique étrangère, telle que proposée par le <em>NSAct</em> au moment de son adoption, fut majoritairement faite à  travers trois changements dans la branche de l’exécutif<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r8">(8)</a><a name="t8"></a>. Tout d’abord, la consolidation des départements de la Marine et de la Guerre, ainsi que des différents corps armés, sous l’autorité du Département de la Défense, organe subalterne au président lui-même, permit une meilleure cohérence de la diplomatie militaire américaine. Pour seconder le <em>Secretary of Defense</em>, la création du poste de <em>Chairman of Joint Chief Staff </em>(CJCS) visa à coordonner la diplomatie militaire, qu’elle concerne les missions de paix, de surveillance ou tout simplement la gestion de millions d’hommes des différents corps armés encore déployés aux quatre coins du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, le <em>NSAct</em> vint solidifier le secteur de la communauté du renseignement, en créant la <em>Central Intelligence Agency</em> (CIA), destinée à coordonner l’information entre les différents organes du renseignement déjà existants, permettant ainsi de remettre une information calibrée et réaliste aux décideurs politiques. La CIA, outil présidentiel exclusif en matière de politique internationale, totalement indépendante des divers départements et autres institutions, eut comme autres objectifs, à sa création, de mener à terme des opérations d’espionnage, de sabotage, de collecte d’informations diverses, de multiples opérations clandestines et infiltrations, tous à la demande spécifique du chef du gouvernement, en vertu de l’intérêt national, bien entendu!</p>
<div style="text-align: justify;"><script type="text/javascript">// <![CDATA[
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<p style="text-align: justify;">Puis, le recul historique nous permet de  comprendre que la création du <em>National  Security Council </em>(NSC) fut la pièce maîtresse du <em>NSAct</em>, puisque celui-ci influença grandement la politique étrangère américaine durant la Guerre froide. À ses premiers jours, le NSC était un organisme de conseils en matière de politique étrangère, regroupant principalement les Secrétaires d’État et de la Défense, le vice-président, ainsi que d’autres hauts fonctionnaires au choix du président qui en faisait partie également<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r9">(9)</a><a name="t9"></a>. Les objectifs du NSC, tels que fixés par le <em>NSAct</em>, étaient diversifiés. D’abord, il lui fallait assurer la présentation, lors du processus décisionnel, de toutes les options possibles, en y joignant le sommaire des coûts et bénéfices de chacune d’entre elles. De plus, le NSC se devait de jouer le rôle de l’avocat du diable, s’assurant de maintenir le débat, d’exposer tous les points de vue et de repousser les épisodes de <em>group  think, </em>de<em> bolstering </em>ou de<em> wishfull thinking</em><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r10">(10)</a><a name="t10"></a>, parmi les décideurs. Il avait aussi comme tâche d’assurer la coordination interdépartementale ainsi que la bonne mise en application des directives présidentielles en matière de politique étrangère. En fait, les fonctions du NSC tendaient à ajouter cohérence au processus décisionnel en matière de politique internationale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le <em>NSAct </em>face au recul historique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après un siècle et demi  d’isolation américaine sur la scène internationale, le <em>NSAct</em> de 1947 renversa la direction politique du pays dans le  monde. Prenant la relève de la Grande-Bretagne comme <em>World Policeman</em><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r11">(11)</a><a name="t11"></a>, les États-Unis entraient en maîtres sur la scène diplomatique, en prenant bien soin de se munir d’une réforme de leurs institutions en matière de politique externe. Les modifications apportées eurent des impacts considérables sur l’orientation de la politique américaine. L’exemple le plus révélateur de l’impact majeur de ces nouveaux outils est sans nul doute la recommandation du <em>National  Security Council</em>: le NSC-68. Ce dernier était le résultat d’une requête présidentielle quant à la direction à adopter dans le nouveau contexte international de 1949, où la Chine communiste s’imposait et que l’URSS avait fait preuve de ses capacités nucléaires. La recommandation du NSC stipulait qu’une augmentation massive des crédits associés à la défense était nécessaire, mais, surtout, que le gouvernement américain se devait d’investir lourdement dans l’armement nucléaire et conventionnel, pour optimiser la diplomatie militaire. La recommandation du NSC fut acceptée par Truman dans le contexte de la Guerre de Corée en 1950 et présentée au Congrès qui adopta les mesures appropriées. Onze ans plus tard, le président Dwight D. Eisenhower, dans son <em>farewell adress</em> télévisé, considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands discours présidentiels de l’histoire américaine, mit en garde la population contre le complexe militaro-industriel<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#r12">(12)</a><a name="t12"></a>, associé aux fulgurantes et excessives dépenses gouvernementales en matière de défense nationale. Ainsi, la recommandation NSC-68 pourrait bien constituer l’un des documents les plus importants de l’histoire américaine dans le domaine de la politique externe.   <strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong> (cliquer sur le numéro de la référence pour revenir au texte)</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="r1"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t1">(1)</a> Le texte intégral du <em>National Security Act</em> est disponible à  l’adresse suivante. &lt;<a href="http://www.intelligence.gov/0-natsecact_1947.shtml">http://www.intelligence.gov/0-natsecact_1947.shtml</a>&gt; (consulté le 27 août 2007)<br />
<a name="r2"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t2">(2)</a> La doctrine de <em>non-entenglement</em> du président Washington sous-entendait une isolation politique de la nation, tout en encourageant les liens économiques avec différentes nations étrangères.<br />
<a name="r3"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t3">(3)</a> Il est également à noter que le Corollaire Roosevelt stipulait qu’une intervention européenne en sol d’Amérique pourrait être largement réprimandée par le gouvernement américain si elle devenait une entrave à l’intérêt ou la sécurité nationale. Il n’est pas meilleur exemple que la guerre hispano-américaine de 1898.<br />
<a name="r4"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t4">(4)</a> «Extrait du discours de Winston Churchill à Fulton, Missouri, 5 mars 1946», cité dans GROSSER, Pierre, «De Yalta à la Guerre de Corée : comment le monde a basculé dans la Guerre froide», <em>L’Histoire</em>, No  209 (Avril, 1997), p. 31.<br />
<a name="r5"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t5">(5)</a> «Extrait de l’article de  George Kennan dans la   revue <em>Foreign Affairs</em>,  septembre 1947», cité dans <em>Ibid.</em><br />
<a name="r6"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t6">(6)</a> «Extrait du discours  présidentiel devant le Congrès, 12 mars 1947», cité dans <em>Ibid</em>.<br />
<a name="r7"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t7">(7)</a> «[…] the urgency of assuring organizational efficiency for the translation into effective action of national policies undertaken as the result of our enlarged domestic and international responsibilities in the postwar period ». HEADY, Ferrel, «A New Approach to federal Executive Reorganization», <em>The American Political Science Review</em>,  Vol. 41, No 6. (Décembre 1947), p. 1118.<br />
<a name="r8"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t8">(8)</a> Les changements institutionnels décrits dans les trois paragraphes suivants sont fondés sur les analyses de DAVID, Charles-Philippe, «Les acteurs du jeu bureaucratique», dans <em>La politique étrangère des États-Unis:  fondements, acteurs, formulation</em>, Paris, Presses de Sciences Po, 2003, p.  177-210.<br />
<a name="r9"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t9">(9)</a> Il est à noter que le poste de <em>National Security Advisor</em> (NSA), chef de l’organisation NSC ayant lui aussi sa place au sein du Conseil pour la Sécurité Nationale, ne fut institué qu’en 1953.<br />
<a name="r10"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t10">(10)</a> Le <em>group think</em> fait état de décideurs ayant tous le même avis,  provocant ainsi une absence de débat lors du processus décisionnel. Le <em>bolstering</em>, quant à lui, s’observe lorsque les éléments contextuels sont perçus par les décideurs de manière à renforcer une assomption de départ. Le <em>wishfull  thinking</em>, ou la pensée magique, survient souvent lors des épisodes de laissez-aller. Pour chacun d’eux en voir l’application concrète, se référer à DAVID, Charles-Philippe, <em>Au sein de la  Maison-blanche: la formulation de la politique étrangère des États-Unis</em>,  Ste-Foy, Presses de l’Université Laval, 2004, 737 p.<br />
<a name="r11"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t11">(11)</a> WILLIAMS, William A., <em>America Confronts a Revolutionary World: 1776-1976</em>,  New York, William Morrow and Company, 1976, p. 173.<br />
<a name="r12"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=271&amp;theme=histoire#t12">(12)</a> Pour une compréhension plus accrue du phénomène de la militarisation de la diplomatie américaine pendant les années 1950, voir le documentaire de JARECKI, Eugène, <em>Why We Fight,</em> Etats-Unis,Sony Pictures Classics, 2005.</p>
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