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	<title>Le Panoptique</title>
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	<description>Pour plus de perspectives sur les enjeux contemporains / More Perspective on Current International Issues</description>
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		<title>Regards croisés de la rue</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 19:52:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julie Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues / Interviews]]></category>
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		<category><![CDATA[Travailleurs sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Rencontre avec deux pairs-aidants venant en aide aux jeunes de la rue à différents niveaux
Né d’un partenariat entre plusieurs organismes communautaires et publics – l’Anonyme, Cactus Montréal, CSSS Jeanne-Meance, Dans la rue, Dollard-Cormier et Plein Milieu – le Collectif d’intervention par les pairs vise à changer les comportements à risque chez les jeunes de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Rencontre avec deux pairs-aidants venant en aide aux jeunes de la rue à différents niveaux</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Né d’un partenariat entre plusieurs organismes communautaires et publics – l’Anonyme, Cactus Montréal, CSSS Jeanne-Meance, Dans la rue, Dollard-Cormier et Plein Milieu – le Collectif d’intervention par les pairs vise à changer les comportements à risque chez les jeunes de la rue au centre ville de Montréal en les conduisant à l’adoption de comportements sécuritaires dans leur quotidien.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;entrevue en format audio:  </p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><a href=" http://www.flickr.com/photos/dimitridf/2442347129/" target="new"><img title=" omen " src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/mars2010/omen.jpg" alt=" omen " /></a><br />
dimitridf, <em> omen </em>, 2007<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Kim Heynemand et Marc-André Savory, font partie d’une équipe des six pairs-aidants &#8211; anciens jeunes de rue, âgés de 18 à 25 ans &#8211; qui travaillent au sein d’un organisme en collaboration avec un intervenant. Ils nous livrent un regard croisé sur leur expérience de la rue et leur engagement personnel qui vise à changer les préjugés envers les jeunes marginaux et les faire exister socialement aux yeux de la société.</p>
<p style="text-align: justify;">À sa création, le Collectif avait pour mission de prévenir la transmission des infections telles que le VIH et les autres ITSS <strong> </strong>(maladies sexuellement transmissibles).<strong> </strong> Ce projet ambitieux a vu le jour à la clinique des jeunes du CLSC des Faubourgs dans l’optique de prendre contact avec les jeunes en difficulté et existe depuis maintenant seize ans. Au fil du temps d’autres associations se sont greffées au projet, enrichissant les interventions comme la réduction des méfaits de l’utilisation des drogues injectables, l’amélioration du mode de vie et le soutien des jeunes de la rue. <strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La difficulté à joindre la population marginale itinérante a conduit le Collectif à « approcher la rue par la rue ». L’idée est venue de recruter d’anciens jeunes issus de la rue, de les former et les intégrer aux organismes communautaires afin de leur permettre d’œuvrer auprès de jeunes en détresse. Leur atout est d’atténuer l’incompréhension qui existe parfois entre les jeunes et les intervenants qui ne sont pas « passés par là ». Leurs histoires, leur familiarité avec le milieu leur permettent de pénétrer dans des lieux habituellement inaccessibles aux autres intervenants et de rejoindre des personnes qui sont déconnectées du réseau de la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pairs-aidants s’investissent à différents niveaux dans l’objectif de rejoindre les jeunes dans leur milieu. Kim oeuvre collectivement en organisant des événements ayant pour but de développer l’identité, la confiance en soi des jeunes. De son côté, Marc-André travaille quotidiennement à la construction de relations de soutien et d’écoute sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em> Rencontre avec Kim Heynemand, Paire-Aidante du Collectif (CSSS Jeanne-Mance) qui participe à l’organisation du Festival d’expression de la rue (FER) de Montréal.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">À l’aube de l’organisation <strong><em> </em></strong>de la 14e édition du FER de cet été,<em> </em>Kim accorde une entrevue au Panoptique sur sa thématique : &laquo;&nbsp;marginalités&nbsp;&raquo;. Elle nous parle de l’organisation du festival, de l’objectif d’un tel événement et des populations auxquelles il s’adresse. Marquée par la vie de la rue, elle partage son expérience, nous explique son rôle au sein d’un organisme qui vient en aide aux jeunes marginaux et nous livre ses motivations.</p>
<p style="text-align: justify;">Pleins feux sur une jeune femme active et impliquée qui milite au quotidien contre les préjugés envers les personnes de la rue.</p>
<div class="photo2" style="text-align: justify;"><a href=" http://www.flickr.com/photos/zarbi/2076016308/" target="new"><img title=" A morning in the fog 2" src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/mars2010/fog.jpg" alt=" A morning in the fog 2" /></a><br />
franck94, <em> A morning in the fog 2</em>, 2007<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>ENTREVUE </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Marc-André Savory est associé à l’organisme communautaire Plein Milieu. Il sillonne les rues du centre-ville à la rencontre des jeunes dans leur milieu. Il parle « d’intervention à bas seuil » ; pour lui tout le monde peut bénéficier de soutien et d’une écoute. Son travail de terrain s’élargit également au milieu scolaire ; avec des élèves du secondaire auprès desquels il fait des interventions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Julie Robert : Peux-tu nous expliquer en quoi consiste ton quotidien en tant que travailleur de rue ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marc-André Savory :</strong> «  J’arpente les rues en faisant un travail préventif, c’est à dire de la distribution de condoms et de matériel d’injection. Mon rôle est d’informer les jeunes de la rue en ciblant les trente ans et moins ; parmi eux des utilisateurs de drogues injectables, des jeunes touchés par la prostitution ou tout simplement en difficulté. L’information, l’accompagnement, l’écoute et la référence nous permettent de rejoindre ces groupes cibles. Il m’arrive de rester à discuter plusieurs heures avec une personne qui a besoin de soutien. Parfois on se contente d’un simple échange ou de récupérer les seringues usagées… Ma mission n’est pas de stopper leurs accoutumances mais de faire en sorte que les personnes fassent ça en toute sécurité.»</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.R. : Quelles sont les réactions des jeunes que tu rencontres ? Est-ce que le fait d’avoir vécu le milieu de la rue constitue un atout pour ton approche ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M-A. S. : « </strong>Notre approche est basée sur la confiance. Notre rôle en tant que travailleur de rue va être dans un premier temps d’observer et de rendre notre présence habituelle. Le but est de les faire venir vers nous à travers différents moyens de communication. Cependant, certains restent renfermés et refusent toute forme d’aide. Il est indéniable que le fait d’avoir une expérience commune de la rue, qui est un milieu avec ses propres codes, est une force par rapport aux intervenants qui travaillent avec nous. Le fait d’avoir vécu dans le même milieu estompe plus rapidement la méfiance des jeunes marginaux à l’égard des pairs-aidants.</p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><a href=" http://www.flickr.com/photos/dimitridf/2442299117/" target="new"><img title=" arbre " src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/mars2010/arbre.jpg" alt=" arbre " /></a><br />
dimitridf, <em> arbre </em>, 2007<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><strong> J.R. Comment as-tu connu le Collectif intervention pour les pairs ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M-A.S. :</strong> «  Par le bouche à oreille. J’ai été poussé par mes pairs qui ont pensé que j’avais le potentiel nécessaire et que c’était dans mon intérêt. Avant de devenir un pair, j’avais l’expérience de plusieurs emplois et je menais une vie stable depuis cinq ans. Mon arrivée dans le Collectif d’intervention n’a pas été un moyen de réinsertion, mais une réelle opportunité de bénéficier d’une expérience et de faire partager la mienne.»</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.R. :</strong> <strong> : Qu’est-ce qui t’anime dans ta mission?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M-A.S. :</strong> « J’ai l’impression de pouvoir mettre à profit ma connaissance du milieu et des gens de la rue aussi bien auprès des gens que je connais, qu’auprès de ceux que je connais moins. Souvent les gens réalisent après un long moment que je suis entrain de travailler. C’est un point positif car un lien de confiance est déjà établi. Il est primordial pour moi d’adhérer aux valeurs de l’association, tout en m’impliquant dans des projets qui m’intéressent. Nos idées et nos visions sont prises en compte et mises en application par les personnes que nous rencontrons.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.R. : Quels sont les obstacles de ton travail de terrain ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M-A.S. :</strong> « Les dangers avec la justice. Nous sommes en semi légalité dans la rue et il faut toujours être prudents. La cohabitation au sein de la population de la rue s’est beaucoup améliorée. Il y a quelques années, il y avait encore des épreuves d’ancienneté dans le but de tester les convictions du nouvel arrivant. Les populations auprès desquelles nous travaillons ne présentent pas de réel danger. Mais nous rencontrons quotidiennement des préjugés et ressentons parfois un sentiment de mise à l’écart.»</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.R. : Parle-nous de tes interventions en milieu scolaire. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M-A.S. :</strong> « J’anime des discussions sur les droits des jeunes et l’intégration au travail. Je les sensibilise au VIH, VHC (hépatite C) et aux autres maladies sexuellement transmissibles qui sont courantes chez la population que je rencontre.  Cette expérience a été très confrontante pour moi du au fait de me retrouver devant des jeunes dans un milieu institutionnel. Une opportunité pour moi de me réconcilier avec mes phobies; ça a été aussi thérapeutique pour moi que pour eux ! En effet il m’arrive de travailler avec des classes spéciales, avec des élèves agités ou qui sont sujets à des troubles du comportement. Au final, le message passe bien car je me démarque de par mon expérience et mon parcours; ils m’écoutent et semblent intéressés.»</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.R. : Si tu avais un message à faire passer ?<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M-A.S. :</strong> « Prôner l’acceptation plutôt que l’abstinence ! En prônant l’abstinence, nous avons tendance à éloigner les gens ou les pousser à mentir. Il faut être réalistes et accepter leur situation et ne pas leur apporter plus de mal-être par notre vision que les méfaits, les préjugés et les discriminations que les gens subissent déjà. Si cette idée pouvait être généralisée à la société, cela engendrerait un changement certain.»<strong></strong></p>
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		<title>Nuit blanche à Montréal</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 01:28:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[montreal en lumières]]></category>
		<category><![CDATA[nuit blanche à montréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi prochain, le 27 février, je me paye (gratuitement pour la plupart des activités) une nuit blanche.
Et vous?
Première partie – 9h
Musée d’art contemporain : Marcel Dzama &#8211; Luanne Martineau &#8211; Etienne Zack (gratuit), suivi de Karl Lemieux – Mamori (toujours gratuit), suivi de Capture (tiens, gratuit) et d’un tour sur la Place des festivals et d’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Samedi prochain, le 27 février, je me paye (gratuitement pour la plupart des activités) une nuit blanche.</p>
<p style="text-align: justify">Et vous?</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Première partie – 9h</strong></p>
<p style="text-align: justify">Musée d’art contemporain : Marcel Dzama &#8211; Luanne Martineau &#8211; Etienne Zack (gratuit), suivi de Karl Lemieux – Mamori (toujours gratuit), suivi de Capture (tiens, gratuit) et d’un tour sur la Place des festivals et d’un tour à la gallerie lounge TD à la Maison du festival Rio Tinto Alcan pour l’ Exposition Leonard Cohen Artworks (ai-je dit gratuit?).</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Deuxième partie – 10-11h</strong></p>
<p style="text-align: justify">Départ, Métro Place des Arts, 10h30. Parcours sous terrain jusqu’au complexe les Ailes (de la mode et non pas du désir, malgré que le film reste inoubliable).  J’estime que le quatre kilomètres se fera en deux ou trois heures, peut-être moins (encore et toujours gratuit)</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Troisième partie – 12-1h (selon le décalage intemporel)</strong></p>
<p style="text-align: justify">Musée des beaux-arts de Montréal, expo Le verre selon Tiffany : la couleur en fusion (il faut être là avant 1h30, fermeture du guichet). Quoi de mieux que la nuit pour apprécier des vitraux? (7.50$)</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Finale (lorsque j’y serai)</strong></p>
<p style="text-align: justify">Belvédère Place Ville-Marie, bal de l’Ours, avec DJ, jusqu’à 3h. (gratuit, consommation à la charge du danseur)</p>
<p style="text-align: justify">Et puis…</p>
<p style="text-align: justify">Qui sait. Au W pour l’expo « Qui aime la mode en photo? » jusqu’à 5h? Au planétarium pour « Où se cache la vie martienne? » encore jusqu’à 5h? Tout ça encore gratuit…</p>
<p style="text-align: justify">Et le métro ouvert toute la nuit (2.75$)</p>
<p style="text-align: justify">Que voulez-vous de plus?</p>
<p style="text-align: justify">M’accompagner?</p>
<p style="text-align: justify">Rendez-vous aux tourniquets du métro Place des arts, sortie Place des Arts, 8h30, départ à 8h45.</p>
<p style="text-align: justify">J’aurai un chapeau.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.montrealenlumiere.com/volets/nuit_blanche/en_bref_fr.aspx" target="_blank">Festival Montréal en lumières</a></p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Biodiversité</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 00:15:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Lafrance</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Lafrance]]></category>

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		<description><![CDATA[2010, l&#8217;année de la biodiversité. Ou tentative de mettre un frein à une période d&#8217;extinction massive des espèces. Selon l&#8217;ONU, un tiers des espèces de plantes et d&#8217;animaux sont présentement menacées. Voilà un réel problème complexe, une véritable honte humaniste.
L&#8217;Union européenne est loin d&#8217;avoir atteint son but d&#8217;immobiliser la perte de biodiversité en 2010 et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">2010, l&#8217;année de la biodiversité. Ou tentative de mettre un frein à une période d&#8217;extinction massive des espèces. Selon l&#8217;ONU, un tiers des espèces de plantes et d&#8217;animaux sont présentement menacées. Voilà un réel problème complexe, une véritable honte humaniste.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Union européenne est loin d&#8217;avoir atteint son but d&#8217;immobiliser la perte de biodiversité en 2010 et lorgne dorénavant plutôt vers 2020 pour trouver de l&#8217;espoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me passe de commentaire sur le Climategate. N&#8217;importe quoi pour continuer de conduire son Hummer la conscience en paix et remettre ses responsabilités à plus tard, aux générations futures.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous suggère d&#8217;aller visionner le vidéo que la Commision Européenne a produit pour souligner l&#8217;année de la biodiversité et sensibiliser la population : <a href="http://ec.europa.eu/avservices/video/video_prod_en.cfm?type=details&amp;prodid=11258&amp;language=fr" target="_blank">http://ec.europa.eu/avservices/video/video_prod_en.cfm?type=details&amp;prodid=11258&amp;language=fr</a></p>
<p style="text-align: justify;">This video is being released to coincide with the publishing of the G8’s Economics of Ecosystems and Biodiversity (TEEB) final report on 13 November 2009 in Brussels. Commissioned by EU Environment Ministers in 2007, the TEEB report will demonstrate the concrete benefits of ecological awareness in the political, economic and social fields. This new awareness of the need to protect ecosystems and the services they provide will serve the long-term economic and ecological interests of society as a whole.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La haine des grands formats</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 22:59:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Si ça ne tenait qu’à moi, il n’y aurait que des romans au format poche. Les nouveautés sortiraient directement à taille lilliputienne et il n’y aurait que les livres de références, d’art, de psychologie populaire et d’ésotérisme d’une taille supérieure. Je pousse même mon rêve jusqu’à dire que tout livre de plus de quatre cents pages devrait être publié en plusieurs volumes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Si ça ne tenait qu’à moi, il n’y aurait que des romans au format poche. Les nouveautés sortiraient directement à taille lilliputienne et il n’y aurait que les livres de références, d’art, de psychologie populaire et d’ésotérisme d’une taille supérieure. Je pousse même mon rêve jusqu’à dire que tout livre de plus de quatre cents pages devrait être publié en plusieurs volumes.</p>
<p style="text-align: justify">Je ne jure que par le format poche et pas trop épais s’il vous plait. Pourquoi? Outre la question monétaire, qui n’est pourtant pas négligeable, pour des simples raisons de transport, de confort et d’esthétisme.</p>
<p style="text-align: justify">Je lis en transport en commun ou assis sur un banc inconfortable de bar ou de café. Il est rare que je prenne le temps de m’installer dans un truc confortable pour passer le temps en tournant des pages. Lorsque je suis à porté d’un truc confortable, souvent j’ai plus urgent à faire que de m’y enfoncer.  Je me trouve donc condamné à lire debout, en me tenant à un poteau nécessaire, ou assis un verre à la main. De ces aveux, vous comprendrez que je lis d&#8217;une seule main, et ce, pour des raisons tout à fait honnêtes.</p>
<p style="text-align: justify">La lecture à une main demande un pouce pouvant retenir la page rebelle, la tourner si nécessaire, l’annulaire, le majeur et l’index pour soutenir la tranche et l’auriculaire pour maintenir le tout en place en faisant le ballant du pouce sur la page opposée. Cet exercice devient franchement acrobatique si le volume contient plus de quatre cent cinquante-sept pages, sans parler des dangers de tendinites et autres afflictions intolérables aux extrémités de mes bras.</p>
<p style="text-align: justify">Les grands formats ne se lisent que difficilement d’une main. Trop gros, trop lourds, ils fatiguent vite leur support et du coup, nous devons les prendre à deux mains. Lorsque je lis un livre à deux mains j’ai l’impression d’être handicapé dans mes mouvements, sans parler de la piètre image que je dégage ayant l’air d’avoir les deux mains sur un volant. L’idéal, c’est de le poser sur une table ou, si la position générale du corps le permet, sur les jambes, mais dans un cas où dans l’autre, c’est le cou qui doit se tordre inhumainement et le dos, bien vite, rend l’âme et vous voilà obligé d’engloutir trois relaxants musculaires qui vous coupent immédiatement toutes capacités intellectuelles pour poursuivre votre lecture.</p>
<p style="text-align: justify">Si la taille et le poids ne vous ont pas réduit en miette, si le prix ne vous a pas rebuté, si la grandeur inégale de ces volumes ne vous pose pas un problème dans votre bibliothèque, alors il me reste encore un argument, à condition que votre vue soit bonne : la taille des caractères.</p>
<p style="text-align: justify">Si j’ai envie de lire quelque chose écrit gros, avec un grand espacement entre les lignes, que je peux lire sans lunettes, je lis la Presse. Sinon, moi j’aime bien faire glisser mes yeux d’une ligne à l’autre sans trop d’effort afin de me permettre de lire plus rapidement, donc de « rentrer » dans l’histoire, dans le récit de façon plus efficace. Je ne veux pas être obligé de tenir le livre à plus de quarante-cinq centimètres de mes yeux sous peine de fatigue oculaire aiguë.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré tout, ma consommation viscérale de certains auteurs m’oblige, deux ou trois fois l’an, à m’acheter un de ces trop grands livres. Tous Djian, bien sûr, qui est l’exception à la règle, que je rachète en édition originale (grand format) dès qu’un exemplaire me tombe sous les yeux, est acheté à sa sortie. Par contre, vice entre tous les miens, je les rachète au format poche plus tard, pour faciliter la relecture à mon aise. Beigbeder aussi a droit aux grands formats et finalement, ceux qui ne sortiront jamais au format poche pour cause de trop petits tirages, Josée Blanchette par exemple.</p>
<p style="text-align: justify">Si ma mauvaise foi et mon argumentaire ordinaire vous ont laissés froids, imaginez alors ceci : combien de livres en plus seraient disponibles dans les librairies si tous les livres s’en tenaient au format poche? Combien d’espace libéré ainsi? Ne serait-il pas merveilleux de ne pas avoir à faire trois ou quatre librairies pour trouver telle ou telle œuvre? Ne serait-il pas fantastique que tout Hugo, Djian, Gary, Sartre, Duras, Dumas, Chateaubriand, etc. étaient disponible là où vous alliez?</p>
<p style="text-align: justify">Voilà, je hais les grands formats.</p>
<p style="text-align: justify">Deux Djian sont à paraître.</p>
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		<title>Les technologies intelligentes</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 20:37:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On n’envisage souvent, par rapport aux nouvelles technologies, que leur aspect ludique ou commercial, en oblitérant souvent le rôle de plus en plus important qu’elles occupent dans le milieu de l’éducation. Les environnements numériques d’apprentissage (ENA) constituaient cependant le plat de résistance d’une série de courtes conférences présentées aujourd’hui à ECTO, un espace coopératif pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On n’envisage souvent, par rapport aux nouvelles technologies, que leur aspect ludique ou commercial, en oblitérant souvent le rôle de plus en plus important qu’elles occupent dans le milieu de l’éducation. Les environnements numériques d’apprentissage (ENA) constituaient cependant le plat de résistance d’une série de courtes conférences présentées aujourd’hui à ECTO, un espace coopératif pour travailleurs autonomes logés dans l’ancienne Phonothèque de Montréal.</p>
<p style="text-align: justify;">L’événement, organisé par GTN-Québec (le Groupe québécois de travail sur les normes et standards TI pour l’apprentissage, l’éducation et la formation), regroupait principalement des intervenants du milieu de l’éducation (commissions scolaires, cégeps et universités), ainsi que certains intervenants provenant des entreprises, voire même des travailleurs autonomes (dont moi, clairement minoritaire).</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ce beau monde se rassemblait donc afin de réfléchir collectivement sur l’intégration des TIC en milieu éducatif, tant dans le réseau scolaire qu’en milieu de travail (ce qu’on nomme e-learning). Une occasion unique de réfléchir sur les avancées, les défis et les problématiques de l’intégration des technologies en contexte d’apprentissage.</p>
<p style="text-align: justify;">Difficile de résumer l’ensemble des discussions, dont le fil Twitter peut être retracé : #ena2010 (un des 5 fils les plus dynamiques au Canada à un certain moment de l’événement…). Au-delà des particularités de l’implantation dans différents milieux, auprès de différents clientèles et grâce à diverses technologies, l’expérience des professeurs ayant intégré les interfaces numériques à leur pratique d’enseignement s’est avérée des plus intéressantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Notons ainsi la contribution particulièrement significative de l’historien Jean Benoit qui, dans le cadre d’une charge de cours à l’Université Bishop, a déployé plusieurs plateformes et les a surtout intégrées de façon très efficace à sa matière. Plus qu’un trip de geek, un constat tout en fond : peu importe les technologies utilisées, l’important est que <strong>leur utilisation repose, d’abord et avant tout, sur un design pédagogique réfléchi et efficace</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, si plusieurs professeurs rechignent à utiliser les ENA ou encore les utilisent de façon très minimale (souvent comme dépôt de fichiers), il appert que le frein ne relève pas uniquement d’une barrière technologique. L’exemple de l’historien Benoit montre plutôt que, pour être utilisées vraiment efficacement, les technologies, même éclatées, doivent d’abord et avant tout reposer sur une réflexion pédagogique en profondeur, la pédagogie étant nécessairement affectée par les dynamiques créées par les interfaces utilisées et les interactions qu’elles suscitent.</p>
<p style="text-align: justify;">Une question se pose donc, qui sans doute deviendra un enjeu de plus en plus important à mesure que les technologies numériques deviennent des composantes incontournables, non plus seulement de nos vies personnelles et professionnelles, mais également des salles de classe. Plus que de simples outil s à intégrer, les ENA appellent à repenser les modes de transmission et d’échange de connaissances, l’interaction entre le professeur et ses étudiants. Si cette interaction est elle-même affectée par des contingences telles la taille des classes et le nombre d’étudiants,qui en limite parfois la portée, il reste que la salle de classe ne pourra faire longtemps encore l’économie de modes de communication devenant dominant non seulement en dehors du système d’éducation, mais également en entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Une chose est certaine cependant : il est à la fois réjouissant et rassurant de voir le sérieux et le dynamisme avec lesquels les professionnels présents à ces conférences s’appliquent à développer une utilisation raisonnée et efficace de technologies dont on ne retient trop souvent que le côté frivole ou délétère. Les technologies intelligentes existent et sont supportées par des gens dont l’esprit critique annonce, dans un futur pas si éloigné, une petite révolution dans la passation des connaissances, non pas en évacuant le rapport personnel, mais plutôt en élargissant les possibilités d’interaction entre les différents intervenants du processus d’apprentissage.</p>
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		<title>In memoriam, Pierre Vadeboncoeur (1920-2010)</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 22:40:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Panoptique désire rendre hommage à l’écrivain Pierre Vadeboncoeur, décédé hier matin, sans conteste l’essayiste le plus marquant qu’ait connu le Québec à ce jour.

Unique, l’œuvre de Vadeboncoeur est imprégnée de la marque d’un libre penseur doté d’une profondeur d’esprit et d’un style peu communs. Dès son premier essai, La ligne du risque (1963), et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Le Panoptique</em> désire rendre hommage à l’écrivain Pierre Vadeboncoeur, décédé hier matin, sans conteste l’essayiste le plus marquant qu’ait connu le Québec à ce jour.</strong></p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><img title="titre" src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/fevrier2010/vadeboncoeur2.jpg" alt="titre" /></div>
<p style="text-align: justify;">Unique, l’œuvre de Vadeboncoeur est imprégnée de la marque d’un libre penseur doté d’une profondeur d’esprit et d’un style peu communs. Dès son premier essai, <em>La ligne du risque</em> (1963), et même bien avant par ses articles publiés dans différentes revues, Vadeboncoeur s’affirme comme une voix unique se penchant tantôt sur l’expérience humaine, sur l’art, sur la politique ou encore la société québécoise.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, son spectre de réflexion connaît peu de limites et, plus intéressant encore, ne se barde pas de la méthodologie et de la dialectique universitaires qui commencent alors à envahir le champ intellectuel (et qui dominent sans conteste aujourd’hui). Vadeboncoeur s’érigea d’ailleurs à plus d’une reprise contre l’académisme et, plus particulièrement, la philosophie qui prétend rendre compte de l’essence de l’expérience humaine au travers de la seule raison et de systématisations froides et peu attentives au caractère effervescent et fondamentalement hétérogène de l’humanité, notamment dans ses retranchements les plus ultimes, soit l’art et la mystique.</p>
<p style="text-align: justify;">La réflexion de Vadeboncoeur plonge ainsi au cœur d’une expérience humaine extrêmement riche et complexe, celle d’un homme qu’on sent justement profondément marqué par l’art et la métaphysique (davantage comprise au sens de l’expérience que de la réflexion logique). Plus encore, elle s’exprime avec une concision et un élan qui relèvent parfois carrément de la poésie, ce genre peut-être seul capable d’exprimer l’expérience humaine dans toute sa densité.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour conclure ce bref hommage à l&#8217;intellectuel unique que fut Pierre Vadeboncoeur, je vous laisse sur quelques citations choisies au fil de lectures encore trop peu nombreuses de son œuvre. Également, je vous invite à consulter l’édition d’aujourd’hui du quotidien <em>Le Devoir</em>, qui contient un texte inédit de l’essayiste, « Fragments d’éternité » :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/282886/pierre-vadeboncoeur-1920-2010-fragments-d-eternite">http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/282886/pierre-vadeboncoeur-1920-2010-fragments-d-eternite</a></p>
<p style="text-align: justify;">« L&#8217;art substitue aux contingences un univers d&#8217;une autre nature, libéré de la vie ordinaire et du quotidien. Il n&#8217;y a plus de quotidien. L&#8217;homme a cherché de tout temps cet exil ou, pour mieux dire, cette autre existence, soit dans la mystique, soit dans l&#8217;art, soit dans la pensée. Nous aspirons sans cesse à sortir ainsi de notre condition.</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;éloigner de la terre, chercher la liberté, échapper à la mort, danser, peindre, chanter, prier, c&#8217;est toujours le même mouvement: nous n&#8217;avons jamais accepté notre vraie situation. De ce point de vue, notre histoire est celle d&#8217;un refus. C&#8217;est aussi celle d&#8217;une industrie perpétuelle tendant à renverser la loi qui nous astreint à la nécessité. »</p>
<p style="text-align: justify;">- « Fragments d’éternité », publié dans <em>Le Devoir</em>, 12 février 2010</p>
<p style="text-align: justify;">« Mes propos ne sont pas déterminés d’avance. Cette initiale liberté se trouve à la racine de mes articles et de mes livres. J’invente généralement tout à mesure. Je me confie en ce qui en moi sait plus que moi-même. Je n’écris pas comme on raisonne.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon écriture consiste à pousser devant des choses que je pressens, que j’aborde sans les connaître encore et que je découvre chemin faisant.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objet de ce que j’écris est moins un sujet qu’une expérience – une expérience non ponctuelle, ayant de la durée. »</p>
<p style="text-align: justify;">- « L’ère du fatras », dans <em>La Clef</em><em> de voûte</em>, 2008, p. 127.</p>
<p style="text-align: justify;">« L’humanité, au fond d’elle-même, fait la distinction, laquelle, disons, est à l’abri des philosophes. Car il y a eu autre chose que des philosophes : des mystiques aussi se sont mêlés de tout cela. À remarquer qu’ils se signalaient beaucoup par la qualité de leur humanité. »</p>
<p style="text-align: justify;">- « L’ère du fatras », dans <em>La Clef</em><em> de voûte</em>, 2008, p. 148.</p>
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		<title>On achève pourtant les chevaux</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 01:21:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
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Il fut un temps où un nouveau disque de Renaud était un évènement. On en parlait, on en discutait, on s’émerveillait. Ce n’est pas l’enthousiasme qui s’est fait la paire, mais le talent de celui-ci. Son dernier album Molly Malone, la balade irlandaise, est d’une nullité exemplaire. Pas étonnant que trois mois après sa sortie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Il fut un temps où un nouveau disque de Renaud était un évènement. On en parlait, on en discutait, on s’émerveillait. Ce n’est pas l’enthousiasme qui s’est fait la paire, mais le talent de celui-ci. Son dernier album Molly Malone, la balade irlandaise, est d’une nullité exemplaire. Pas étonnant que trois mois après sa sortie on n’en ait pas parlé, ou du moins que cette sortie n’ait pas fait de vague.</p>
<p style="text-align: justify">Pour la première fois de ma vie, j’ai eu une réaction physique autre que les pleurs et la joie en écoutant un disque. Pour la première fois de ma vie, et je ne croyais pas ça possible, j’ai eu mal au cœur, plus précisément, des haut-le-cœur répétitif. J’étais incrédule, comme vous l’êtes probablement en ce moment, mais lorsque j’ai arrêté mon écoute, ça s’est arrêté. J’ai repris (l’empirique est encore une méthode scientifique acceptable), puis le mal a repris. J’ai arrêté, ça a arrêté. Je dois donc me rendre à l’évidence qu’en plus d’avoir la pire pochette de toute sa discographie, le pire livret depuis qu’il accompagne ses albums de celles-ci, Molly Malone donne mal au cœur. C’est probablement le premier vomitif de l’histoire de la musique.</p>
<p style="text-align: justify">Avant que vous arrêtiez de lire pour cause de mauvaise foi, laissez-moi vous donner une petite idée de l’importance qu’a Renaud dans ma vie. J’ai 19 albums de Renaud, des partitions, des vinyles et un t-shirt. J’ai été le voir le soir où, en 2001, il s’est présenté complètement saoul devant son public et j’ai adoré malgré tout, j’en ai pleuré. Je suis un fan inconditionnel qui arrivait presque à lui pardonner le disque précédent. Je lui ai pardonné d’avoir annulé une série de spectacles pour laquelle j’avais des billets tous les soirs. J’ai tous ses livres et même des livres de son frère pourtant beaucoup moins doué. Je suis un fan, j’ai grandi avec lui et pourtant…</p>
<p style="text-align: justify">Molly Malone est une merde.</p>
<p style="text-align: justify">Je ne fais pas dans la dentelle, mais il faut que quelqu’un vous le dise franchement. C’est horrible.</p>
<p style="text-align: justify">Il s’agit seulement du deuxième album du genre de Renaud, c&#8217;est-à-dire un album complet de chansons qui ne sont pas originales. Il avait fait Renaud Chante Brassens, enregistré dans sa salle de bain avec la guitare de Brassens, un superbe disque. Puis il a décidé d’enregistrer un album complet de complaintes irlandaises qu’il a traduites. La musique est superbe (jouée par des Irlandais), la réalisation impeccable (réalisé en Irlande), mais il n’a plus de voix, mais alors plus du tout. Son incapacité chronique à atteindre les bonnes notes ressemble davantage à une capacité extraordinaire à fausser. Il a la voix pauvre, éraillée, paresseuse et moche.</p>
<p style="text-align: justify">Comme si l’album au complet n’était pas déjà une insulte à lui-même, il s’est permis une autre première : il a réenregistré une de ses chansons, la ballade nord-irlandaise. Le premier enregistrement était mignon, démagogique, mais mignon, celui-ci est d’une horreur sans nom. Le peu de cachet que le premier enregistrement avait s’est volatilisé au moment où il a ouvert la bouche pour chanter.</p>
<p style="text-align: justify">Gainsbourg, Brel, Bashung, Brassens ont eu la chance de mourir avant de se rendre si bas.</p>
<p style="text-align: justify">Bref, un album à éviter.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Si vous insistez, <a href="http://www.renaud-lesite.fr/home" target="_blank">voici le site,</a> vous pourrez en entendre des extraits.</p>
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		<title>Loto-Québec sur le web</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 17:42:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Internet]]></category>
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		<description><![CDATA[On apprend aujourd’hui que Loto-Québec entend développer un portail de jeu en ligne. Le sujet est sensible, le représentant de la santé publique est sur le cul, mais je reste perplexe.
Pas que je sois très pour moi-même, mais seulement il me semble que certains aspects du problème sont contournés.
De un, le jeu en ligne existe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On apprend aujourd’hui que Loto-Québec entend développer un portail de jeu en ligne. Le sujet est sensible, le représentant de la santé publique est sur le cul, mais je reste perplexe.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas que je sois très pour moi-même, mais seulement il me semble que certains aspects du problème sont contournés.</p>
<p style="text-align: justify;">De un, le jeu en ligne existe depuis plusieurs années déjà, a connu une croissance exponentielle et représente aujourd’hui un marché annuel de 26 milliards de dollars. Les sites de poker, par exemple, se mettent solidement en marché, alors qu’on apprend qu’un joueur dépense en moyenne 3 à 4 fois plus sur de tels sites que lorsqu’il joue en chair et en os. Y’a comme pas les jetons qu’on a ou pas en face de soi pour se ramener à sa condition. Et le crédit, et tout et tout.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai deux exemples personnels. Primo, un gars que j’ai connu qui avait pris une couple de bières un soir (probablement mauvais), qui s’est connecté à un tel site et qui a plafonné sa carte de crédit. Drôle, mais pas drôle en même temps. Et mon frérot, qui joue tranquillement sur une base régulière, toujours avec de petites mises mais avec patience et un certain talent, puisqu’il gagne une couple de cent à chaque trimestre je crois.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fond du problème, donc. Il semble bien, d’abord, que le jeu soit pratiquement dans la nature humaine, c’est un peu comme pour les putes ou la drogue, on peut s’offenser et tout, mais il y en a toujours eu et il y en aura toujours. C’est comme ça.</p>
<p style="text-align: justify;">Et comme pour les loteries-vidéo, il semble que le crime organisé occupe l’espace du jeu en ligne. Dans ce cas, on peut difficilement dire que le fait que l’État occupe à son tour cet espace, de façon disons un peu plus responsable et éthique, ne soit un mal. On nous dit qu’on contrôlera l’âge des joueurs, qu’on leur donnera du support et des balises, et que le site sera impiratable. Faudrait quand même pas sous-estimer les Chinois, sur lesquels je reviendrai d’ailleurs bientôt.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, on ne nous dit pas en quoi cela fera disparaître les sites existants et en quoi les internautes n’y auront plus accès. On imagine difficilement un firewall national qui en bloque l’accès comme en Chine. Donc si le site gouvernemental bloque les jeunes et les compulsifs, ceux-ci pourront toujours se retourner sur les sites illégaux, hébergés sur des serveurs logés dans d’obscurs appartements de no man’s land post-soviétiques. Les pédophiles, entre autres exemple méprisable, connaissent bien le truc.</p>
<p style="text-align: justify;">Par-delà toute morale, pour fondée qu’elle puisse être, existe la réalité du Web, et on ne peut pas appuyer sur le bouton précédent sur ce sujet. Reste que l’immédiateté que permet l’Internet apporte visiblement son lot problèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’on se rappelle seulement que les produits dérivés des institutions financières qui ont causé la crise actuelle n’ont été possibles que grâce aux réseaux virtuels, que l’économie financiarisée elle-même ne pourrait être pensée sans l’interconnexion planétaire.</p>
<p style="text-align: justify;">À quand une véritable politique du numérique?</p>
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		<title>Getting Away With (Worse Than) Murder:  War Crimes in Congo, Israel</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 16:32:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Niki Lambros</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Niki Lambros - The Poliskeptic]]></category>
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		<description><![CDATA[The Voice of Africa in New York, Nicholas Kristoff, once again asked in his most plaintiff voice why nothing is being done about the savagery being perpetrated against women and children in Congo.  Mere weeks after Peter Daou’s article appeared on The Huffington Post, questioning why action on Haiti was immediately funded and aid-workers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>The Voice of Africa in New York, Nicholas Kristoff, once again asked in his most <em>plaintiff </em>voice why nothing is being done about the savagery being perpetrated against women and children in Congo.  Mere weeks after Peter Daou’s article appeared on The Huffington Post, questioning why action on Haiti was immediately funded and aid-workers mobilized, while decades of murder and appalling violence in Congo has gone almost unopposed, Kristoff finally gets a word in:  “It’s time to show the same compassion toward Congo that we have toward Haiti.”</p>
<p>Compassion?  You could say compassion is needed.  You could more accurately say a commitment by so-called civilized governments to address these crimes against humanity – which actually does include women – should be a top priority for their world agenda.  But how can protecting women and children in Congo be taken seriously when not only do they have no oil, but it would mean having to stand up to our own allies when they commit war crimes?  It would mean having to take responsibility for our own war crimes.</p>
<p>As usual, when investigated by the United Nations for offenses as serious as they come – using the horrific and illegal chemical weapon white phosphorous against civilians in bombing campaigns in Gaza one year ago, firing guns into the faces of children, bombing safe-houses and other non-military targets full of civilians – Israel decided to brazen it out with full denials of any wrongdoing, dismissing all charges in the name of its own &#8217;self-defense&#8217;.  (As if there are no international laws regarding what is justifiable and what is not &#8211; hence the UN investigation.)  Though it was found that “A report…commissioned by the UN Human Rights Council, described how UN staff that day called Israeli authorities at least seven times asking them to stop the shelling of the compound…three high-explosive shells and seven <strong>white phosphorus artillery shells</strong>, probably from a 155mm howitzer, had hit the compound. <strong>It concluded that the Israeli military violated customary international law</strong>” – yet, “So far only one Israeli soldier has been prosecuted over the war – for stealing a credit card from a Palestinian house” – an exception which seems intended to mock the thousands of dead and homeless.</p>
<p>These crimes have been documented by the UN investigators, and hundreds of eye-witnesses, as well as photographs and video footage, have testified to the rabid excesses Israeli soldiers committed in their attacks on Gaza.  And this also is a zone that has seen decades of unpunished abuse, which some have credibly cited as being the original cause of sentiment in the Islamic world uniting against America and its allies, the progenitor of desperate acts like suicide bombing and ‘jihad’.  And yet, aside from a handful of officers being “disciplined” – and what form this will take has not been released – it seems that once again there will be no redress for aggrieved Palestinians.</p>
<p>So yes, how is it that a natural disaster can bring the world to a poor island’s doorstep, arms laden with aid, supplies and hope, while the wretched of Congo must live the daily nightmare of rape with sticks and bayonets, without hope of safety for decades, and the victims of Israel’s illegal expansion suffer horrendously disproportional military attacks, which reduce civilian areas to dust and rubble?</p>
<p>Or to put it more simply, how is it possible to continually claim the moral high ground when mired in moral quicksand?  Extending a lifeline to Haiti is the least the <strong>richest, freest countries in the world</strong> can do.   It is not enough to be better than the worst countries on earth, and then throw some charity around to create a benign image (and that goes for the too-rich and too-powerful corporations manipulating the world financial scene as well).</p>
<p><strong>(Read more by The Poliskeptic: http://www.lepanoptique.com/category/formats/blogues/nikilambros/)</strong></p>
<p>http://www.huffingtonpost.com/peter-daou/travesty-if-the-world-can_b_424995.html</p>
<p>http://www.nytimes.com/2010/01/31/opinion/31kristof.html?scp=2&amp;sq=nicholas%20d.%20kristoff&amp;st=cse</p>
<p>http://www.guardian.co.uk/world/2010/feb/01/israeli-soldiers-disciplined-un-attack-gaza</p>
<p>UN SECURITY COUNCIL FULL REPORT: http://unispal.un.org/UNISPAL.NSF/5ba47a5c6cef541b802563e000493b8c/3800655e522591fd852575cb004ca773?OpenDocument</p>
<p>http://www.guardian.co.uk/world/2009/dec/17/gaza-israel-invasion-children-traumatised</p>
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		<item>
		<title>Élémentaire mon cher…</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/elementaire-mon-cher%e2%80%a6/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/elementaire-mon-cher%e2%80%a6/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 02:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[Sherlock Holmes]]></category>

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		<description><![CDATA[Revisiter un mythe est chose difficile. Réinventer un mythe, l’actualiser sans pour autant le dénaturer, tient de l’exploit. Je n’ai pas le choix aujourd’hui que d’avouer que la dernière mouture de Sherlock Holmes est de cette dernière catégorie.
Comme beaucoup de ma génération, j’ai connu le personnage via une adaptation en dessins animés. Sherlock était alors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Revisiter un mythe est chose difficile. Réinventer un mythe, l’actualiser sans pour autant le dénaturer, tient de l’exploit. Je n’ai pas le choix aujourd’hui que d’avouer que la dernière mouture de Sherlock Holmes est de cette dernière catégorie.</p>
<p style="text-align: justify">Comme beaucoup de ma génération, j’ai connu le personnage via une adaptation en dessins animés. Sherlock était alors un chien. Je ne me souviens pas s’il fumait (si oui, quel exemple pour notre jeunesse), mais je me souviens qu’il avait ce chapeau ridicule et cet imperméable (manteau) si caractéristique au personnage. Moriarty était habillé de blanc et nous aimions le détester tant il était méchant.</p>
<p style="text-align: justify">Puis, jeune adulte, vieil adolescent, j’ai mis la main sur « Le chien des Baskerville » et je suis tombé sur le charme. Peu après, je me suis trouvé l’intégrale de ses aventures (que j’ai toujours) que j’ai dévoré et adoré. J’admirais la logique, le personnage un peu tordu et cet intangible je-ne-sais-quoi qui lui permettait de naviguer sans cesse à la limite de l’antipathique.</p>
<p style="text-align: justify">J’ai regardé avec délice la dernière adaptation de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr dans le rôle principal. Il faut savoir, tout d’abord, que ce film n’est pas directement inspiré de l’œuvre (géniale, dois-je le répéter?) de Sir Arthur Conan Doyle, mais du comic book de Lionel Wigram. Nous ne nous en formaliserons pas, puisque tous les personnages importants y sont : Watson, Mme Hudson (quoiqu’effacée), Lestrade, Moriarty (juste assez pour nous faire deviner une suite) et Irène Adler.</p>
<p style="text-align: justify">Nouvelle garde-robe, pas de chapeau ridicule, sens de l’humour plutôt aiguisé, plus aimable qu’il ne devrait, absence de cocaïne (remplacée par diverses substances non nommées) et Sherlock ne se sert pas d’un archet pour jouer du violon, mais se contente de pizzicatos. Sherlock réinventé, mais simplement pour lui redonner un style à cheval sur l’époque où il évolue et la nôtre.</p>
<p style="text-align: justify">Parlant d’époque, Londres de l’époque victorienne n’a peut-être jamais été aussi justement rendu. Sans nécessairement tomber dans la folie de l’exactitude historique (je ne suis pas un expert, alors je n’ose me prononcer), le décor supporte merveilleusement l’histoire.</p>
<p>Bref, sans être un film de génie, sans même être un grand film, il s’agit d’un film que les amateurs (pas trop obtus) aimeront tout comme les néophytes.</p>
<p>Le plus beau de l’histoire?</p>
<p>L’œuvre originale est gratuite.</p>
<p><a href="http://www.litteratureaudio.com/index.php?s=conan+doyle&amp;sbutt=Ok">Lue</a></p>
<p><a href="http://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php">À lire</a> (Faites une recherche par auteur Doyle, Arthur Conan)</p>
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		<title>Credit Where None Is Due:  Epic Fails Become Wins For GOP</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 00:52:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Niki Lambros</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Niki Lambros - The Poliskeptic]]></category>
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		<description><![CDATA[Banks create biggest financial crash since Depression, receive $700+ billion in taxpayer-funded bailout, subsequently cease all lending while raising credit card interest rates/fees to record levels!
President Obama extends war in Afghanistan to include relentless drone-bomber strikes on Pakistan, receives Nobel Peace Prize!
Supreme Court credits Corporations with ‘personhood’, human beings credited with colluding in ending Constitutional [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Banks create biggest financial crash since Depression, receive $700+ billion in taxpayer-funded bailout, subsequently cease all lending while raising credit card interest rates/fees to record levels!</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>President Obama extends war in Afghanistan to include relentless drone-bomber strikes on Pakistan, receives Nobel Peace Prize!</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Supreme Court credits Corporations with ‘personhood’, human beings credited with colluding in ending Constitutional government and rule of law.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>After Democrats FAIL to get their bill through Congress, the GOP plans to take credit for passing a [stripped down, worthless] healthcare bill!</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Osama Bin Laden is taking ‘credit’ for the Nigerian Underwear (FAILED) Bomber!</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pat Robertson gives Satan credit for earthquake in Haiti!  (The Devil&#8217;s power is awesome!  God, not so much.)</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nude Cosmo Boy Scott Brown takes credit for winning Massachusetts Senate Seat!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">But credit where credit is due.  President Obama and his administration could have prevented the rewrite of history, where Moron-In-Chief George W. Bush evades responsibility for the misdirected trillion-dollar war in Iraq and the world-crippling financial crisis, where Donald Rumsfeld and Dick Cheney walk away from the abominations of CIA-directed Abu Ghraib, Guantanamo and Bagram torture prisons, where being in power means never having to say you&#8217;re sorry.  Had there been any sense of the urgency, of the dire need to restore the ‘reality-based universe’ and vanquish the lords of misrule that had so completely taken over the United States government,  the Obama administration could have been the ones to do it – that’s over now.</p>
<p style="text-align: justify;">President Obama will not even get to return to square one.  Squandering his political credibility in one short year, he and his party will be fighting an uphill battle against such ridiculous opponents as the Teapartiers, Sarah Palin, and Glenn Beck, while their puppetmasters – sinister old pros like Gingrich and Kristol, cynical strategists like Mitch McConnell and Lindsey Graham, looking exactly like hypocrite televangelists, and their pawns, like the hapless Michael Steele and ‘Blue Dog’ Democrats like Bart Stupak – are working non-stop to destroy America so they can save it – for themselves.  Rallying what they call the “real” America, the backwards-looking America of racism and sexism, the America in thrall to would-be terrorists who’s most powerful threat is as a tool in the hands of a ruthless GOP that wants back in to power at whatever cost, these political predators have all but ended the era of freedom and liberty. These are the elements, the dregs of American society, who are now saying “Yes We Can”, and selling “hope” to an angry, stupid mob.  They are claiming the political credit that President Obama needlessly wasted on the self-indulgent folly of “bipartisanship”, thwarting the will of the people who elected him with a huge majority.  It didn’t have to be this way, but unless Obama leaves his ivory tower and does some history making of his own, it’s only going to get worse.</p>
<p style="text-align: justify;">http://topics.nytimes.com/top/reference/timestopics/subjects/c/credit_crisis/bailout_plan/index.html</p>
<p>http://nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/2009/press.html</p>
<p>http://www.nytimes.com/2010/01/22/us/politics/22scotus.html</p>
<p>http://www.huffingtonpost.com/2010/01/21/new-dem-worry-gop-taking_n_432271.html</p>
<p>http://www.huffingtonpost.com/2010/01/24/bin-laden-claims-responsi_n_434536.html</p>
<p>http://www.huffingtonpost.com/2010/01/13/pat-robertson-haiti-curse_n_422099.html</p>
<p>http://www.nytimes.com/2010/01/24/us/politics/24union.html?hp</p>
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		<title>L’hypocrisie pudibonde</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 14:47:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous l’avez peut-être lu comme moi en première page du Devoir hier qu’il n’est pas bon d’être artiste à Verdun ces jours-ci. Après avoir organisé une exposition des œuvres de Carl Duplessis, et même avoir fait imprimer les cartons d’invitation pour le vernissage, l’arrondissement a fait volte-face et a demandé à l’artiste de changer ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Vous l’avez peut-être lu comme moi en première page du Devoir hier qu’il n’est pas bon d’être artiste à Verdun ces jours-ci. Après avoir organisé une exposition des œuvres de Carl Duplessis, et même avoir fait imprimer les cartons d’invitation pour le vernissage, l’arrondissement a fait volte-face et a demandé à l’artiste de changer ses œuvres, des nus, pour d’autres portraits sans nudité le tout parce « qu’il ne faut aucune perception ou allusion d’un sein, d’une fesse ou d’une partie génitale dans les tableaux présentés en exposition » dixit Nancy Raymond, chef du Service arts et culture de l’arrondissement. Heureusement, l’artiste intègre a choisi lui-même d’annuler l’exposition.</p>
<p style="text-align: justify">Pourquoi cette décision? Parce qu’ « on ne peut forcer les gens à être exposés à cela parce qu’ils entrent dans le centre communautaire », « Nos expositions ne se font pas dans des salles fermées, mais dans un hall où les enfants circulent librement sans surveillance. C’est un lieu public. »</p>
<p style="text-align: justify">Il est plutôt curieux qu’un arrondissement soit plus pudibond qu’un Musée National. Lorsque j’ai été voir la magnifique exposition Le nu dans l’art moderne canadien au Musée National des Beaux-Arts du Québec l’année dernière, il y avait des enfants qui parcouraient les salles. Il ne serait pas venu à l’idée des organisateurs d’imposer un âge minimal aux visiteurs, et ce, pour une bonne raison : le corps humain n’est pas choquant, l’art n’est pas pornographique. Et encore, je rajoute un bémol à cette dernière affirmation, car certaines œuvres pornographiques trouvent aujourd’hui leur place dans les plus grands musées du monde.</p>
<p style="text-align: justify">L’art grandit, ouvre des horizons. Les œuvres de Carl Duplessis n’ont rien d’érotique, de pornographique, elles ne sont qu’odes à la beauté. C’est en privant l’enfant d’une représentation élargie du corps qu’on finit par lui faire confondre pornographie et représentation artistique…  remarquez, c’est peut-être ce qui est arrivé à ces détracteurs.</p>
<p style="text-align: justify">L’exposition devait avoir lieu à l’Île des Sœurs, banlieue cossue de Montréal. Cette pudibonderie que l’arrondissement attribue à ses résidents est, selon moi, bien hypocrite. Car ces résidents ne regardent sans doute pas les dessins animés que leurs enfants regardent jours après jour et qui, toujours selon mon opinion, contiennent beaucoup d’allusions à une sexualité trop précoce (faites l’expérience des nouvelles émissions de Télétoon, vous verrez). Ils ne lisent pas les Mangas qui font le bonheur de leurs enfants, qui eux aussi ont un contenu souvent plus que douteux et qui la plupart du temps ont été écrit pour des adultes qui eux, normalement, devraient être en mesure de faire la différence entre une violence exagérée et une violence utile à la narration, une sexualité malsaine et celle qui porte l’histoire, les enfants lisent et ne comprennent pas nécessairement la nuance. Leurs enfants vont dans des collèges privés où les jeunes filles relèvent la taille de leurs jupes pour contourner les exigences du costume imposé, où il s’échange autant de drogues que dans n’importe quelle école, où la sexualité pubère et même prépubère est bien présente, cadeaux de l’hypersexualisation de notre société. Ils font regarder à leurs enfants des films qui pourtant ne sont pas de leurs âges, ils les laissent écouter de la musique faisant référence à des mœurs rétrogrades, des stéréotypes que nos mères ont combattus, et les laissent regarder ensuite des vidéoclips où la femme n’est qu’accessoire dénudé. Leurs jeunes enfants prennent pour modèles les Hannah Montana, Britney Spears et autres jeunes femmes aux allures délurées et aux propos sans subtilité.</p>
<p style="text-align: justify">Exposer un enfant à un nu artistique n’est pas malsain, n’est pas quelque chose d’anormal ou de contre-nature et contrairement à ce que Mme Raymond affirme, ne pas le faire ne découle pas « du gros bon sens ». Il s’agit d’une décision pudibonde et bien pensante faite par des hypocrites sans culture.</p>
<p>Vous en voulez des jugements à l’emporte-pièce? Alors, voici le mien.</p>
<p><a href="http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/281563/pas-de-nus-dans-les-lieux-publics-a-verdun" target="_blank">Pas de nus dans les lieux publics à Verdun </a>Le Devoir, 22 Janvier 2010</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Ce que je lis</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 13:50:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Romain Gary]]></category>

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		<description><![CDATA[Faute de vous parler de l’actualité culturelle ou artistique, pourquoi ne pas vous parler de mon actualité. Après tout, ne s’agit-il pas d’un blogue?
Hier je commentais à une amie le poids exagéré de mon sac. Je ne transporte pourtant pas de note de cours, de portable, de livres de bibliothèques, mais que mes lectures quotidiennes. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Faute de vous parler de l’actualité culturelle ou artistique, pourquoi ne pas vous parler de mon actualité. Après tout, ne s’agit-il pas d’un blogue?</p>
<p style="text-align: justify">Hier je commentais à une amie le poids exagéré de mon sac. Je ne transporte pourtant pas de note de cours, de portable, de livres de bibliothèques, mais que mes lectures quotidiennes. J’ai réussi à lui refiler le Romain Gary que je venais de finir de (re)lire « Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable », allégeant ainsi légèrement mon fardeau.</p>
<p style="text-align: justify">Outre ce roman, j’avais avec moi un petit recueil de citations de films (200 répliques cultes du cinéma), pour les moments où je n’ai pas la tête à lire et que j’ai malgré tout envie de me divertir.</p>
<p style="text-align: justify">Aussi, La morale anarchiste, de Kropotkine, qui m’a été retourné cette semaine après une absence de près de deux ans. Je le garde sur moi, car il est court, pas trop lourd (illusion, c’est l’accumulation de livres pas trop lourds qui finissent par charger l’esprit) et en plus je ne me souviens à peine de son contenu.</p>
<p style="text-align: justify">Évidemment, je l’ai déjà écrit, j’ai un Philippe Djian, parce que j’en ai toujours un sur moi. En ce moment, c’est Doggy Bag, saison 1. Cette œuvre de Djian a pour moi une histoire chargée. J’ai commencé par recevoir en cadeau les deux premiers tomes en grand format lorsqu’ils sont sortis, mais à cette époque je lisais peu et n’était pas attiré par le style utilisé par mon auteur favori. À force de les voir dans ma bibliothèque, quelqu’un a décidé – sans me le demander préalablement – de me les emprunter et de les lire. Du coup, j’étais fâché envers ces livres et les lui ai donnés. L’année suivante, cette même personne me les offrait au format poche. Je lus, mais n’aimai point. Donc, à mon tour, dans un moment de disette, je les offris. Je viens, à Noël, de recevoir les trois premiers tomes en coffret et là, tenez-vous bien, j’aime bien et je conserve mes exemplaires!</p>
<p style="text-align: justify">Finalement, le dernier livre que je transporte est le Dictionnaire égoïste de la littérature française. Derrière ce titre un peu ronfleur, se cache un bijou de littérature. Imaginez un dictionnaire où enfin l’auteur donne son opinion. Il aime Proust, mais pas pour les raisons données normalement, il n’aime pas Sartre, alors fi de la renommée! Tout à fait délicieux, quoiqu’encombrant (près de 1200 pages). M’a été donné par une libraire pour qui j’avais, jadis, été le premier libraire.</p>
<p style="text-align: justify">Je n’ai pas envie d’épurer mon fardeau. Parce qu’en fait, c’est un manuscrit en correction qui est le plus lourd et que je traine aussi mon Devoir, quelques cahiers pour écrire, quelques crayons.</p>
<p style="text-align: justify">C’est peut-être ça, le poids de la culture.</p>
<p style="text-align: justify">
<ul>
<li>Doggy bag saison 1, Philippe Djian, 10/18 #4006</li>
<li>La morale anarchiste, Pierre Kropotkine, Mille et une nuits#447</li>
<li>200 répliques cultes du cinéma, Vincent Mirabel, First</li>
<li>Dictionnaire égoïste de la littérature française, Charles Dantzig, Livre de poche #31202</li>
<li>Au-delà de cette limite votre ticket n&#8217;est plus valable, Romain Gary, Folio # 1048</li>
</ul>
<p style="text-align: justify">
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		<title>L&#8217;âge des ténèbres</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jan 2010 18:20:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Chavarie</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Simon Chavarie]]></category>
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		<description><![CDATA[Je m&#8217;imagine vêtu seulement de ma cotte de maille, en 1134, sous le soleil, au milieu des dunes d&#8217;un Irak à venir. Mon épée dans la main, la lame pleine du sang des Infidèles. Je rugis comme un débile dans un latin approximatif. Quid mouratru Islam infernus! Eh oui, je suis un croisé. Croisé égaré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je m&#8217;imagine vêtu seulement de ma cotte de maille, en 1134, sous le soleil, au milieu des dunes d&#8217;un Irak à venir. Mon épée dans la main, la lame pleine du sang des Infidèles. Je rugis comme un débile dans un latin approximatif. Quid mouratru Islam infernus! Eh oui, je suis un croisé. Croisé égaré dois-je préciser, car relativement loin des collines de Jérusalem. Peu importe. On peut connaître la raison de ma présence là-bas, si loin de mes pénates bourguignonnes, en lisant l&#8217;inscription gravée sur le manche de mon épée: &laquo;&nbsp;Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie.&nbsp;&raquo; Moi et mes potes croisés on a trouvé ça dans la Bible, et on trouvait que ça en jetait pas pire.</p>
<p>Presque 1000 ans plus tard, dans le même sable maintenant devenu irakien, les Marines américains violent des chameaux. Leur arme en bandouillère. Sur le viseur, on peut lire &laquo;&nbsp;Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie.&nbsp;&raquo; Et voilà. Ma mémoire se perpétue. J&#8217;en chie d&#8217;excitation. On tient à remercier la compagnie Trijicon, qui depuis vingt ans agrémente ses armes de références bibliques.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Hécatombe</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 23:16:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et merde. On dirait que je prends ma plume seulement lorsqu’il y a une nouvelle triste. Je dois vous avouer en toute franchise que Lhasa me laissait froid, mais la jeunesse et cette saloperie de maladie m’ont malgré tout touché.
Puis Mano Solo, qui a partagé tellement de nuits blanches avec moi, que j’ai cité maintes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et merde. On dirait que je prends ma plume seulement lorsqu’il y a une nouvelle triste. Je dois vous avouer en toute franchise que Lhasa me laissait froid, mais la jeunesse et cette saloperie de maladie m’ont malgré tout touché.</p>
<p>Puis Mano Solo, qui a partagé tellement de nuits blanches avec moi, que j’ai cité maintes et maintes fois, qui m’a aidé à passer au travers de l’adolescence pour entrer dans l’âge adulte. Lui qui m’a porté, fait pleurer, fait aimer… un autre parti trop jeune.</p>
<p>Et là, Éric Rohmer. Lui, au moins, il a vécu. On ne vit jamais assez et Dieu sait qu’il a su occuper sa vie pour agrémenter la nôtre, mais c’est moche tout de même. C’est quoi cette année? Nous n’en sommes pas à la moitié du premier mois et déjà j’ai l’impression qu’une grande part de moi s’en va séjourner sous terre.</p>
<p>C’est ça l’hibernation?</p>
<p>Et moi qui hésite depuis deux semaines à vous faire ma critique du dernier Bashung, son album live posthume, sous prétexte que je n’aime pas mon titre…</p>
<p>… voix d’outre-tombe.</p>
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		<title>The Pink Panther Strikes Again!</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Jan 2010 21:53:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Niki Lambros</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Niki Lambros - The Poliskeptic]]></category>
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		<description><![CDATA[What is it about “intelligence” that seems to bring out the stupid in our National Security agencies?
The infamous memo of August 6, 2001, presented at President George W. Bush’s Daily Briefing, was actually titled, “Bin Laden determined to attack inside the United States”.  Multiple reports detailed suspicions of an imminent al Qaeda plot to [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>What is it about “intelligence” that seems to bring out the <strong>stupid</strong> in our National Security agencies?</p>
<p>The infamous memo of August 6, 2001, presented at President George W. Bush’s Daily Briefing, was actually titled, “Bin Laden determined to attack inside the United States”.  Multiple reports detailed suspicions of an imminent al Qaeda plot to hijack planes and fly them like suicide bombs into skyscrapers.  All the operatives were known to various intelligence agencies, even that they were attending flight schools on false passports, and had ties to extremist groups.  And yet…</p>
<p>In November of last year, a Senate report was released stating that the Secretary of Defense Donald Rumsfeld deliberately let Bin Laden escape from Tora Bora, Afghanistan into Pakistan.   The Taliban, mostly defeated after NATO forces dispersed them in 2001, have now rallied to rule most of rural Pakistan and continue to directly influence the Karzai puppet government.</p>
<p>No sooner did President Barack Obama commit fully to war in Afghanistan, which he identified during his campaign as the war the U.S. should have been fighting all along, when Pakistan became the new front.  The President, following the advice of his generals, has chosen to step up the use of unmanned drones, perhaps thinking this strategy will be more acceptable to allies who have declined to supply soldiers for a prolonged conflict.  This has increased the amount of attacks in the region, and <strong>multiplied civilian casualties exponentially</strong>, enraging Islamist militants in Muslim countries around the world.</p>
<p>Iraq is all but forgotten, except by those hoping to cash in on rebuilding contracts and private security operations.  And now a new “intelligence” failure has led the U.S. back to the original site of Bin Laden’s first major act of terrorism in October 2000, the suicide bombing of the U.S.S. Cole in Yemen.  At that time, future Bush Secretary of State Condoleezza Rice was National Security Advisor. “According to Dr. Rice, the decision not to respond militarily to the Cole bombing was President Bush&#8217;s.  She said he ‘made clear to us that he did not want to respond to al Qaeda one attack at a time. He told me he was &#8216;tired of swatting flies.&#8217;&nbsp;&raquo;</p>
<p>So back to Yemen we go.  Though the technique the Yemeni-al Qaeda-trained Nigerian bomber used to smuggle explosives on board, thwarting airport security measures, was detailed to a White House advisor last October, and though the bomber’s own father alerted U.S. Embassy officials to his son’s involvement with extremist groups, a man who was refused a U.K. visa and on a No-Fly list, who bought a one-way ticket to Detroit, for $3000 in cash, with no luggage – “intelligence failures” were casually blamed and then explained away by everyone from the President down to the lowly TSA who ought to have prevented him from boarding.</p>
<p>As Jon Stewart quipped, “[we don’t expect security to] catch everything, but we do expect you to catch the EXACT same thing.&nbsp;&raquo;  (Referring to the attempt to blow up a plane using smuggled explosives by the so-called &laquo;&nbsp;Shoe Bomber&nbsp;&raquo; of December, 2001.)</p>
<p>Is the fact that “intelligence” that could and should have prevented attacks by al Qaeda was all but totally ignored, the reason why &laquo;&nbsp;9/11 Truthers” believe our own government is allowing terrorists to attack?  Because they can’t believe it was just pure stupidity, the bungling of incompetent Inspector Clouseaus, or a “failure to communicate” between international security agencies?  Or is it the fact that billions and billions of U.S. tax dollars are going to fund military operations in these misbegotten war zones, while Wall Street gets ready to hand out billions in bonuses sheltered by the Obama Administration&#8217;s Financial Sector cronies?  Is it that they see a direct correlation between the cover-up of an out-of-control CIA and a failing economy that forces the majority of Americans concentrate on their own troubles while allowing any and everything to be gotten away with in the name of &laquo;&nbsp;fighting terror&nbsp;&raquo;?</p>
<p>And should we maybe stop calling it “intelligence”, when today’s New York Times front page headline declares, “Military Is Deluged In Intelligence From Drones”:<br />
<em></em></p>
<p><em>“Imagine you are tuning into a football game without all the graphics,” said Lucius Stone, an executive as Harris Broadcast Communications, a provider of commercial technology that is working with the military. “You don’t know what the score is. You don’t know what the down is. It’s just raw video. And that’s how the guys in the military have been using it.”</em></p>
<p><strong>You don’t know what the score is.</strong> In military jargon, the state of U.S. intelligence is:  SNAFU.</p>
<p>____________________________________</p>
<p>http://www.guardian.co.uk/world/2002/may/19/terrorism.september11</p>
<p>http://www.usasurvival.org/ck6902.shtml</p>
<p>http://www.guardian.co.uk/world/2009/nov/29/osama-bin-laden-senate-report</p>
<p>http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/01/23/AR2009012304189.html</p>
<p>.http://en.wikipedia.org/wiki/USS_Cole_bombing &#8211; cite_note-911Commission040408-25</p>
<p>http://blog.newsweek.com/blogs/declassified/archive/2010/01/02/white-house-advisor-briefed-in-october-on-underwear-bomb-technique.aspx</p>
<p>http://www.nytimes.com/2010/01/11/business/11drone.html?hp</p>
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		<title>Un peu moins d’enfances</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 02:11:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[chick bill]]></category>
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		<category><![CDATA[Tibet]]></category>

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		<description><![CDATA[Je n’avais vu le titre que du coin de l’œil et déjà un frisson me parcourait l’échine. Au premier paragraphe, ma mâchoire se tendait, vacillait, mes lèvres suivaient et tremblaient. Je n’en étais pas au même niveau que lors de la mort de Franquin, je n’ai pas fondu en larmes, mais j’ai eu l’œil brillant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n’avais vu le titre que du coin de l’œil et déjà un frisson me parcourait l’échine. Au premier paragraphe, ma mâchoire se tendait, vacillait, mes lèvres suivaient et tremblaient. Je n’en étais pas au même niveau que lors de la mort de Franquin, je n’ai pas fondu en larmes, mais j’ai eu l’œil brillant malgré tout. Tibet, mort.</p>
<p>Tibet, c’est Chick Bill et Kid Ordinn, c’est Ric Hochet et Nadine, c’est mon enfance dans le sous-sol de la bibliothèque Hochelaga-Maisonneuve, c’est des jours et des jours de lectures, c’est quelques tomes dans ma bibliothèque et c’est tout un pan de mon enfance.</p>
<p>La mort de Tibet, c’est la mort de l’enfance de la bande dessinée, juste après ses premiers balbutiements. Tibet, c’est l’un des bâtisseurs de l’âge d’or de la bande dessinée, avec ses grands jours avec les journaux Pilote et Tintin.</p>
<p>Tibet, c’était ces bandes dessinées que mon père lisait à la hâte juste après moi, Chick Bill le faisait rire aux larmes, on pouvait l’entendre rire partout dans l’appartement. Moi, j’ai toujours préféré Ric Hochet, particulièrement les épisodes avec son filou de père.</p>
<p>Tibet s’est éteint et bientôt il sera récupéré comme ils l’ont tous été avant lui : Hergé, Goscinny, Franquin, Roba, Greg…</p>
<p>Mais nous aurons un peu de répits pour pleurer.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Molson et le Québec : bière, tradition et hockey</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 13:35:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles de fond / Long articles]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire/History]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 4 décembre dernier, les Canadiens de Montréal célébraient leurs 100 ans bien sonnés, au terme d’une campagne de marketing qui en aura finalement lassé plusieurs tant elle fut longue. Quelques jours auparavant, les Molson – le jeune Geoffrey en tête – redevenaient officiellement propriétaires de l’équipe après une mise aux enchères quasi-surréaliste de celle-ci, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le 4 décembre dernier, les Canadiens de Montréal célébraient leurs 100 ans bien sonnés, au terme d’une campagne de marketing qui en aura finalement lassé plusieurs tant elle fut longue. Quelques jours auparavant, les Molson – le jeune Geoffrey en tête – redevenaient officiellement propriétaires de l’équipe après une mise aux enchères quasi-surréaliste de celle-ci, en plein Centenaire, par l’ancien propriétaire George Gillett et qui lui aura rapporté près de 600 millions de dollars. Le contexte pouvait difficilement être plus favorable à l’historien Gilles Laporte, qui venait de publier, quelques semaines auparavant, une histoire de cette famille parmi les plus importantes, les plus implantées et les plus riches de Montréal et du Québec dans son ensemble.</strong></p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><a href=" http://www.flickr.com/photos/wallyg/3823553970/in/set-72157622122629426/" target="new"><img title=" Montréal - Downtown Montréal: Bell Centre - Place du Centenaire - Jean Béliveau " src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/janvier2010/molson5.jpg" alt=" Montréal –  Downtown Montréal: Bell Centre –  Place du Centenaire –  Jean Béliveau " /></a><br />
Wally Gobetz, <em>Montréal -<br />
Downtown Montréal: Bell Centre -<br />
Place du Centenaire -<br />
Jean Béliveau </em>, 2009<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Professeur d’histoire au cégep du Vieux-Montréal, chargé de cours à l’UQÀM, bédéiste et développeur web, Gilles Laporte est également connu comme un animateur infatigable de l’histoire des Patriotes, lui qui gère le plus important site d’histoire sur le sujet et participe, à chaque année, à la tenue de la Journée des Patriotes. On ne se surprendra donc pas que Laporte ait, d’abord et avant tout, souhaité s’adresser au grand public à travers l’histoire d’une famille qui a fait fortune grâce à la consommation toute populaire d’une boisson – la bière, dont l’auteur retrace également l’histoire – solidement ancrée dans les mœurs québécoises.</p>
<p style="text-align: justify;">Organisé en une quarantaine de chapitres ne dépassant pas 6 pages, <em>Molson et le Québec</em><a href="#_edn1">[1]</a> est un livre d’une lecture facile et agréable qui restitue fort bien l’histoire de cette dynastie hors du commun et de son ancrage dans la société québécoise, et plus encore à Montréal. Chaque chapitre, qu’on peut lire « entre la deuxième et la troisième période » selon les dires de l’auteur, brosse ainsi un court portrait d’une facette de l’histoire des Molson, avec celle du Québec en trame de fond.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est ainsi fascinant de voir le parcours de John Molson, l’entrepreneur qui coupa dès son jeune âge les ponts avec son Angleterre natale pour s’installer à Montréal et fonder sa brasserie dans l’est de la ville, où elle se trouve toujours, à proximité des faubourgs francophones. Du développement des premières lignes de bateaux vapeurs aux premiers chemins de fer, en passant par la création de la Banque Molson et l’implication de la deuxième génération – particulièrement John jr. – dans la répression du soulèvement patriote, les Molson agissent comme des acteurs de premier plan du développement, et parfois aussi des tensions, du Québec du XIXe siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le tournant du XXe siècle voit, quant à lui, l’émergence des premiers athlètes de la famille, notamment Percival qui a donné son nom au stade de l’Université McGill qui héberge notamment les Alouettes de Montréal. L’éthique interne du clan Molson ne permettra cependant à aucun de ses membres de passer professionnel, à une époque où tout <em>gentlemen</em> ne pratique le sport que pour fortifier le corps et l’esprit. Reste que l’intérêt de la famille pour le sport, dont certains pour le hockey, s’affirme progressivement, alors que la publicité et le marketing deviennent bientôt indispensables pour assurer le succès de la brasserie, qui aura au passage fait une petite fortune en abreuvant les Américains assoiffés par la prohibition…</p>
<div class="photo2" style="text-align: justify;"><a href=" http://www.flickr.com/photos/deniscollette/1960035724/" target="new"><img title=" Iced beer in my wild river!!!" src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/janvier2010/molson1.jpg" alt=" Iced beer in my wild river!!!" /></a><br />
Denis Collette, <em>Iced beer in my wild river!!!</em>, 2007<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Voilà comment se mit en place, durant les années 1950, l’association entre les Molson et les Canadiens de Montréal, à une époque où le hockey devenait la passion des Canadiens français, notamment sous l’impulsion des exploits du Rocket – Maurice Richard – et du leadership du Roc de Gibraltar – Émile « Butch » Bouchard. C’est cependant Jean Béliveau que les Molson choisissent pour personnifier l’association entre le club de hockey et la compagnie, les Molson faisant d’ailleurs l’acquisition du Tricolore en 1957 et s’en servant dès lors comme plateforme promotionnelle, notamment grâce à la rediffusion des matchs lors de la<em> Soirée</em><em> du hockey Molson</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il importe cependant de souligner que la relation des Molson aux francophones du Québec n’en fut pas toujours une d’amour et de fraternité. Ainsi, si les Molson participèrent à la répression des Patriotes, le Front de libération du Québec n’hésita pas à voir dans cette dynastie le visage de la domination anglo-saxonne, parlant du « chien à Molson » dans son célèbre manifeste.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs années plus tard, l’association renouvelée entre les Molson (et leur bière) et les Canadiens de Montréal (le club fut vendu puis racheté entre temps) allait se voir concurrencée par l’association entre O’Keefe et les Nordiques de Québec, les rivaux en affaires s’affrontant par adversaires interposés – et non moins rivaux – sur la glace, dans une métaphore toute québécoise.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que les Nordiques allaient déménager au Colorado en 1995 pour y devenir l’Avalanche et gagner la coupe Stanley à leur première année, les Molson allaient quant à eux se départir de 80 % des parts du Canadien au tournant des années 2000, George Gillett faisant l’acquisition du club grâce à un prêt gouvernemental et un investissement minime.</p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><a href=" http://www.flickr.com/photos/givemenoise/2238164655/" target="new"><img title=" Beer in blue " src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/janvier2010/molson2.jpg" alt=" Beer in blue " /></a><br />
Eric Michiels, <em>Beer in blue </em>, 2007<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Mis en vente en plein Centenaire, les Canadiens allaient finalement être rachetés par un consortium dirigé par les Molson de la nouvelle génération, leur retour à titre de propriétaires étant salué comme un retour à la tradition pour la Sainte-Flanelle. Signe révélateur de leur attachement à cette tradition, les nouveaux propriétaires allaient forcer le retrait du chandail d’Émile « Butch » Bouchard lors de la cérémonie du Centenaire (ainsi que celui d’Elmer Lach), un geste auquel s’était jusqu’alors refusée l’administration du Tricolore, et ce malgré la pression populaire en ce sens.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Histoire populaire et histoire savante</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au total, le livre de Gilles Laporte n’apprendra peut-être rien de « neuf » (d’un point de vue académique) à un historien spécialisé dans les XIXe et XXe siècles au Québec. Il sera cependant d’un intérêt certain pour toute autre personne (soit les 99 % restants de la population) désireuse d’en apprendre davantage sur l’histoire et la mentalité d’une famille des plus importantes et riches de Montréal et, plus largement encore, du Québec.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce sens, <em>Molson et le Québec</em> remporte pleinement son pari de proposer au grand public une histoire fouillée et sérieuse, bien que parfois écrite avec un humour indéniable, d’un clan qui fascine et intrigue. Plus encore, il s’agit d’un des rares exemples d’une histoire écrite par un historien sans être nécessairement destinée aux cercles académiques. Ces derniers trouveront probablement inacceptable, selon leurs propres standards, l’absence de notes de bas de page, la brièveté des chapitres et le ton parfois ironique de Laporte.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit cependant de la force de l’auteur, qui a par ailleurs choisi de publier son livre chez un éditeur peu reconnu dans les milieux académiques. De fait, alors que les historiens académiques déplorent autant qu’ils peuvent la faible diffusion de l’histoire auprès du grand public et le fait que les livres qu’on retrouve généralement dans la section « Histoire » des librairies soient souvent écrits par des non-spécialistes (le plus souvent des journalistes), il s’avère extrêmement rare qu’un historien de métier daigne écrire ouvertement pour le grand public et dans un format qui lui soit accessible (tant par rapport à la structure de l’ouvrage qu’au niveau de langage utilisé).</p>
<div class="photo2" style="text-align: justify;"><a href=" http://www.flickr.com/photos/wallyg/3872386305/ " target="new"><img title=" Montréal: Brasserie Molson and pont Jacques-Cartier " src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/janvier2010/molson4.jpg" alt=" Montréal: Brasserie Molson and pont Jacques-Cartier " /></a><br />
Wally Gobetz, <em>Montréal: Brasserie Molson and<br />
pont Jacques-Cartier </em>, 2009<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Peut-être le fait que Gilles Laporte œuvre comme professeur de cégep et comme animateur lui donne-t-il une sensibilité et un intérêt en ce sens, et il ne peut qu’en être félicité. Il fait, à ce titre, partie des très rares historiens qui travaillent à rendre accessible une histoire trop souvent repliée sur elle-même dans le confort des départements universitaires<a href="#_edn2">[2]</a>. Si la recherche et le développement des connaissances comportent, certes, une valeur intrinsèque, l’histoire est cependant trop importante pour une société et pour sa mémoire pour n’être accessible qu’à un groupe restreint d’initiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le passé n’appartient pas qu’aux spécialistes et l’on ne peut que souhaiter que davantage d’historiens travaillent à le rendre accessible au plus grand nombre, sans pour autant perdre en rigueur (ce qui est souvent le cas des raccourcis que prennent les journalistes). Il s’agit, en un sens, d’un geste démocratique dont il importerait qu’il soit regardé avec davantage de respect par des spécialistes qui, s’ils font parfois avancer la connaissance (à coups de subventions gouvernementales, faut-il le mentionner), manquent souvent de l’humilité et de la générosité nécessaires pour redonner à la société le savoir dont ils sont les dépositaires érudits.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ednref1">[1]</a> Gilles LAPORTE, <em>Molson et le Québec</em>, Montréal, Michel Brûlé, 2009.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ednref2">[2]</a> Mis à part Gilles Laporte, mentionnons également Jacques Lacoursière et Denis Vaugeois dans le contexte de l’histoire du Québec. Sans rien enlever à la qualité de ces historiens, on voit qu’il s’agit d’un cercle des plus restreints.</p>
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		<title>BedZED : objectif zéro énergie fossile</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 13:34:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Lafrance</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Environnement / Environment]]></category>
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		<description><![CDATA[À la fin des années 1990, BioRegional Development Group et ZedFactory ont conjointement pris l’initiative de créer un écoquartier pour minimiser l’impact environnemental provenant de la construction et des opérations des bâtiments. Leur but premier est d’aider les habitants à faire leur part pour un environnement sain et durable sans pour autant sacrifier leur mode [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>À la fin des années 1990, BioRegional Development Group et ZedFactory ont conjointement pris l’initiative de créer un écoquartier pour minimiser l’impact environnemental provenant de la construction et des opérations des bâtiments. Leur but premier est d’aider les habitants à faire leur part pour un environnement sain et durable sans pour autant sacrifier leur mode de vie. C’est ainsi qu’en mars 2002, dans la ville de Sutton, au sud de Londres en Angleterre, que l’écoquartier BedZed (The Beddington Zero – fossil &#8211; Energy Development) a vu le jour.</strong></p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><a href="http://www.facebook.com/album.php?aid=109729&amp;id=541951814#/photo.php?pid=2794234&amp;id=541951814" target="new"><img title=" Ventilation BedZED " src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/janvier2010/bed5.jpg" alt=" Ventilation BedZED " /></a><br />
Hugo Lafrance,<br />
<em>Ventilation BedZED </em>, 2009<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les parties prenantes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">BioRegional Development est un organisme environnemental indépendant qui travaille avec l’industrie, le commerce du détail et le secteur public pour mettre en place des projets de développement durable. BioRegional crée des solutions pour un habitat durable, confortable et abordable.</p>
<p style="text-align: justify;">ZedFactory quant à lui est une initiative de Bill Dunster Architects pour créer des bâtiments à carbone neutre. L’équipe travaille avec des spécialistes et des entrepreneurs pour créer des bâtiments dont la performance environnementale est exemplaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet a été développé par le Peabody Trust, la plus importante association en habitation à Londres. BedZED se révèle un véritable village écologique qui comprend 82 unités de logement et 2 500 m<sup>2</sup> d’espace commercial et de bureaux pour les résidents.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un écoquartier de référence</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En conception, BedZED a été étudié sous plusieurs angles. Une analyse de cycle de vie du bâtiment, tenant compte de l’impact environnemental, économique et social du projet, a été réalisée. Tout a été remis en question, en passant par le choix des matériaux, des écotechnologies et l’architecte des bâtiments. BedZed est devenu rapidement une référence dans le domaine des écoquartiers et de l’efficacité énergétique résidentielle, les mesures de contrôle et vérification venant confirmer en large partie la performance de l’ensemble.</p>
<div class="photo2" style="text-align: justify;"><a href=" http://www.flickr.com/photos/oneplanetsutton/4035093262/" target="new"><img title=" Energy meters in kitchens " src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/janvier2010/bed2.jpg" alt=" Energy meters in kitchens " /></a><br />
BioRegional, <em>Energy meters in kitchens </em>, 2007<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Les occupants de BedZED utilisent en moyenne 2 579 kWh d’électricité par an, ce qui est inférieur à 45% de la moyenne de la ville de Sutton. Comparativement à des habitations classiques en Angleterre, BedZed a réduit ses besoins en chauffage de 90% et ses besoins en électricité de 33%. Malgré que la centrale de cogénération à la biomasse qui alimentait l’ensemble des bâtiments ne soit plus utilisée, les objectifs visés au départ continuent d’être largement atteints.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un éventail d’initiatives</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les bâtiments de BedZED ont été conçus pour réduire la consommation d’énergie des occupants. Le recours aux énergies renouvelables permet de minimiser l’utilisation des ressources naturelles non pérennes. Par exemple, d’abondants panneaux photovoltaïques (777 m<sup>2</sup>) ont été installés sur les façades des habitations et d’un bâtiment de services pour transformer l’énergie du soleil en électricité (108 000 kWh).</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs efforts ont été faits pour maximiser les gains solaires passifs. Ainsi, l’orientation des fenêtres et des balcons aide les habitants à réduire l’utilisation d’éclairage électrique et à accumuler la chaleur du soleil par temps froids pour réduire les besoins en chauffage. Les blocs et les planchers de béton ont été choisis pour leur haute inertie thermique. Cette masse thermique permet d’emmagasiner la chaleur durant les périodes chaudes et de la rediffuser lors des périodes plus froides. Sur les élévations sud, des zones tampons ont été conçues pour éviter les surcharges de chaleur en été. Le système de ventilation passive, qui fait la renommée de BedZED, permet aussi de réduire l’apport en énergie pour le chauffage et la ventilation mécanique.</p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><a href=" http://www.flickr.com/photos/oneplanetsutton/4035221078/ " target="new"><img title=" Wall section " src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/janvier2010/bed3.jpg" alt=" Wall section " /></a><br />
BioRegional, <em>Wall section </em>, 2009<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">L’isolation du bâtiment est particulièrement élevée pour permettre d’économiser l’énergie. Les murs sont isolés avec de la laine de roche choisie pour ses propriétés thermiques, sa stabilité, sa durabilité et son coût. Pour leur part, les planchers et les plafonds sont isolés avec des panneaux de polystyrène. Deux types de fenêtres, dont la performance énergétique est élevée, ont été utilisés pour le projet. Des fenêtres à triple vitrage remplis de krypton ont a été installées sur les élévations nord, est et ouest pour limiter les déperditions de chaleur. Et des doubles vitrages remplis d’argon ont été installées pour la façade plein sud.</p>
<p style="text-align: justify;">BedZED n’est pas un quartier autonome en énergie, mais presque… N’eut été des défaillances de la centrale de cogénération…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelques données</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tableau 1 : Données de mesurage par rapport à la moyenne nationale du Royaume-Uni.</p>
<table style="text-align: justify;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="212" valign="top">Points de contrôle</td>
<td width="125" valign="top">Cible de réduction</td>
<td width="133" valign="top">Réduction mesurée après une année</td>
<td width="134" valign="top">Réduction mesurée en 2007</td>
</tr>
<tr>
<td width="212" valign="top">Chauffage des espaces</td>
<td width="125" valign="top">90%</td>
<td width="133" valign="top">88%</td>
<td width="134" valign="top">81%</td>
</tr>
<tr>
<td width="212" valign="top">Consommation d’eau chaude</td>
<td width="125" valign="top">33%</td>
<td width="133" valign="top">57%</td>
<td width="134" valign="top">-</td>
</tr>
<tr>
<td width="212" valign="top">Consommation d’électricité</td>
<td width="125" valign="top">33%</td>
<td width="133" valign="top">25%</td>
<td width="134" valign="top">45%</td>
</tr>
<tr>
<td width="212" valign="top">Consommation d’eau potable</td>
<td width="125" valign="top">33%</td>
<td width="133" valign="top">50%</td>
<td width="134" valign="top">52%</td>
</tr>
<tr>
<td width="212" valign="top">Kilométrage automobile standard (carburants fossiles)</td>
<td width="125" valign="top">50%</td>
<td width="133" valign="top">65%</td>
<td width="134" valign="top">64%</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Tableau 2 : Bénéfices après la première année pour un ensemble de six unités d’habitation</p>
<table style="text-align: justify;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="148" valign="top">Parties prenantes</td>
<td colspan="2" width="457" valign="top">Les données</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" width="148">Le développeur immobilier</td>
<td width="289" valign="top">Surcoûts de construction</td>
<td width="168" valign="top">685 127 £</td>
</tr>
<tr>
<td width="289" valign="top">Revenus supplémentaires</td>
<td width="168" valign="top">688 800 £</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="5" width="148">Les occupants</td>
<td width="289" valign="top">Réduction des factures de services</td>
<td width="168" valign="top">3 847 £/an</td>
</tr>
<tr>
<td width="289" valign="top">Chauffage des espaces</td>
<td width="168" valign="top">39 420 kWh/an</td>
</tr>
<tr>
<td width="289" valign="top">Consommation d’électricité résidentielle</td>
<td width="168" valign="top">24 494 kWh/an</td>
</tr>
<tr>
<td width="289" valign="top">Consommation d’électricité commerciale</td>
<td width="168" valign="top">19 000 kWh/an</td>
</tr>
<tr>
<td width="289" valign="top">Qualité de vie &#8211; valeur ajoutée</td>
<td width="168" valign="top">Qualitative</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" width="148">« La planète »</td>
<td width="289" valign="top">Réduction de CO<sub>2</sub></td>
<td width="168" valign="top">147,1 t/an</td>
</tr>
<tr>
<td width="289" valign="top">Réduction de consommation d’eau</td>
<td width="168" valign="top">1 025 m<sup>3</sup>/an</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>Énergie</strong></p>
<div class="photo2" style="text-align: justify;"><a href=" http://www.flickr.com/photos/oneplanetsutton/4035222006/ " target="new"><img title=" BedZED Building Physics " src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/janvier2010/bed1.jpg" alt=" BedZED Building Physics " /></a><br />
ARUP, <em>BedZED Building Physics </em>, 2009<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">BedZED a été conçu pour être carbone neutre ; pour générer autant sinon plus d’énergie renouvelable sur site qu’il en serait utilisée dans les habitations pour le chauffage, l’eau chaude et les électroménagers. La demande en énergie a été considérablement réduite et les besoins restants devaient être comblés par une unité de cogénération à la biomasse spécialement conçue pour être alimentée par des résidus de bois locaux. L’unité devait fournir 120 kW  d’électricité et 250 kW  de chaleur, faisant théoriquement de BedZED un projet à énergie positive, mais en pratique elle n’a jamais fonctionné régulièrement à plus de 70% de cette capacité, à cause de divers problème de conception et d’entretien.  Alors que cette unité de cogénération aujourd’hui n’est plus en fonctionnement, l’eau chaude est produite grâce à une bouilloire efficace à condensation au gaz naturel tandis que l’électricité provient en partie du réseau et en partie (20%) des panneaux photovoltaïques installés sur le site.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les mesures mises en place pour réduire la demande en électricité, notons :</p>
<p style="text-align: justify;">-          Éclairage et électroménagers efficaces</p>
<p style="text-align: justify;">-          Compteurs lisibles ; pour rendre les occupants sensibles à leur consommation</p>
<p style="text-align: justify;">-          Conception architecturale favorisant l’éclairage naturel</p>
<p style="text-align: justify;">-          Ventilation passive réduisant le besoin de ventilation mécanique</p>
<p style="text-align: justify;">-          Aérateur de robinets, limitant les débits d’eau chaude</p>
<p style="text-align: justify;">La consommation électrique a été réduite d’environ 38% alors que la moyenne nationale anglaise était de 5,5 kWh par personne par jour. Selon le BedZED Monitoring Report 2007, la consommation électrique moyenne du projet pour l’année 2007 a été de :</p>
<p style="text-align: justify;">-          3,4 kWh/personne/jour</p>
<p style="text-align: justify;">-          2 579 kWh/logement/an</p>
<p style="text-align: justify;">-          34,4 kWh/m<sup>2</sup>/an</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les mesures mises en place pour réduire la demande en chauffage et en eau chaude, notons :</p>
<p style="text-align: justify;">-          Conception architecturale favorisant les gains solaires passifs</p>
<p style="text-align: justify;">-          Super-isolation; enveloppe de 300 mm d’isolants pour les murs de terrasses</p>
<p style="text-align: justify;">-          Fenêtres efficaces ; double peau de double vitrage aux élévations sud et triple vitrage aux élévations nord</p>
<p style="text-align: justify;">-          Masse thermique élevée grâce aux blocs de bétons architecturaux, aux planchers de béton et aux autres surfaces radiantes favorisant l’absorption de chaleur</p>
<p style="text-align: justify;">-          Ventilation passive avec récupérateur de chaleur</p>
<p style="text-align: justify;">-          Aérateur de robinets, limitant les débits d’eau chaude</p>
<p style="text-align: justify;">-          Compteurs lisibles ; pour rendre les occupants sensibles à leur consommation</p>
<p style="text-align: justify;">La consommation d’énergie pour le chauffage et l’eau chaude a été réduite de près de 77% alors que la moyenne nationale anglaise était de 22,5 kWh par personne par jour. Selon le BedZED Monitoring Report 2007, la consommation moyenne pour le chauffage et l’eau chaude pour l’année 2007 a été de :</p>
<p style="text-align: justify;">-          5,2 kWh/personne/jour</p>
<p style="text-align: justify;">-          3 525 kWh/logement/an</p>
<p style="text-align: justify;">-          48,0 kWh/m<sup>2</sup>/an</p>
<p style="text-align: justify;">Ces dernières données ne sont pas à négliger pour comprendre la situation énergétique et environnementale d’un pays industrialisé comme le Royaume-Uni, où 79% des foyers sont chauffés au gaz naturel. Le chauffage et l’eau chaude domestique comptent pour 85% de l’énergie consommée dans les habitations, ce qui représente 25% de la demande énergétique et 19% des émissions de dioxyde de carbone des anglais. À titre indicatif, la totalité des bâtiments consommerait 46% de l’énergie annuellement au Royaume-Uni.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encore des efforts</strong></p>
<p style="text-align: justify;">BedZED est une véritable source d’inspiration et un exemple à suivre pour sa performance énergétique, sa gestion efficace de l’eau et sa gestion des matières résiduelles. BedZED a pu réduire considérablement l’empreinte écologique de ses occupants, les outillant par la même occasion, sans toutefois modifier leur style de vie. Malgré le tour de force réalisé à BedZED, BioRegional constate dans son rapport de mesure et vérification de 2007 que d’y habiter ne permet pas encore d’atteindre l’objectif du développement durable. En effet, l’empreinte écologique durable d’un humain devrait représenter l’utilisation des ressources de 2 hectares, soit l’équivalent d’une planète si tous les humains vivaient équitablement, et le résident exemplaire de BedZED atteint l’empreinte de 3 hectares. Il y a là matière à réflexion.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant, il n’y a pas de logements disponibles à BedZED et la liste d’attente est longue…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Commentaire de l’auteur</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La prochaine fois que vous entendrez parler de bâtiment vert, dîtes-vous bien que nous en avons encore beaucoup à apprendre pour intégrer les impacts de notre mode de vie et assumer le véritable développement durable. Pour ce faire, <strong>l’habitation doit devenir plus qu’un simple bâtiment.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">HODGE, Jessica et HALTRECHT, Julia. BedZED Monitoring Report 2007, BioRegional Development Group, 44 p.</p>
<p style="text-align: justify;">LAZARUS, Nicole. Beddington Zero (Fossil) Energy Development, Toolkit for Carbon Neutral Developments – Part II, BioRegional Development Group, 51 p.</p>
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		<title>Le personnage féminin chez Gilles Carle: analyse de La mort d’un bûcheron</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 12:03:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Ouellet-Cummings</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles de fond / Long articles]]></category>
		<category><![CDATA[Arts et littérature / Arts and litterature]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Carle]]></category>

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		<description><![CDATA[Grande figure du cinéma québécois contemporain, Gilles Carle a créé au cours de sa prolifique carrière des films crus, sensuels, violents et d’une profonde beauté. Au coeur de son oeuvre, les personnages de femmes ont une place de choix. De celles-ci, il dresse des portraits multidimensionnels, à la fois amers et amoureux. Dans le contexte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Grande figure du cinéma québécois contemporain, Gilles Carle a créé au cours de sa prolifique carrière des films crus, sensuels, violents et d’une profonde beauté. Au coeur de son oeuvre, les personnages de femmes ont une place de choix. De celles-ci, il dresse des portraits multidimensionnels, à la fois amers et amoureux. Dans le contexte des années 1960 et 70, marqué par la montée du mouvement féministe, il nous présente des femmes fortes qui apprendront à (re)prendre le contrôle de leur destin. L’analyse du film La mort d’un bûcheron paru en 1973 en fournit une illustration.</strong></p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><a href="http://www.flickr.com/photos/kelcun/2101656972/" target="new"><img title=" Office National du Film du Canada " src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/janvier2010/carle1.jpg" alt=" Office National du Film du Canada " /></a><br />
kelcun, <em>Office National du Film du Canada </em>, 2009<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">En 1973, Gilles Carle réalise La mort d’un bûcheron, variation sur les thèmes qu’il avait déjà abordés l’année précédente avec La vraie nature de Bernadette. Ce film, présenté par le réalisateur lui-même comme «une analyse en profondeur, une sorte de critique de Bernadette, avec/sur la vraie nature» (1), met à l’avant-scène le thème de l’exploitation des femmes et, plus encore, celui de la réappropriation de soi; thèmes dont les trois personnages féminins du film sont des déclinaisons. Chacun des trois personnages féminins créés ici par Gilles Carle se présente donc comme autant de formes d’affranchissement et de reprise de pouvoir. Dans La mort d’un bûcheron, la femme mène une quête vers la libération et c’est souvent à même les corps mis à nus qu’elle se vit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au coeur du récit, Marie Chapdelaine</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le spectateur se retrouve d’abord face à la quête de Marie Chapdelaine, une belle jeune femme de 21 ans, qui part de Chibougamau pour se rendre à Montréal où elle espère retrouver son père, bûcheron disparu et qu’elle n’a jamais vu. Le comportement de Marie a d’intéressant la richesse de ses variations : à la fois déterminé, mais aussi naïf et qui la conduira à se faire exploiter, Marie évoluera au travers de ses expériences pour s’affranchir finalement de ses obsessions du passé. Son arrivée à Montréal représente un point tournant dans sa vie : elle a quitté Chibougamau avec audace, allant même jusqu’à cacher la véritable raison de son départ à sa mère. Égarée dans cette ville trop grande pour elle, Marie fait confiance aux gens qui lui font miroiter l’espoir de retrouver son père. François Paradis, d’abord, qui lui laisse entendre qu’en tant que journaliste chez Pulpe et Papier, il peut avoir des contacts dans le milieu des bûcherons; puis Armand St-Amour, qui est la seule personne qu’elle rencontre qui ait connu son père, et qui lui promet de lui présenter son ancienne amante, Blanche Bellefeuille. Les deux hommes profitent de l’espoir qu’elle entretient à l’idée de retrouver son père, abusent de sa confiance et exploitent son corps : dès le départ, Armand la fait chanter «topless» dans son bar western et quand, plus tard, Marie cède aux pressions de François et quitte cet emploi, elle devient pour lui un modèle payant qui lui permet de se pavaner et d’espérer obtenir un meilleur travail. En effet, ce dernier lui sert d’agent de casting et lui propose des contrats où elle est photographiée nue et il va jusqu’à l’offrir en pâture au dirigeant d’un grand journal, laissant du coup le spectateur face au spectacle érotique et quasi troublant de Marie mimant le fauve à la chasse. La caméra se fait à la fois voyeuse et amoureuse. Le corps de Marie ainsi exposé sert de moment-clé à partir duquel sa vie bascule.</p>
<p style="text-align: justify;">Du reste, cette première partie du film se termine mal, en atteignant un paroxysme de violence et de manipulation psychologique. La caméra suit Marie qui tente de fuir le club Rodéo puis François. Elle se retrouve finalement sur la route vers le Nord à la recherche de son père, en compagnie de sa voisine Charlotte, de Blanche Bellefeuille et de Armand St-Amour. Cette seconde partie du film signe l’affranchissement de Marie. Vers la fin, lorsque François vient la rejoindre sans prévenir, elle lui demande de lui faire l’amour, jouit pour la première fois et lui signifie clairement qu’elle ne souhaite plus le revoir. Ce faisant, Marie se réapproprie son corps et dans le même temps s’affranchit du joug masculin.</p>
<p style="text-align: justify;">Apprenant le décès de son père dans des événements violents ayant eu lieu au camp de bûcheron, elle se trouve finalement libérée du poids d’un passé inconnu, obsessif, et est maintenant prête à affronter son futur. S’adressant en voix-off à son père, elle conclut: «Cher papa, je ne sais pas ce que je vais faire. Tout aurait été tellement mieux si tu étais resté avec nous maman et moi. Moi aussi j’ai honte aujourd’hui, mais je ne pleure plus, je n’ai plus de larmes. Je vais chercher du travail à Montréal, peut-être&#8230; mais je ne sais même pas taper à la machine. Papa, qui est-ce qui peut m’aimer?»(2).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Deux visions complémentaires</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que secondaires au récit, les deux autres personnages féminins de La mort d’un bûcheron offrent elles aussi, des témoignages forts sur la quête d’affranchissement. Blanche Bellefeuille est présentée comme une femme blessée, blasée et se donnant un air écoeuré, verre de scotch en main, lorsque Marie la rencontre pour la première fois. Elle se démarque par son langage cru, au juron fréquent. Dans l’ambiance usée du club Rodéo, elle essaie de dominer l’espace qui l’entoure, mais son jeu ne fonctionne plus avec les habitués : «Tout le monde sait que les hommes t’ont fait souffrir»(3) lui lance Armand. «Lâche-moé, crisse, les hommes m’ont pas fait souffrir pantoute, surtout pas toé, Armand, avec ta petite queue de trois pouces!»(4). L’effet est amplifié par la construction du film qui laisse entendre que, plus jeune, Blanche Bellefeuille a dû se prostituer. Comme Marie, elle s’est elle aussi laissée entraîner dans le cycle de l’exploitation du corps, cycle dont elle a voulu sortir en quittant son mari (resté au camp de bûcheron comme cuisinier) et en se créant un amour idéalisé avec Tancrède, le père de Marie. Pourtant il la quitte à son tour, la laissant une fois de plus dans un univers dur qui peu à peu l’engloutit et sur lequel elle essaie de garder une emprise.</p>
<div class="photo2" style="text-align: justify;"><a href=" http://www.flickr.com/photos/pierreethier/4165132608/" target="new"><img title=" Chloé Ste-Marie. Une Femme en or !" src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/janvier2010/carle2.jpg" alt=" Chloé Ste-Marie. Une Femme en or !" /></a><br />
Pierre Ethier, <em>Chloé Ste-Marie.<br />
Une Femme en or !</em>, 2009<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href=" http://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/deed.fr " target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Au cours du voyage vers le camp de bûcheron, Blanche s’associe à Marie chez qui elle retrouve une partie de son amour perdu. Finalement, c’est à la mort de Ti-Noir, son époux devenu fou, qu’elle parvient à laisser véritablement tomber son masque et à boucler son destin. En lavant et habillant son corps, elle parvient elle aussi à faire la paix avec elle-même et avec son passé.</p>
<p style="text-align: justify;">Charlotte Juillet, quant à elle, représente dès le départ la femme émancipée. Habitant seule et vivant de sa plume, elle fait de la défense des droits des femmes une cause personnelle. Elle multiplie les écrits pamphlétaires (Marie lit, par exemple, «&#8230; sans parler de la femme, aliénée par un contexte religieux puissant, colonisée par son mari et soumise à tous les mythes judéo-chrétiens ambiants»(5) sur la pile de pamphlets à cacher que vient lui porter Charlotte) et se porte ouvertement à la défense des femmes qu’elle croise, Marie en tête de file, mais également la femme qui tient le magasin général où ils s’arrêtent en route vers le Nord. Elle a décidé d’élever son enfant seule, choisissant un homme au hasard pour la procréation. Dans le film, elle offre à Marie un nouveau modèle de femme et, en prenant plusieurs fois position contre les agissements de François Paradis, lui permet de se sortir de sa position de victime.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conclusion</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’ensemble, les trois femmes du film se répondent et se complètent, offrant finalement un nouveau regard féministe sur la place et le rôle des femmes dans la société québécoise de l’époque. Soyons clairs, toutefois. Le cinéma de Gilles Carle n’est pas un cinéma féministe, tel que défendu par les théoriciennes de la première vague, tout d’abord parce que Carle est un homme (6). En revanche, il offre au spectateur des portraits de femmes solides, peu communs dans le cinéma des années 70.<br />
Ainsi, à une époque où le cinéma québécois aimait bien déshabiller les femmes pour le plaisir – pensons aux classiques du genre comme Valérie, L’initiation ou Deux femmes en or – Gilles Carle se présente plutôt comme un cinéaste qui filme amoureusement des corps, tout en projetant l’image de femmes frondeuses. De fait, le corps des femmes s’associe, dans La mort d’un bûcheron, davantage à leur pouvoir qu’à leur victimisation, autant dans l’orgasme de Marie que dans la grossesse de Charlotte. Dans les deux cas, la libération de leur sexualité va de pair avec leur autonomisation et c’est en cela que Carle se démarque et prend position. D’autant plus que c’est également ce qu’on nous présentait dans La vraie nature de Bernadette, l’année précédente, signe de l’importance de ce discours dans les films qu’il tourne dans les années 70.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’occasion du décès de Gilles Carle, en novembre 2009, on a beaucoup parlé dans les médias de sa passion pour les femmes, que certains ont même présentées comme ses muses. Chloé Sainte-Marie, sa conjointe, bien sûr, mais également Carole Laure (à qui l’on doit, notamment, le personnage de Marie Chapdelaine dans La mort d’un bûcheron) et Micheline Lanctôt, sublime Bernadette de La vraie nature de Bernadette. Chez Gilles Carle, les femmes sont fortes et essentielles. Tellement, qu’on ne peut qu’approuver Odile Tremblay qui écrivait dans Le Devoir, le 30 novembre dernier : «Du Viol d&#8217;une jeune fille douce en 1968, à Pudding Chômeur, en passant par La Vraie Nature de Bernadette, La Mort d&#8217;un bûcheron, La Tête de Normande Ste-Onge, Fantastica, Maria Chapdelaine, etc., que de femmes il aura placées au bord du gouffre ou à la tête des eaux, entre écrasement et libération, ou vice-versa!»(7).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">(1) GERMAIN, Georges-Hébert. «Pour un “cinéma” d’auteur – une interview de Gilles Carle par George-Hébert Germain», dans La Presse, 27 janvier 1973.<br />
(2) CARLE, Gilles. Scénarios 2, Éditions Boréal, Montréal, 2005, p.208.<br />
(3) CARLE, Gilles. Op. Cit., p.165.<br />
(4) CARLE, Gilles. Op. Cit., p.165.<br />
(5) CARLE, Gilles. Op. Cit., p.160.<br />
(6) À ce sujet, on pourra lire des textes fondateurs du mouvement féministe au cinéma, notamment ceux de Laura Mulvey et de Claire Johnston.<br />
(7) TREMBLAY, Odile. «Gilles Carle 1929-2009 &#8211; L&#8217;oeil phare de nos libérations s&#8217;éteint», dans Le Devoir, 30 novembre 2009, [www.ledevoir.com/culture/cinema/278280/gilles-carle-1929-2009-l-oeil-phare-de-nos-liberations-s-eteint], consulté le 10 décembre 2009.</p>
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