<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le Panoptique &#187; Matthieu Dorion</title>
	<atom:link href="http://www.lepanoptique.com/category/formats/blogues/matthieudorion/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.lepanoptique.com</link>
	<description>Pour plus de perspectives sur les enjeux contemporains / More Perspective on Current International Issues</description>
	<lastBuildDate>Tue, 09 Mar 2010 04:38:59 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Nuit blanche à Montréal</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/formats/blogues/nuit-blanche-a-montreal/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/formats/blogues/nuit-blanche-a-montreal/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 01:28:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[montreal en lumières]]></category>
		<category><![CDATA[nuit blanche à montréal]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3187</guid>
		<description><![CDATA[Samedi prochain, le 27 février, je me paye (gratuitement pour la plupart des activités) une nuit blanche.
Et vous?
Première partie – 9h
Musée d’art contemporain : Marcel Dzama &#8211; Luanne Martineau &#8211; Etienne Zack (gratuit), suivi de Karl Lemieux – Mamori (toujours gratuit), suivi de Capture (tiens, gratuit) et d’un tour sur la Place des festivals et d’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Samedi prochain, le 27 février, je me paye (gratuitement pour la plupart des activités) une nuit blanche.</p>
<p style="text-align: justify">Et vous?</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Première partie – 9h</strong></p>
<p style="text-align: justify">Musée d’art contemporain : Marcel Dzama &#8211; Luanne Martineau &#8211; Etienne Zack (gratuit), suivi de Karl Lemieux – Mamori (toujours gratuit), suivi de Capture (tiens, gratuit) et d’un tour sur la Place des festivals et d’un tour à la gallerie lounge TD à la Maison du festival Rio Tinto Alcan pour l’ Exposition Leonard Cohen Artworks (ai-je dit gratuit?).</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Deuxième partie – 10-11h</strong></p>
<p style="text-align: justify">Départ, Métro Place des Arts, 10h30. Parcours sous terrain jusqu’au complexe les Ailes (de la mode et non pas du désir, malgré que le film reste inoubliable).  J’estime que le quatre kilomètres se fera en deux ou trois heures, peut-être moins (encore et toujours gratuit)</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Troisième partie – 12-1h (selon le décalage intemporel)</strong></p>
<p style="text-align: justify">Musée des beaux-arts de Montréal, expo Le verre selon Tiffany : la couleur en fusion (il faut être là avant 1h30, fermeture du guichet). Quoi de mieux que la nuit pour apprécier des vitraux? (7.50$)</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Finale (lorsque j’y serai)</strong></p>
<p style="text-align: justify">Belvédère Place Ville-Marie, bal de l’Ours, avec DJ, jusqu’à 3h. (gratuit, consommation à la charge du danseur)</p>
<p style="text-align: justify">Et puis…</p>
<p style="text-align: justify">Qui sait. Au W pour l’expo « Qui aime la mode en photo? » jusqu’à 5h? Au planétarium pour « Où se cache la vie martienne? » encore jusqu’à 5h? Tout ça encore gratuit…</p>
<p style="text-align: justify">Et le métro ouvert toute la nuit (2.75$)</p>
<p style="text-align: justify">Que voulez-vous de plus?</p>
<p style="text-align: justify">M’accompagner?</p>
<p style="text-align: justify">Rendez-vous aux tourniquets du métro Place des arts, sortie Place des Arts, 8h30, départ à 8h45.</p>
<p style="text-align: justify">J’aurai un chapeau.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.montrealenlumiere.com/volets/nuit_blanche/en_bref_fr.aspx" target="_blank">Festival Montréal en lumières</a></p>
<p style="text-align: justify">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/formats/blogues/nuit-blanche-a-montreal/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La haine des grands formats</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/formats/la-haine-des-grands-formats/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/formats/la-haine-des-grands-formats/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 22:59:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Formats]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Langue / Language]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[djian]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3174</guid>
		<description><![CDATA[
Si ça ne tenait qu’à moi, il n’y aurait que des romans au format poche. Les nouveautés sortiraient directement à taille lilliputienne et il n’y aurait que les livres de références, d’art, de psychologie populaire et d’ésotérisme d’une taille supérieure. Je pousse même mon rêve jusqu’à dire que tout livre de plus de quatre cents pages devrait être publié en plusieurs volumes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Si ça ne tenait qu’à moi, il n’y aurait que des romans au format poche. Les nouveautés sortiraient directement à taille lilliputienne et il n’y aurait que les livres de références, d’art, de psychologie populaire et d’ésotérisme d’une taille supérieure. Je pousse même mon rêve jusqu’à dire que tout livre de plus de quatre cents pages devrait être publié en plusieurs volumes.</p>
<p style="text-align: justify">Je ne jure que par le format poche et pas trop épais s’il vous plait. Pourquoi? Outre la question monétaire, qui n’est pourtant pas négligeable, pour des simples raisons de transport, de confort et d’esthétisme.</p>
<p style="text-align: justify">Je lis en transport en commun ou assis sur un banc inconfortable de bar ou de café. Il est rare que je prenne le temps de m’installer dans un truc confortable pour passer le temps en tournant des pages. Lorsque je suis à porté d’un truc confortable, souvent j’ai plus urgent à faire que de m’y enfoncer.  Je me trouve donc condamné à lire debout, en me tenant à un poteau nécessaire, ou assis un verre à la main. De ces aveux, vous comprendrez que je lis d&#8217;une seule main, et ce, pour des raisons tout à fait honnêtes.</p>
<p style="text-align: justify">La lecture à une main demande un pouce pouvant retenir la page rebelle, la tourner si nécessaire, l’annulaire, le majeur et l’index pour soutenir la tranche et l’auriculaire pour maintenir le tout en place en faisant le ballant du pouce sur la page opposée. Cet exercice devient franchement acrobatique si le volume contient plus de quatre cent cinquante-sept pages, sans parler des dangers de tendinites et autres afflictions intolérables aux extrémités de mes bras.</p>
<p style="text-align: justify">Les grands formats ne se lisent que difficilement d’une main. Trop gros, trop lourds, ils fatiguent vite leur support et du coup, nous devons les prendre à deux mains. Lorsque je lis un livre à deux mains j’ai l’impression d’être handicapé dans mes mouvements, sans parler de la piètre image que je dégage ayant l’air d’avoir les deux mains sur un volant. L’idéal, c’est de le poser sur une table ou, si la position générale du corps le permet, sur les jambes, mais dans un cas où dans l’autre, c’est le cou qui doit se tordre inhumainement et le dos, bien vite, rend l’âme et vous voilà obligé d’engloutir trois relaxants musculaires qui vous coupent immédiatement toutes capacités intellectuelles pour poursuivre votre lecture.</p>
<p style="text-align: justify">Si la taille et le poids ne vous ont pas réduit en miette, si le prix ne vous a pas rebuté, si la grandeur inégale de ces volumes ne vous pose pas un problème dans votre bibliothèque, alors il me reste encore un argument, à condition que votre vue soit bonne : la taille des caractères.</p>
<p style="text-align: justify">Si j’ai envie de lire quelque chose écrit gros, avec un grand espacement entre les lignes, que je peux lire sans lunettes, je lis la Presse. Sinon, moi j’aime bien faire glisser mes yeux d’une ligne à l’autre sans trop d’effort afin de me permettre de lire plus rapidement, donc de « rentrer » dans l’histoire, dans le récit de façon plus efficace. Je ne veux pas être obligé de tenir le livre à plus de quarante-cinq centimètres de mes yeux sous peine de fatigue oculaire aiguë.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré tout, ma consommation viscérale de certains auteurs m’oblige, deux ou trois fois l’an, à m’acheter un de ces trop grands livres. Tous Djian, bien sûr, qui est l’exception à la règle, que je rachète en édition originale (grand format) dès qu’un exemplaire me tombe sous les yeux, est acheté à sa sortie. Par contre, vice entre tous les miens, je les rachète au format poche plus tard, pour faciliter la relecture à mon aise. Beigbeder aussi a droit aux grands formats et finalement, ceux qui ne sortiront jamais au format poche pour cause de trop petits tirages, Josée Blanchette par exemple.</p>
<p style="text-align: justify">Si ma mauvaise foi et mon argumentaire ordinaire vous ont laissés froids, imaginez alors ceci : combien de livres en plus seraient disponibles dans les librairies si tous les livres s’en tenaient au format poche? Combien d’espace libéré ainsi? Ne serait-il pas merveilleux de ne pas avoir à faire trois ou quatre librairies pour trouver telle ou telle œuvre? Ne serait-il pas fantastique que tout Hugo, Djian, Gary, Sartre, Duras, Dumas, Chateaubriand, etc. étaient disponible là où vous alliez?</p>
<p style="text-align: justify">Voilà, je hais les grands formats.</p>
<p style="text-align: justify">Deux Djian sont à paraître.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/formats/la-haine-des-grands-formats/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>On achève pourtant les chevaux</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/on-acheve-pourtant-les-chevaux/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/on-acheve-pourtant-les-chevaux/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 01:21:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[molly malone]]></category>
		<category><![CDATA[Renaud]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3124</guid>
		<description><![CDATA[
Il fut un temps où un nouveau disque de Renaud était un évènement. On en parlait, on en discutait, on s’émerveillait. Ce n’est pas l’enthousiasme qui s’est fait la paire, mais le talent de celui-ci. Son dernier album Molly Malone, la balade irlandaise, est d’une nullité exemplaire. Pas étonnant que trois mois après sa sortie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Il fut un temps où un nouveau disque de Renaud était un évènement. On en parlait, on en discutait, on s’émerveillait. Ce n’est pas l’enthousiasme qui s’est fait la paire, mais le talent de celui-ci. Son dernier album Molly Malone, la balade irlandaise, est d’une nullité exemplaire. Pas étonnant que trois mois après sa sortie on n’en ait pas parlé, ou du moins que cette sortie n’ait pas fait de vague.</p>
<p style="text-align: justify">Pour la première fois de ma vie, j’ai eu une réaction physique autre que les pleurs et la joie en écoutant un disque. Pour la première fois de ma vie, et je ne croyais pas ça possible, j’ai eu mal au cœur, plus précisément, des haut-le-cœur répétitif. J’étais incrédule, comme vous l’êtes probablement en ce moment, mais lorsque j’ai arrêté mon écoute, ça s’est arrêté. J’ai repris (l’empirique est encore une méthode scientifique acceptable), puis le mal a repris. J’ai arrêté, ça a arrêté. Je dois donc me rendre à l’évidence qu’en plus d’avoir la pire pochette de toute sa discographie, le pire livret depuis qu’il accompagne ses albums de celles-ci, Molly Malone donne mal au cœur. C’est probablement le premier vomitif de l’histoire de la musique.</p>
<p style="text-align: justify">Avant que vous arrêtiez de lire pour cause de mauvaise foi, laissez-moi vous donner une petite idée de l’importance qu’a Renaud dans ma vie. J’ai 19 albums de Renaud, des partitions, des vinyles et un t-shirt. J’ai été le voir le soir où, en 2001, il s’est présenté complètement saoul devant son public et j’ai adoré malgré tout, j’en ai pleuré. Je suis un fan inconditionnel qui arrivait presque à lui pardonner le disque précédent. Je lui ai pardonné d’avoir annulé une série de spectacles pour laquelle j’avais des billets tous les soirs. J’ai tous ses livres et même des livres de son frère pourtant beaucoup moins doué. Je suis un fan, j’ai grandi avec lui et pourtant…</p>
<p style="text-align: justify">Molly Malone est une merde.</p>
<p style="text-align: justify">Je ne fais pas dans la dentelle, mais il faut que quelqu’un vous le dise franchement. C’est horrible.</p>
<p style="text-align: justify">Il s’agit seulement du deuxième album du genre de Renaud, c&#8217;est-à-dire un album complet de chansons qui ne sont pas originales. Il avait fait Renaud Chante Brassens, enregistré dans sa salle de bain avec la guitare de Brassens, un superbe disque. Puis il a décidé d’enregistrer un album complet de complaintes irlandaises qu’il a traduites. La musique est superbe (jouée par des Irlandais), la réalisation impeccable (réalisé en Irlande), mais il n’a plus de voix, mais alors plus du tout. Son incapacité chronique à atteindre les bonnes notes ressemble davantage à une capacité extraordinaire à fausser. Il a la voix pauvre, éraillée, paresseuse et moche.</p>
<p style="text-align: justify">Comme si l’album au complet n’était pas déjà une insulte à lui-même, il s’est permis une autre première : il a réenregistré une de ses chansons, la ballade nord-irlandaise. Le premier enregistrement était mignon, démagogique, mais mignon, celui-ci est d’une horreur sans nom. Le peu de cachet que le premier enregistrement avait s’est volatilisé au moment où il a ouvert la bouche pour chanter.</p>
<p style="text-align: justify">Gainsbourg, Brel, Bashung, Brassens ont eu la chance de mourir avant de se rendre si bas.</p>
<p style="text-align: justify">Bref, un album à éviter.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Si vous insistez, <a href="http://www.renaud-lesite.fr/home" target="_blank">voici le site,</a> vous pourrez en entendre des extraits.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/on-acheve-pourtant-les-chevaux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Élémentaire mon cher…</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/elementaire-mon-cher%e2%80%a6/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/elementaire-mon-cher%e2%80%a6/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 02:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[Sherlock Holmes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3110</guid>
		<description><![CDATA[Revisiter un mythe est chose difficile. Réinventer un mythe, l’actualiser sans pour autant le dénaturer, tient de l’exploit. Je n’ai pas le choix aujourd’hui que d’avouer que la dernière mouture de Sherlock Holmes est de cette dernière catégorie.
Comme beaucoup de ma génération, j’ai connu le personnage via une adaptation en dessins animés. Sherlock était alors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Revisiter un mythe est chose difficile. Réinventer un mythe, l’actualiser sans pour autant le dénaturer, tient de l’exploit. Je n’ai pas le choix aujourd’hui que d’avouer que la dernière mouture de Sherlock Holmes est de cette dernière catégorie.</p>
<p style="text-align: justify">Comme beaucoup de ma génération, j’ai connu le personnage via une adaptation en dessins animés. Sherlock était alors un chien. Je ne me souviens pas s’il fumait (si oui, quel exemple pour notre jeunesse), mais je me souviens qu’il avait ce chapeau ridicule et cet imperméable (manteau) si caractéristique au personnage. Moriarty était habillé de blanc et nous aimions le détester tant il était méchant.</p>
<p style="text-align: justify">Puis, jeune adulte, vieil adolescent, j’ai mis la main sur « Le chien des Baskerville » et je suis tombé sur le charme. Peu après, je me suis trouvé l’intégrale de ses aventures (que j’ai toujours) que j’ai dévoré et adoré. J’admirais la logique, le personnage un peu tordu et cet intangible je-ne-sais-quoi qui lui permettait de naviguer sans cesse à la limite de l’antipathique.</p>
<p style="text-align: justify">J’ai regardé avec délice la dernière adaptation de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr dans le rôle principal. Il faut savoir, tout d’abord, que ce film n’est pas directement inspiré de l’œuvre (géniale, dois-je le répéter?) de Sir Arthur Conan Doyle, mais du comic book de Lionel Wigram. Nous ne nous en formaliserons pas, puisque tous les personnages importants y sont : Watson, Mme Hudson (quoiqu’effacée), Lestrade, Moriarty (juste assez pour nous faire deviner une suite) et Irène Adler.</p>
<p style="text-align: justify">Nouvelle garde-robe, pas de chapeau ridicule, sens de l’humour plutôt aiguisé, plus aimable qu’il ne devrait, absence de cocaïne (remplacée par diverses substances non nommées) et Sherlock ne se sert pas d’un archet pour jouer du violon, mais se contente de pizzicatos. Sherlock réinventé, mais simplement pour lui redonner un style à cheval sur l’époque où il évolue et la nôtre.</p>
<p style="text-align: justify">Parlant d’époque, Londres de l’époque victorienne n’a peut-être jamais été aussi justement rendu. Sans nécessairement tomber dans la folie de l’exactitude historique (je ne suis pas un expert, alors je n’ose me prononcer), le décor supporte merveilleusement l’histoire.</p>
<p>Bref, sans être un film de génie, sans même être un grand film, il s’agit d’un film que les amateurs (pas trop obtus) aimeront tout comme les néophytes.</p>
<p>Le plus beau de l’histoire?</p>
<p>L’œuvre originale est gratuite.</p>
<p><a href="http://www.litteratureaudio.com/index.php?s=conan+doyle&amp;sbutt=Ok">Lue</a></p>
<p><a href="http://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php">À lire</a> (Faites une recherche par auteur Doyle, Arthur Conan)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/elementaire-mon-cher%e2%80%a6/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’hypocrisie pudibonde</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/l%e2%80%99hypocrisie-pudibonde/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/l%e2%80%99hypocrisie-pudibonde/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 14:47:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[carl duplessis]]></category>
		<category><![CDATA[devoir]]></category>
		<category><![CDATA[ile des soeurs]]></category>
		<category><![CDATA[nus]]></category>
		<category><![CDATA[verdun]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3101</guid>
		<description><![CDATA[Vous l’avez peut-être lu comme moi en première page du Devoir hier qu’il n’est pas bon d’être artiste à Verdun ces jours-ci. Après avoir organisé une exposition des œuvres de Carl Duplessis, et même avoir fait imprimer les cartons d’invitation pour le vernissage, l’arrondissement a fait volte-face et a demandé à l’artiste de changer ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Vous l’avez peut-être lu comme moi en première page du Devoir hier qu’il n’est pas bon d’être artiste à Verdun ces jours-ci. Après avoir organisé une exposition des œuvres de Carl Duplessis, et même avoir fait imprimer les cartons d’invitation pour le vernissage, l’arrondissement a fait volte-face et a demandé à l’artiste de changer ses œuvres, des nus, pour d’autres portraits sans nudité le tout parce « qu’il ne faut aucune perception ou allusion d’un sein, d’une fesse ou d’une partie génitale dans les tableaux présentés en exposition » dixit Nancy Raymond, chef du Service arts et culture de l’arrondissement. Heureusement, l’artiste intègre a choisi lui-même d’annuler l’exposition.</p>
<p style="text-align: justify">Pourquoi cette décision? Parce qu’ « on ne peut forcer les gens à être exposés à cela parce qu’ils entrent dans le centre communautaire », « Nos expositions ne se font pas dans des salles fermées, mais dans un hall où les enfants circulent librement sans surveillance. C’est un lieu public. »</p>
<p style="text-align: justify">Il est plutôt curieux qu’un arrondissement soit plus pudibond qu’un Musée National. Lorsque j’ai été voir la magnifique exposition Le nu dans l’art moderne canadien au Musée National des Beaux-Arts du Québec l’année dernière, il y avait des enfants qui parcouraient les salles. Il ne serait pas venu à l’idée des organisateurs d’imposer un âge minimal aux visiteurs, et ce, pour une bonne raison : le corps humain n’est pas choquant, l’art n’est pas pornographique. Et encore, je rajoute un bémol à cette dernière affirmation, car certaines œuvres pornographiques trouvent aujourd’hui leur place dans les plus grands musées du monde.</p>
<p style="text-align: justify">L’art grandit, ouvre des horizons. Les œuvres de Carl Duplessis n’ont rien d’érotique, de pornographique, elles ne sont qu’odes à la beauté. C’est en privant l’enfant d’une représentation élargie du corps qu’on finit par lui faire confondre pornographie et représentation artistique…  remarquez, c’est peut-être ce qui est arrivé à ces détracteurs.</p>
<p style="text-align: justify">L’exposition devait avoir lieu à l’Île des Sœurs, banlieue cossue de Montréal. Cette pudibonderie que l’arrondissement attribue à ses résidents est, selon moi, bien hypocrite. Car ces résidents ne regardent sans doute pas les dessins animés que leurs enfants regardent jours après jour et qui, toujours selon mon opinion, contiennent beaucoup d’allusions à une sexualité trop précoce (faites l’expérience des nouvelles émissions de Télétoon, vous verrez). Ils ne lisent pas les Mangas qui font le bonheur de leurs enfants, qui eux aussi ont un contenu souvent plus que douteux et qui la plupart du temps ont été écrit pour des adultes qui eux, normalement, devraient être en mesure de faire la différence entre une violence exagérée et une violence utile à la narration, une sexualité malsaine et celle qui porte l’histoire, les enfants lisent et ne comprennent pas nécessairement la nuance. Leurs enfants vont dans des collèges privés où les jeunes filles relèvent la taille de leurs jupes pour contourner les exigences du costume imposé, où il s’échange autant de drogues que dans n’importe quelle école, où la sexualité pubère et même prépubère est bien présente, cadeaux de l’hypersexualisation de notre société. Ils font regarder à leurs enfants des films qui pourtant ne sont pas de leurs âges, ils les laissent écouter de la musique faisant référence à des mœurs rétrogrades, des stéréotypes que nos mères ont combattus, et les laissent regarder ensuite des vidéoclips où la femme n’est qu’accessoire dénudé. Leurs jeunes enfants prennent pour modèles les Hannah Montana, Britney Spears et autres jeunes femmes aux allures délurées et aux propos sans subtilité.</p>
<p style="text-align: justify">Exposer un enfant à un nu artistique n’est pas malsain, n’est pas quelque chose d’anormal ou de contre-nature et contrairement à ce que Mme Raymond affirme, ne pas le faire ne découle pas « du gros bon sens ». Il s’agit d’une décision pudibonde et bien pensante faite par des hypocrites sans culture.</p>
<p>Vous en voulez des jugements à l’emporte-pièce? Alors, voici le mien.</p>
<p><a href="http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/281563/pas-de-nus-dans-les-lieux-publics-a-verdun" target="_blank">Pas de nus dans les lieux publics à Verdun </a>Le Devoir, 22 Janvier 2010</p>
<p style="text-align: justify">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/l%e2%80%99hypocrisie-pudibonde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ce que je lis</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/ce-que-je-lis/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/ce-que-je-lis/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 13:50:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[200 répliques cultes du cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Dictionnaire égoïste de la littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[Doggy Bag]]></category>
		<category><![CDATA[Kropotkine]]></category>
		<category><![CDATA[La morale anarchiste]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Djian]]></category>
		<category><![CDATA[Romain Gary]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3098</guid>
		<description><![CDATA[Faute de vous parler de l’actualité culturelle ou artistique, pourquoi ne pas vous parler de mon actualité. Après tout, ne s’agit-il pas d’un blogue?
Hier je commentais à une amie le poids exagéré de mon sac. Je ne transporte pourtant pas de note de cours, de portable, de livres de bibliothèques, mais que mes lectures quotidiennes. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Faute de vous parler de l’actualité culturelle ou artistique, pourquoi ne pas vous parler de mon actualité. Après tout, ne s’agit-il pas d’un blogue?</p>
<p style="text-align: justify">Hier je commentais à une amie le poids exagéré de mon sac. Je ne transporte pourtant pas de note de cours, de portable, de livres de bibliothèques, mais que mes lectures quotidiennes. J’ai réussi à lui refiler le Romain Gary que je venais de finir de (re)lire « Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable », allégeant ainsi légèrement mon fardeau.</p>
<p style="text-align: justify">Outre ce roman, j’avais avec moi un petit recueil de citations de films (200 répliques cultes du cinéma), pour les moments où je n’ai pas la tête à lire et que j’ai malgré tout envie de me divertir.</p>
<p style="text-align: justify">Aussi, La morale anarchiste, de Kropotkine, qui m’a été retourné cette semaine après une absence de près de deux ans. Je le garde sur moi, car il est court, pas trop lourd (illusion, c’est l’accumulation de livres pas trop lourds qui finissent par charger l’esprit) et en plus je ne me souviens à peine de son contenu.</p>
<p style="text-align: justify">Évidemment, je l’ai déjà écrit, j’ai un Philippe Djian, parce que j’en ai toujours un sur moi. En ce moment, c’est Doggy Bag, saison 1. Cette œuvre de Djian a pour moi une histoire chargée. J’ai commencé par recevoir en cadeau les deux premiers tomes en grand format lorsqu’ils sont sortis, mais à cette époque je lisais peu et n’était pas attiré par le style utilisé par mon auteur favori. À force de les voir dans ma bibliothèque, quelqu’un a décidé – sans me le demander préalablement – de me les emprunter et de les lire. Du coup, j’étais fâché envers ces livres et les lui ai donnés. L’année suivante, cette même personne me les offrait au format poche. Je lus, mais n’aimai point. Donc, à mon tour, dans un moment de disette, je les offris. Je viens, à Noël, de recevoir les trois premiers tomes en coffret et là, tenez-vous bien, j’aime bien et je conserve mes exemplaires!</p>
<p style="text-align: justify">Finalement, le dernier livre que je transporte est le Dictionnaire égoïste de la littérature française. Derrière ce titre un peu ronfleur, se cache un bijou de littérature. Imaginez un dictionnaire où enfin l’auteur donne son opinion. Il aime Proust, mais pas pour les raisons données normalement, il n’aime pas Sartre, alors fi de la renommée! Tout à fait délicieux, quoiqu’encombrant (près de 1200 pages). M’a été donné par une libraire pour qui j’avais, jadis, été le premier libraire.</p>
<p style="text-align: justify">Je n’ai pas envie d’épurer mon fardeau. Parce qu’en fait, c’est un manuscrit en correction qui est le plus lourd et que je traine aussi mon Devoir, quelques cahiers pour écrire, quelques crayons.</p>
<p style="text-align: justify">C’est peut-être ça, le poids de la culture.</p>
<p style="text-align: justify">
<ul>
<li>Doggy bag saison 1, Philippe Djian, 10/18 #4006</li>
<li>La morale anarchiste, Pierre Kropotkine, Mille et une nuits#447</li>
<li>200 répliques cultes du cinéma, Vincent Mirabel, First</li>
<li>Dictionnaire égoïste de la littérature française, Charles Dantzig, Livre de poche #31202</li>
<li>Au-delà de cette limite votre ticket n&#8217;est plus valable, Romain Gary, Folio # 1048</li>
</ul>
<p style="text-align: justify">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/ce-que-je-lis/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hécatombe</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/hecatombe/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/hecatombe/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 23:16:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[bashung]]></category>
		<category><![CDATA[eric rohmer]]></category>
		<category><![CDATA[Lhassa]]></category>
		<category><![CDATA[mano solo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3089</guid>
		<description><![CDATA[Et merde. On dirait que je prends ma plume seulement lorsqu’il y a une nouvelle triste. Je dois vous avouer en toute franchise que Lhasa me laissait froid, mais la jeunesse et cette saloperie de maladie m’ont malgré tout touché.
Puis Mano Solo, qui a partagé tellement de nuits blanches avec moi, que j’ai cité maintes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et merde. On dirait que je prends ma plume seulement lorsqu’il y a une nouvelle triste. Je dois vous avouer en toute franchise que Lhasa me laissait froid, mais la jeunesse et cette saloperie de maladie m’ont malgré tout touché.</p>
<p>Puis Mano Solo, qui a partagé tellement de nuits blanches avec moi, que j’ai cité maintes et maintes fois, qui m’a aidé à passer au travers de l’adolescence pour entrer dans l’âge adulte. Lui qui m’a porté, fait pleurer, fait aimer… un autre parti trop jeune.</p>
<p>Et là, Éric Rohmer. Lui, au moins, il a vécu. On ne vit jamais assez et Dieu sait qu’il a su occuper sa vie pour agrémenter la nôtre, mais c’est moche tout de même. C’est quoi cette année? Nous n’en sommes pas à la moitié du premier mois et déjà j’ai l’impression qu’une grande part de moi s’en va séjourner sous terre.</p>
<p>C’est ça l’hibernation?</p>
<p>Et moi qui hésite depuis deux semaines à vous faire ma critique du dernier Bashung, son album live posthume, sous prétexte que je n’aime pas mon titre…</p>
<p>… voix d’outre-tombe.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/hecatombe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un peu moins d’enfances</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/un-peu-moins-d%e2%80%99enfances/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/un-peu-moins-d%e2%80%99enfances/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 02:11:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[chick bill]]></category>
		<category><![CDATA[ric hochet]]></category>
		<category><![CDATA[Tibet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3060</guid>
		<description><![CDATA[Je n’avais vu le titre que du coin de l’œil et déjà un frisson me parcourait l’échine. Au premier paragraphe, ma mâchoire se tendait, vacillait, mes lèvres suivaient et tremblaient. Je n’en étais pas au même niveau que lors de la mort de Franquin, je n’ai pas fondu en larmes, mais j’ai eu l’œil brillant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n’avais vu le titre que du coin de l’œil et déjà un frisson me parcourait l’échine. Au premier paragraphe, ma mâchoire se tendait, vacillait, mes lèvres suivaient et tremblaient. Je n’en étais pas au même niveau que lors de la mort de Franquin, je n’ai pas fondu en larmes, mais j’ai eu l’œil brillant malgré tout. Tibet, mort.</p>
<p>Tibet, c’est Chick Bill et Kid Ordinn, c’est Ric Hochet et Nadine, c’est mon enfance dans le sous-sol de la bibliothèque Hochelaga-Maisonneuve, c’est des jours et des jours de lectures, c’est quelques tomes dans ma bibliothèque et c’est tout un pan de mon enfance.</p>
<p>La mort de Tibet, c’est la mort de l’enfance de la bande dessinée, juste après ses premiers balbutiements. Tibet, c’est l’un des bâtisseurs de l’âge d’or de la bande dessinée, avec ses grands jours avec les journaux Pilote et Tintin.</p>
<p>Tibet, c’était ces bandes dessinées que mon père lisait à la hâte juste après moi, Chick Bill le faisait rire aux larmes, on pouvait l’entendre rire partout dans l’appartement. Moi, j’ai toujours préféré Ric Hochet, particulièrement les épisodes avec son filou de père.</p>
<p>Tibet s’est éteint et bientôt il sera récupéré comme ils l’ont tous été avant lui : Hergé, Goscinny, Franquin, Roba, Greg…</p>
<p>Mais nous aurons un peu de répits pour pleurer.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/un-peu-moins-d%e2%80%99enfances/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Contes de Noël</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/contes-de-noel/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/contes-de-noel/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 23:20:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[Contes de Noël]]></category>
		<category><![CDATA[Entre nous soit dit]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Louis Ezine]]></category>
		<category><![CDATA[Méréal]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Djian]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3035</guid>
		<description><![CDATA[Je n’aime pas écrire sur des livres introuvables, ça fait prétentieux et puis, si je vous donne le goût de le lire, ça vous décourage de revenir ici puisque vous ne trouverez sans doute pas ledit livre.
Par contre, je ne m’interdis pas de vous parler de mon expérience en lisant un livre, disons en l’occurrence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n’aime pas écrire sur des livres introuvables, ça fait prétentieux et puis, si je vous donne le goût de le lire, ça vous décourage de revenir ici puisque vous ne trouverez sans doute pas ledit livre.</p>
<p>Par contre, je ne m’interdis pas de vous parler de mon expérience en lisant un livre, disons en l’occurrence Contes de Noël, recueil de nouvelles (<a href="http://www.amazon.fr/Contes-No%C3%ABl-Philippe-Djian/dp/2909310353/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1262127928&amp;sr=8-1" target="_blank">Méréal 1996 – un exemplaire usagé disponible sur amazon.fr</a>).</p>
<p>Ce qu’il y a de particulier avec ce livre, c’est que j’en ignorais l’existence. Que j’ignore l’existence d’un livre n’a rien d’étonnant en soi, mais lorsque l’auteur n’est nul autre que Philippe Djian, là ça tient du mystère. Je l’ai reçu en cadeau pour Noël. Ma compagne est devenue experte dans la recherche de livres rares et a complété ma collection des œuvres de Djian avec ce recueil. Elle m’avait déjà trouvé d’autres de ses œuvres épuisées ou rarissimes et voilà qu’elle a réussi l’impossible, me faire découvrir une œuvre dont j’ignorais l’existence.</p>
<p>Très de flagornerie partisane, revenons à l’essentiel : Contes de Noël.</p>
<p>Cette œuvre, bien inégale, comprend cinq nouvelles ou contes. Deux de Djian (dont une qui est en fait une anecdote pas du tout de Noël déjà mentionnée lors de ses <a href="http://www.amazon.fr/gp/offer-listing/2266074709/ref=sr_1_olp_5?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1262128692&amp;sr=1-5" target="_blank">entretiens avec Jean-Louis Ezine</a>) et trois d’auteur qui m’étaient inconnus et qui n’ont pas passé le test de la première lecture (dont un auteur que je n’approcherais pas avec un bâton de trois mètres – dix pieds).</p>
<p>J’ai été charmé par la première, de la main de mon auteur préféré, dégoûté par la seconde, écrite dans un souci d’obscurantisme littéraire et usant de calambours douteux, amusé par la troisième, déçu par la quatrième et finalement, émerveillé par la dernière nouvelle, toujours de la main de Djian, qui en fait, je le rappelle n’avait rien d’une nouvelle, d’un conte ou même de Noël.</p>
<p>En six pages, Djian m’a fait pleurer. Six pages.</p>
<p>J’ai trouvé que ça méritait une mention.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/contes-de-noel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Criss yé mort</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/criss-ye-mort/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/criss-ye-mort/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 01:40:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[les boeufs sont lents mais la terre est patiente]]></category>
		<category><![CDATA[pierre falardeau]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3032</guid>
		<description><![CDATA[Ch’tais comm’ tout l’monde, j’avais vu une coupe de ses films pi cé toute. Elvis Gratton, le Steak, Octobre, le Party, mais y’étais pou moé surtout le gars avec la barbe pas rasée pi la cigarette. Son esti de cigarette qu’on dit qui l’a tué, mais moé j’pense pas. Moé, j’pense que c’est les aut’, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ch’tais comm’ tout l’monde, j’avais vu une coupe de ses films pi cé toute. Elvis Gratton, le Steak, Octobre, le Party, mais y’étais pou moé surtout le gars avec la barbe pas rasée pi la cigarette. Son esti de cigarette qu’on dit qui l’a tué, mais moé j’pense pas. Moé, j’pense que c’est les aut’, ceux qui combattaient, qui ont fini par le tuer, à p’tit feu.</p>
<p>Comm’ moé, y’avait déjà eu honte de son accent pi de sa langue, qui était pas la française avec un accent pincé d’Outremont, mais celle du peuple, celle du québécois, j’le savais pas. J’viens d’le savouère en lisant son liv’ : les bœufs sont lents mais la terre est patiente. Vous savez quoé? C’t’un esti de bon livre. Ma fibre nationalisse qui en avait pris un coup avec les conn’rie du partie québécois dans les dernières années, avec mon souvenir amer d’un référendum pour lequel j’ai pas pu voter pour une question de jours, avec l’élection du frisé de Sherbrooke la dernière fois… mais là, je sens que j’ai l’cœur à bonne place, qu’y’a raison d’être bleu pi que j’ai raison de pas aimer le pays qu’on me fourre dans gorge à coup de p’tit fanions pi de décisions débiles, avec un gars que j’aime pas pi pour qui mes compatriotes n’ont pas voté.</p>
<p>Yé mort, mais yé mort deboute. On a beau m’dire qu’yé mort sur un lit d’hôpital pi qu’y’avait pas l’air de grand-chose à fin, moé j’dis qu’yé mort deboute comme y’a vécu : deboute. Y sé jamais mis à g’noux, y’a jamais voulu s’abaisser à se vendre, à diluer sa pensée, pas passe qu’y’était fort ou un dur de dur, non mais simplement parce qu’y s’respectait et qu’y savait ce qu’y voulait : la liberté. La liberté passait par la libération et celle-ci avait l’image d’un pays, d’une séparation pour rétablir ce que les anglas y’avait pris de force, dans l’temps, à coup de canon pi d’feu d’villages. Y’en avait rien à foutre de faire des référendums, le moyen y s’en câlissait, ce qu’y voulait, c’était s’affranchir. La liberté n’est pas une marque de yogourt, y’a écrit.</p>
<p>Ben mon Pierre, t’a réussi. Chapeau. T’es libre, pi nous aut’ aussi, un peu plusse, grâce à toé.</p>
<p>T’inquiète, le combat on s’en occupe maint’nant. <span id="more-3032"></span></p>
<p>Les bœufs sont lents  mais la terre est patiente. Pierre Falardeau. Typo.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/criss-ye-mort/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>V, l’horreur</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/v-l%e2%80%99horreur/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/v-l%e2%80%99horreur/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 02:44:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[médiocrité]]></category>
		<category><![CDATA[v]]></category>
		<category><![CDATA[west wing]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3029</guid>
		<description><![CDATA[Je viens de regarder en rafale les quatre épisodes du « remake » de V, la série culte de mon enfance. Il est troublant de voir comment cette série qui m’effrayait jadis me laisse froid aujourd’hui. Bien sûr, la réalisation – pour une série télévisée – est impeccable, mais au-delà des prouesses techniques, il me reste dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de regarder en rafale les quatre épisodes du « remake » de V, la série culte de mon enfance. Il est troublant de voir comment cette série qui m’effrayait jadis me laisse froid aujourd’hui. Bien sûr, la réalisation – pour une série télévisée – est impeccable, mais au-delà des prouesses techniques, il me reste dans la bouche un arrière goût de facilité.</p>
<p>Avant d’aller plus loin, pardonnez-moi de vous citer une partie du scénario d’un épisode de West Wing (Manchester Part II, saison 3) et pardonnez-moi de le faire en anglais.</p>
<blockquote><p>DOUG</p>
<p>(reading) &#8230;&nbsp;&raquo;to fall victim to torpor and timidity.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Torpor&nbsp;&raquo;&#8230; is not a word a lot of people know.</p>
<p>SAM</p>
<p>It means apathy.</p>
<p>TOBY</p>
<p>And dullness.</p>
<p>DOUG</p>
<p>I know what it means.</p>
<p>CONNIE</p>
<p>Doug means&#8230;</p>
<p>DOUG</p>
<p>They know what I mean.</p>
<p>C.J. walks into the room and closes the door behind her. She looks a little tired.</p>
<p>C.J.</p>
<p>Hey.</p>
<p>Leo and Toby look up to acknowledge her, but they don&#8217;t say anything. They just turn back toward Doug.</p>
<p>DOUG</p>
<p>If they don&#8217;t know what the word means&#8230;</p>
<p>C.J.</p>
<p>What&#8217;s the word?</p>
<p>JOSH</p>
<p>(after taking a sip of water) &laquo;&nbsp;Torpor.&nbsp;&raquo;</p>
<p>C.J.</p>
<p>It means apathy.</p>
<p>TOBY</p>
<p>And dullness.</p>
<p>Everyone but Doug is looking more and more impatient with this conversation, rolling their eyes, standing up. Even Bruno looks annoyed.</p>
<p>DOUG</p>
<p>(louder, more exasperated) I know what the word means. I&#8217;m saying if people don&#8217;t know what the word means&#8230;</p>
<p>Bartlet walks in briskly through a door behind Doug.</p>
<p>BARTLET</p>
<p>They can look it up!</p>
<p>Everyone, including Doug, stands. Bartlet stops and stands next to the teacher&#8217;s desk at the front of the room.</p>
<p>EVERYONE</p>
<p>Good morning, Mr. President.</p>
<p>BARTLET</p>
<p>It&#8217;s not our job to appeal to the lowest common denominator, Doug. It&#8217;s our job to raise it. If you&#8217;re going to be the &laquo;&nbsp;Education President,&nbsp;&raquo; it&#8217;d be nice not to hide that you have an education.</p></blockquote>
<p>Que ce soit dans un discours politique, dans une série télévisée ou dans une chaine de télévision homonyme, je trouve décevant que l’on me prenne pour un con.  Je trouve pitoyable cette tendance de vouloir nous gaver d’une culture préfabriquée, balisée, prévisible. V, la chaine, nous présente un contenu prévu pour le plus faible dénominateur commun au niveau culturel. Les films, les émissions, tout le contenu est fait pour que le quidam quelconque puisse s’amuser et avoir une opinion. Du pain et des jeux, version moderne.</p>
<p>Ma critique envers la chaine télévisée s’arrête là, il ne s’agissait pour moi que d’un parallèle homonyme troublant.</p>
<p>V, la série, est un exemple de la médiocrité télévisuelle qui nous est servie jour après jour. Un collègue me disait aujourd’hui, après avoir lu un de mes textes, qu’il avait dû sortir son dictionnaire pour comprendre certains mots que j’avais utilisés et qu’il avait aimé ça. La culture s’acquiert, la culture se cultive et ce n’est pas en utilisant coup après coup les grands clichés cinématographiques et les techniques usées du cinéma de science-fiction que l’on grandit ou fait grandir son auditoire.</p>
<p>Mon père, un jour, me parlait du génie du film Alien versus Alien 2. Il me disait que tout le génie du premier film tenait dans l’angoisse, dans le fait qu’on ne voyait pas la bête, qu’elle rôdait, qu’elle frappait, mais que nous ne savions pas la suite, qu’il ne nous restait que la conjecture, la peur, la théorie. En comparaison, la bête était visible, les héros avaient des armes dans le film suivant, réduisant le suspense et le génie à zéro.</p>
<p>V nous donne le ton dès le départ, ne nous surprends pas et nous offre ses revirements de situation en les soulignant allègrement, en nous les expliquant en long et en large, en les illustrant de façon simpliste afin que le moindre téléspectateur puisse comprendre sans devoir s’arrêter pour penser. Aucune surprise, aucune peur, que l’horreur du convenu et de l’attendu. Le seul suspense tient dans l’inconnu de la suite du déroulement. Nous n’avons pas peur, nous craignons d’avoir déjà deviné la suite.</p>
<p>Au final, pour un divertissement paisible et sans questionnement, cette série remplit son rôle. Je ne regrette pas d’avoir regardé ces quatre épisodes et peut-être même que je regarderai les suivants lorsqu’ils sortiront, quelque part au printemps 2010. Sauf que ce ne sera qu’un plaisir éphémère qui ne me grandira pas. En fait, je risque simplement de regarder la suite parce que personne n’aime les coïts interrompus et que les quatre premiers épisodes sont si vides de contenus et sous-entendent tellement une suite à venir qu’ils nous laissent sur cette faim qui n’a qu’une envie, prendre sa revanche. Ce n’est pas la poursuite d’un plaisir, mais bel et bien la poursuite d’un contentement promis qui n’a pas été livré.</p>
<p>La culture n’est-elle pas faite pour nous grandir, pour nous exposer le meilleur des autres afin que nous puissions atteindre le meilleur de nous-mêmes?</p>
<p>Du pain et des jeux, d’accord, mais je crois que les jeux peuvent nous élever.</p>
<p>V, que ce soit la série ou la chaine télévisée, ne nous élèvent pas.</p>
<p><span id="more-3029"></span></p>
<p><a href="http://communicationsoffice.tripod.com/3-02.txt" target="_blank">West Wing, Manchester part II</a>, écrit par Aaron Sorkin</p>
<p><a href="http://www.imdb.com/title/tt1307824/" target="_blank">V, la série télévisée</a>, créée et recréée par Kenneth Johnson</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/v-l%e2%80%99horreur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;angoisse hivernale</title>
		<link>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/langoisse-hivernale/</link>
		<comments>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/langoisse-hivernale/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 23:13:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Dorion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Matthieu Dorion]]></category>
		<category><![CDATA[Consommation Noël]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lepanoptique.com/?p=3017</guid>
		<description><![CDATA[Assis sur les genoux d&#8217;un icône marketing, gracieuseté de Coca Cola, le quidam répond à la question fatidique, inévitable.
- Que veux-tu pour Noël?
- L&#8217;objet de mon désir de consommation
- Oh Oh Oh, et c&#8217;est quoi au juste?
- C&#8217;est un objet de consommation
- Et pourquoi, mon petit, veux-tu cela?
- Pour consommer mon désir
- Avec&#8230;
- Un objet de désir
Entre les allées d&#8217;abondances culturelles, je m&#8217;imagine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Assis sur les genoux d&#8217;un icône marketing, gracieuseté de Coca Cola, le quidam répond à la question fatidique, inévitable.</p>
<p>- Que veux-tu pour Noël?<br />
- L&#8217;objet de mon désir de consommation<br />
- Oh Oh Oh, et c&#8217;est quoi au juste?<br />
- C&#8217;est un objet de consommation<br />
- Et pourquoi, mon petit, veux-tu cela?<br />
- Pour consommer mon désir<br />
- Avec&#8230;<br />
- Un objet de désir</p>
<p>Entre les allées d&#8217;abondances culturelles, je m&#8217;imagine cette scène et constate mon embêtement. Le marketing ou son pendant franchouillard, le marchandisage, m&#8217;incite à consommer, désirer, acquérir, échanger au besoin, et ce, quelle que soit la langue du produit convoité.</p>
<p>Mon désir de consommation est grand, ma culture est assoiffée, mais devant ces coffrets alléchants et ces spéciaux conçus pour me permettre de m&#8217;en mettre plus sous la dent, que fais-je? Où suis-je? Que signifient ces transports? Que ne suis-je riche pour m&#8217;enrichir l&#8217;âme.</p>
<p>C&#8217;est Noël et ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;il neige dedans ma tête, mais bien parce que l&#8217;âge du plastique me permet d&#8217;échanger une identification à quatre chiffres, ou olographe, contre des montagnes de biens qui s&#8217;empileront bientôt sur mes tablettes, dans ma bibliothèque, ma discothèque ou ma DVDthèque. Je parle de ces choses qui seront à moi, car à Noël, tant qu’à être sur place, j’aime bien me gâter.</p>
<p>Il sera toujours temps, demain, de payer tout ça, en attendant, je consomme, mais je consomme culturel.</p>
<p>Que c’est bon d’être de retour.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lepanoptique.com/langue-language/francais/langoisse-hivernale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
