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	<title>Le Panoptique &#187; Marc Ouimet</title>
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	<description>Pour plus de perspectives sur les enjeux contemporains / More Perspective on Current International Issues</description>
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		<title>Les technologies intelligentes</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 20:37:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On n’envisage souvent, par rapport aux nouvelles technologies, que leur aspect ludique ou commercial, en oblitérant souvent le rôle de plus en plus important qu’elles occupent dans le milieu de l’éducation. Les environnements numériques d’apprentissage (ENA) constituaient cependant le plat de résistance d’une série de courtes conférences présentées aujourd’hui à ECTO, un espace coopératif pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On n’envisage souvent, par rapport aux nouvelles technologies, que leur aspect ludique ou commercial, en oblitérant souvent le rôle de plus en plus important qu’elles occupent dans le milieu de l’éducation. Les environnements numériques d’apprentissage (ENA) constituaient cependant le plat de résistance d’une série de courtes conférences présentées aujourd’hui à ECTO, un espace coopératif pour travailleurs autonomes logés dans l’ancienne Phonothèque de Montréal.</p>
<p style="text-align: justify;">L’événement, organisé par GTN-Québec (le Groupe québécois de travail sur les normes et standards TI pour l’apprentissage, l’éducation et la formation), regroupait principalement des intervenants du milieu de l’éducation (commissions scolaires, cégeps et universités), ainsi que certains intervenants provenant des entreprises, voire même des travailleurs autonomes (dont moi, clairement minoritaire).</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ce beau monde se rassemblait donc afin de réfléchir collectivement sur l’intégration des TIC en milieu éducatif, tant dans le réseau scolaire qu’en milieu de travail (ce qu’on nomme e-learning). Une occasion unique de réfléchir sur les avancées, les défis et les problématiques de l’intégration des technologies en contexte d’apprentissage.</p>
<p style="text-align: justify;">Difficile de résumer l’ensemble des discussions, dont le fil Twitter peut être retracé : #ena2010 (un des 5 fils les plus dynamiques au Canada à un certain moment de l’événement…). Au-delà des particularités de l’implantation dans différents milieux, auprès de différents clientèles et grâce à diverses technologies, l’expérience des professeurs ayant intégré les interfaces numériques à leur pratique d’enseignement s’est avérée des plus intéressantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Notons ainsi la contribution particulièrement significative de l’historien Jean Benoit qui, dans le cadre d’une charge de cours à l’Université Bishop, a déployé plusieurs plateformes et les a surtout intégrées de façon très efficace à sa matière. Plus qu’un trip de geek, un constat tout en fond : peu importe les technologies utilisées, l’important est que <strong>leur utilisation repose, d’abord et avant tout, sur un design pédagogique réfléchi et efficace</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, si plusieurs professeurs rechignent à utiliser les ENA ou encore les utilisent de façon très minimale (souvent comme dépôt de fichiers), il appert que le frein ne relève pas uniquement d’une barrière technologique. L’exemple de l’historien Benoit montre plutôt que, pour être utilisées vraiment efficacement, les technologies, même éclatées, doivent d’abord et avant tout reposer sur une réflexion pédagogique en profondeur, la pédagogie étant nécessairement affectée par les dynamiques créées par les interfaces utilisées et les interactions qu’elles suscitent.</p>
<p style="text-align: justify;">Une question se pose donc, qui sans doute deviendra un enjeu de plus en plus important à mesure que les technologies numériques deviennent des composantes incontournables, non plus seulement de nos vies personnelles et professionnelles, mais également des salles de classe. Plus que de simples outil s à intégrer, les ENA appellent à repenser les modes de transmission et d’échange de connaissances, l’interaction entre le professeur et ses étudiants. Si cette interaction est elle-même affectée par des contingences telles la taille des classes et le nombre d’étudiants,qui en limite parfois la portée, il reste que la salle de classe ne pourra faire longtemps encore l’économie de modes de communication devenant dominant non seulement en dehors du système d’éducation, mais également en entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Une chose est certaine cependant : il est à la fois réjouissant et rassurant de voir le sérieux et le dynamisme avec lesquels les professionnels présents à ces conférences s’appliquent à développer une utilisation raisonnée et efficace de technologies dont on ne retient trop souvent que le côté frivole ou délétère. Les technologies intelligentes existent et sont supportées par des gens dont l’esprit critique annonce, dans un futur pas si éloigné, une petite révolution dans la passation des connaissances, non pas en évacuant le rapport personnel, mais plutôt en élargissant les possibilités d’interaction entre les différents intervenants du processus d’apprentissage.</p>
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		<title>Loto-Québec sur le web</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 17:42:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On apprend aujourd’hui que Loto-Québec entend développer un portail de jeu en ligne. Le sujet est sensible, le représentant de la santé publique est sur le cul, mais je reste perplexe.
Pas que je sois très pour moi-même, mais seulement il me semble que certains aspects du problème sont contournés.
De un, le jeu en ligne existe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On apprend aujourd’hui que Loto-Québec entend développer un portail de jeu en ligne. Le sujet est sensible, le représentant de la santé publique est sur le cul, mais je reste perplexe.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas que je sois très pour moi-même, mais seulement il me semble que certains aspects du problème sont contournés.</p>
<p style="text-align: justify;">De un, le jeu en ligne existe depuis plusieurs années déjà, a connu une croissance exponentielle et représente aujourd’hui un marché annuel de 26 milliards de dollars. Les sites de poker, par exemple, se mettent solidement en marché, alors qu’on apprend qu’un joueur dépense en moyenne 3 à 4 fois plus sur de tels sites que lorsqu’il joue en chair et en os. Y’a comme pas les jetons qu’on a ou pas en face de soi pour se ramener à sa condition. Et le crédit, et tout et tout.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai deux exemples personnels. Primo, un gars que j’ai connu qui avait pris une couple de bières un soir (probablement mauvais), qui s’est connecté à un tel site et qui a plafonné sa carte de crédit. Drôle, mais pas drôle en même temps. Et mon frérot, qui joue tranquillement sur une base régulière, toujours avec de petites mises mais avec patience et un certain talent, puisqu’il gagne une couple de cent à chaque trimestre je crois.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fond du problème, donc. Il semble bien, d’abord, que le jeu soit pratiquement dans la nature humaine, c’est un peu comme pour les putes ou la drogue, on peut s’offenser et tout, mais il y en a toujours eu et il y en aura toujours. C’est comme ça.</p>
<p style="text-align: justify;">Et comme pour les loteries-vidéo, il semble que le crime organisé occupe l’espace du jeu en ligne. Dans ce cas, on peut difficilement dire que le fait que l’État occupe à son tour cet espace, de façon disons un peu plus responsable et éthique, ne soit un mal. On nous dit qu’on contrôlera l’âge des joueurs, qu’on leur donnera du support et des balises, et que le site sera impiratable. Faudrait quand même pas sous-estimer les Chinois, sur lesquels je reviendrai d’ailleurs bientôt.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, on ne nous dit pas en quoi cela fera disparaître les sites existants et en quoi les internautes n’y auront plus accès. On imagine difficilement un firewall national qui en bloque l’accès comme en Chine. Donc si le site gouvernemental bloque les jeunes et les compulsifs, ceux-ci pourront toujours se retourner sur les sites illégaux, hébergés sur des serveurs logés dans d’obscurs appartements de no man’s land post-soviétiques. Les pédophiles, entre autres exemple méprisable, connaissent bien le truc.</p>
<p style="text-align: justify;">Par-delà toute morale, pour fondée qu’elle puisse être, existe la réalité du Web, et on ne peut pas appuyer sur le bouton précédent sur ce sujet. Reste que l’immédiateté que permet l’Internet apporte visiblement son lot problèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’on se rappelle seulement que les produits dérivés des institutions financières qui ont causé la crise actuelle n’ont été possibles que grâce aux réseaux virtuels, que l’économie financiarisée elle-même ne pourrait être pensée sans l’interconnexion planétaire.</p>
<p style="text-align: justify;">À quand une véritable politique du numérique?</p>
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		<title>Des anniversaires et des désastres</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 16:28:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[CRTC]]></category>
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		<category><![CDATA[Michel Serres]]></category>

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		<description><![CDATA[Retour en blogue et content de le faire, d’autant que ça grouille du côté des technos, beaucoup de choses à souligner et célébrer, et certainement autant à déplorer.
Côté anniversaire, notons d’abord les 40 ans bien sonnés du Net, qui représente en soi un mode sans précédent d’échange et de diffusion d’information et de contenu. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Retour en blogue et content de le faire, d’autant que ça grouille du côté des technos, beaucoup de choses à souligner et célébrer, et certainement autant à déplorer.</p>
<p style="text-align: justify;">Côté anniversaire, notons d’abord les 40 ans bien sonnés du Net, qui représente en soi un mode sans précédent d’échange et de diffusion d’information et de contenu. Je suis de ceux qui croient fermement que nous vivons un changement de paradigme de l’ordre de celui de l’invention (du moins en Occident) de l’imprimerie. Un tournant significatif dans l’histoire de l’humanité. Si vous en doutez, je vous suggère fortement de regarder la conférence suivante de Michel Serres, « Les nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive ». Simplement passionnant.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://interstices.info/jcms/c_33030/les-nouvelles-technologies-revolution-culturelle-et-cognitive" target="_blank">http://interstices.info/jcms/c_33030/les-nouvelles-technologies-revolution-culturelle-et-cognitive</a></p>
<p style="text-align: justify;">Également, on soulignera le 5<sup>e</sup> anniversaire du navigateur Fifrefox, de Mozilla. Mozilla est une obnl californienne qui a récupéré le code source légué à la communauté par le défunt Netscape pour en faire le navigateur le plus sécure, le plus efficace et aussi le plus innovateur, notamment par ses fonctions de personnalisation. À essayer.<a href="http://www.mozilla-europe.org/fr/firefox/"></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.mozilla-europe.org/fr/firefox/">http://www.mozilla-europe.org/fr/firefox/</a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui est des choses à déplorer, mis à part les dernières élections municipales, la corruption et l’impression stérile et pathétique que nous laisse tous les paliers de gouvernement, j’aimerais revenir sur les récents déboires du CRTC. Dans sa grande clairvoyance, notre organisme soi-disant chargé de régulation avait décidé, le printemps dernier, d’opter pour le statu quo dans le dossier des productions numériques.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est-à-dire qu’il avait choisi de ne pas réglementer le secteur des productions numériques afin d’y imposer des quotas de contenu canadien comme pour les autres médias, avec pour effet de ne pas obliger les pouvoirs publics à financer la production de contenu original. Ce qui signifie qu’il faudra attendre encore un sacré bout avant de voire les contenus web indépendants financés par l’État, ce qui est par exemple très emmerdant pour le Panoptique qui n’entre dans aucune case de subventions et qui vivote au bout des bras de ses organisateurs dévoués mais souvent essoufflés.</p>
<p style="text-align: justify;">Et maintenant, enfin il y a quelques semaines, notre cher CRTC décide que les pratiques de Bell, entre autres gros fournisseurs d’accès, qui consistent à réduire la bande passante lors des heures d’achalandage pour « réguler » le trafic, sont légales. Ce qui veut dire que même si vous payez pour du « haute vitesse », vous n’obtenez souvent que du « moyenne vitesse » et encore, et que c’est correct tant que c’est fait avec un certain discernement par le fournisseur. Et tout le monde sait que les fournisseurs, Bell en tête, sont des gens qui ont beaucoup de discernement, surtout quand vient le temps de facturer.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui me donne l’occasion de faire l’apologie des fournisseurs indépendants, qui desservent de mieux en mieux la clientèle, du moins urbaine, les régions étant toujours fort pauvres en accès, ce qui est un autre débat sur lequel je reviendrai.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc, pour de l’accès coopératif : Cooptel</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cooptel.qc.ca/fr-indexe.php" target="_blank">http://www.cooptel.qc.ca/fr-indexe.php</a></p>
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		<title>Hypertextuellement vôtre</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Mar 2009 13:17:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chris Anderson]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors voilà, je m’excuse du silence radio de plus d’un mois, que je justifierai par:
* le souhait que vous lisiez et relisiez mon billet précédent, parce que ces audiences du CRTC étaient très importantes et qu’il fallait s’en souvenir;
* Je travaillais sur autre chose, notamment la captation vidéo de moult conférences de la dernière Nuit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors voilà, je m’excuse du silence radio de plus d’un mois, que je justifierai par:</p>
<p style="text-align: justify;">* le souhait que vous lisiez et relisiez mon billet précédent, parce que ces audiences du CRTC étaient très importantes et qu’il fallait s’en souvenir;<br />
* Je travaillais sur autre chose, notamment la captation vidéo de moult conférences de la dernière Nuit de la Philosophie, qui seront bientôt disponibles en ligne;<br />
* J’étais occupé à cuver mes doléances envers l’institution universitaire, dans son ensemble et en particulier, ce qui n’est pas neuf, mais tout de même prenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus de raisons d’intellectualiser un monde virtuel, plus de prof à impressionner par de fulgurante facultés de synthèse de l’éclaté; je vous rendrai maintenant le fractal de la Toile par tessons bien intentionnés, avec un peu moins de rigueur (à peine) mais plus de verbe, puisque c’est ce qui fait lever les foules.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous voulez des exemples intempestifs qui vous feront friser la souris dans un spasme Giga aux octets turbulents?</p>
<p style="text-align: justify;">Vous doutez de notre interliaison à tous sur cette terre? S’il vous fallait une preuve par la technique, l’Internet Map vous rassurera de notre virtuelle humanité. <a href="http://www.opte.org/maps/" target="_blank">Cliquez ici</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Google cherche. Google présente. Google classe. Google numérise aussi. Des livres. Par millions, de bibliothèques publiques et universitaires. Google possède ensuite les fichiers numériques. Google vendra bientôt l’accès à nos livres, dans nos bibliothèques, chez vous dans votre salon. Big Google. <a href="http://www.ledevoir.com/2009/03/06/237567.html" target="_blank">Cliquez ici</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Free, le livre prochain de Chris Anderson, père de la longue Traînée postmoderne qui enfile les blockbusters à grands coups de contenu éclaté, gratuit et rentable quand même. Genre un nouveau modèle économique? <a href="http://www.wired.com/techbiz/it/magazine/16-03/ff_free" target="_blank">Cliquez ici</a>.</p>
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		<title>Le CRTC, la neutralité d’Internet et le développement d’une stratégie nationale du numérique</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 13:23:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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Des audiences portant sur l’avenir de l’Internet seront tenues par le Conseil de réglementation des télécommunications (CRTC) à partir du 17 février, et ce jusqu’au début mars. Il s’agit de la seconde ronde d’audiences à ce sujet, la première s’étant tenue il y a 10 ans, à un moment où la Toile était sans conteste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div style="thumb"><img src="http://www.lepanoptique.com/images/zen_classic_logo.jpg" alt="" /></div>
<p style="text-align: justify;">Des audiences portant sur l’avenir de l’Internet seront tenues par le Conseil de réglementation des télécommunications (CRTC) à partir du 17 février, et ce jusqu’au début mars. Il s’agit de la seconde ronde d’audiences à ce sujet, la première s’étant tenue il y a 10 ans, à un moment où la Toile était sans conteste beaucoup moins présente dans nos vies. Le CRTC n’avait à ce moment pas jugé nécessaire de réglementer ce secteur des communications, alors peu important, aujourd’hui incontournable.</p>
<p style="text-align: justify;">Les enjeux de cette consultation sont multiples et s’avèreront cruciaux pour l’avenir du développement de l’Internet au pays, de même que des productions s’y déployant. Le CRTC n’avait ainsi, il y a 10 ans, pas jugé bon de réglementer les productions web, n’imposant aucun quota concernant les productions canadiennes, comme c’est pas exemple le cas pour la télévision ou la radio.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, c’est un secret de polichinelle pour quiconque s’est déjà penché sur le financement des productions « interactives » au Canada et au Québec que celui-ci est à la fois des plus restreint, en plus d’être orienté sur un format extrêmement rigide et formaté, soit les productions de type convergent et multiplateforme, c’est-à-dire, grosso modo, les site web allant de paire avec une émission de télé. Il s’agit de la résultante de l’orientation du Fonds des nouveaux médias de Patrimoine Canada, qui a décidé ces dernières années d’axer son financement sur les productions rentables, et non les œuvres indépendantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors même que la SODEC, et ce bien que tout le monde chante les vertus du numérique, n’injecte pratiquement aucune cenne dans la production numérique, seuls quelques minuscules programmes restent en vie, la plupart dédiés aux partenariats entre les institutions publiques et les compagnies privées. Dans ce contexte, une nouvelle réglementation du CRTC obligerait le gouvernement fédéral à injecter beaucoup plus d’argent dans la production de contenu numérique canadien, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle en soi.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, une démarche exploratoire dépassant les préoccupations de la télé-réalité avait été mise de l’avant par les Archives nationales du Canada et visait au développement d’une <a href="http://www.collectionscanada.gc.ca/scin/index-f.html" target="_blank">stratégie canadienne de l’information numérique</a>. Or, il semble bien que le gouvernement conservateur, dans sa grande sagesse et sa vision d’avenir légendaire, ait coupé les vivres au projet ou qu’une quelconque embrouille soit advenue, puisque le rapport final de ces consultations, qui devait être déposé au mois de mai dernier, semble s’être évaporé en même temps que les subventions à la culture.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre enjeu de ces audiences du CRTC, lui aussi d’une importance cruciale, relève de la neutralité d’Internet, un principe défendu aussi hardiment par différents organismes communautaires et regroupements d’utilisateurs que les grandes compagnies de télécommunications s’affairent à le gruger. Le principe peut se définir autour du fait qu’un fournisseur de service ne fait que fournir l’accès à l’Internet et n’est en aucun cas légitime d’intervenir sur le contenu auquel il donne accès.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, plusieurs fournisseurs Internet s’appliquent maintenant à réguler le trafic sur Internet, restreignant d’abord la vitesse des transferts, quand ce n’est pas l’accès à certains sites jugés trop critiques ou déviants. Si une telle pratique peut être compréhensible concernant des sites pédophiles ou prônant l’incitation à la violence ou à la haine, l’atteinte à la démocratie n’est pas loin quand on coupe l’accès à d’autres sites ne proposant qu’une critique virulente du système économique ou politique. Vous voulez des exemples d’actions contrevenant au principe de neutralité de l’Internet : la Chine qui coupe les sites de dissidents, des fournisseurs qui coupent l’accès à de sites les critiquant, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">On consultera à ce sujet le site <a href="http://saveournet.ca/" target="_blank">saveournet.ca</a>, qui se veut un regroupement d’utilisateurs préoccupés par cet enjeu et voulant en faire la promotion lors des prochaines audiences. N’hésitez pas à signer la pétition en ligne, et suivez de près les audiences du CRTC. Si l’échange d’information est fondamental à la vie démocratique, si la production de contenu original et non commercial est fondamentale à la vie culturelle d’un pays ou d’une nation, les semaines qui viennent pourraient bien déterminer le portrait de notre culture numérique nationale pour les 10 prochaines années…</p>
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		<title>Communautique et les technologies citoyennes</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 13:34:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
J’arrive tout juste du Forum ouvert 3.0 de Communautique, un organisme communautaire montréalais travaillant à favoriser l’implantation et l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC) auprès d’organismes communautaires et de groupes sociaux défavorisés.
L’initiative du Forum ouvert, qui en est à sa troisième édition, vise à ouvrir un espace de débat et de rencontre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="thumb"><img src="http://www.lepanoptique.com/images/flyer_forum3.gif" alt="" /></div>
<p style="text-align: justify;">J’arrive tout juste du Forum ouvert 3.0 de <a href="http://www.communautique.qc.ca/" target="_blank">Communautique</a>, un organisme communautaire montréalais travaillant à favoriser l’implantation et l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC) auprès d’organismes communautaires et de groupes sociaux défavorisés.</p>
<p style="text-align: justify;">L’initiative du Forum ouvert, qui en est à sa troisième édition, vise à ouvrir un espace de débat et de rencontre entre intervenants œuvrant dans le milieu des technologies citoyennes, principalement dans le communautaire. Au menu cette année, d’abord une table ronde regroupant Michelle Blanc (<a href="http://www.michelleblanc.com/" target="_blank">conseillère en marketing web</a>), René Barsalo (directeur recherche et stratégie à la <a href="http://www.sat.qc.ca/" target="_blank">Société</a><a href="http://www.sat.qc.ca/" target="_blank"> des arts technologiques – SAT</a>) et Yves Otis (co-fondateur de <a href="http://www.percolab.com/site/Accueil" target="_blank">Percolab</a>, une boîte spécialisée en techno-pédagogie), suivie de 14 « nano-conférences » d’à peine 6 minutes et permettant à différents intervenants de venir présenter leur travail touchant aux technologies citoyennes.</p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Évidemment, il m’est difficile de résumer une table ronde d’une heure, suivie d’un marathon de 14 conférences qui, pour brèves qu’elles aient pu être, n’en étaient pas moins denses, stimulantes et instructives. Je retiendrai cependant, pour brosser un portrait nécessairement bref et tronqué des discussions, la dénonciation de l’appropriation commerciale des réseaux, les nombreuses initiatives citoyennes offrant un espace de débat démocratique et d’action concertée entre intervenants d’horizons divers et, surtout, le constat de la nécessité d’une initiative gouvernementale, sinon sociétale, pour le développement d’un plan du numérique ancré dans une vision globale de la société et de la culture québécoises.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Comme on l’indique sur le site web du projet, <a href="http://www.unplannumeriquepourlequebec.com/" target="_blank">www.unplannumeriquepourlequebec.com</a>, le projet vise à:</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">« doter le Québec d’une stratégie numérique qui lui permette de faire rayonner la société québécoise dans chacune des facettes où elle se distingue aujourd’hui, de mobiliser la communauté autour d’un projet rassembleur et inclusif reflétant les besoins de la population québécoise, des individus et des groupes mobilisés par l’élaboration du «plan numérique pour le Québec» invitent la population à proposer des candidates et candidats en vue d’une élection populaire d’une ou d’un ministre du Développement numérique du Québec. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Ce besoin d’une représentation et, plus largement, d’une réflexion de fond à donner au développement numérique s’inscrit dans une prise en compte de l’omniprésence des TIC dans nos modes de travail et de vie, et de la nécessité d’une appropriation réflexive de celles-ci qui considère ses enjeux et implications sociaux et culturels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Ce qui me frappe toujours quand j’étudie l&#8217;histoire de l’informatique ou encore en fréquentant les cercles indépendants – et très souvent de gauche – et/ou communautaires, c’est l’omniprésence d’une culture démocratique très ouverte, quasi-libertaire. Un peu comme si la technologie devenait un enjeu de société par lequel pouvait être renouvelée et vivifiée la démocratie. Devant les monopoles des infrastructures, le ton est à la résistance, au développement de solutions alternatives, à la sauvegarde du libre accès à l’échange d’information. Dans un tel contexte, l&#8217;appropriation de la technologie participe d&#8217;une résistance aux pressions du système économique marchand, la Toile faisant lieu de métaphore et de lieu d&#8217;action démocratiques. Penser l&#8217;Internet pluriel, c&#8217;est également refuser l&#8217;homogénéisation marchande et instrumentale de la société, et aussi utiliser la technologie comme moteur de développement social et culturel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Je ressors plus que jamais convaincu de l’importance fondamentale de réfléchir de façon critique le développement des nouvelles technologies et son impact sur nos sociétés, tant au niveau démocratique (libre-accès et libre-expression) que culturel (transmission, voire construction des connaissances). Devant l’inertie imbécile de nos différents paliers de gouvernement et sur laquelle je reviendrai plus en longueur, les initiatives communautaires apparaissent comme un pôle de développement et de réflexion aussi dynamique qu’essentiel. Comme j’ai cependant pu le constater lors de la table ronde, des intervenants ouverts et critiques de différents milieux (marketing, arts et technologie) peuvent apporter, chacun, un éclairage à la fois différent et complémentaire. Ne reste qu’à espérer que de tels espaces de rencontre se multiplient et finissent par faire prendre conscience à nos politiciens de l’urgence de développer une approche concertée et réfléchie du numérique, comme c’est notamment le cas de la <a href="http://francenumerique2012.fr/" target="_blank">France</a>, et aussi des États-Unis.</span></p>
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		<title>Le Blackberry et l’isolement du Président</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jan 2009 14:37:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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Alors ça y est, le Président Obama et les services secrets se sont entendu, il pourra conserver son Blackberry, et ce malgré les sourcillements des hommes en noir. L’ordinateur portatif de M. Obama faisait déjà coulé de l’encre depuis un moment, son propriétaire y étant fortement attaché et en faisant grand usage, alors que tous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="thumb"><img src="http://www.lepanoptique.com/images/Barack-Obama-holds-his-Bl-001.jpg" alt="" /></div>
<p style="text-align: justify;">
Alors ça y est, le Président Obama et les services secrets se sont entendu, il pourra conserver son Blackberry, et ce malgré les sourcillements des hommes en noir. L’ordinateur portatif de M. Obama faisait déjà coulé de l’encre depuis un moment, son propriétaire y étant fortement attaché et en faisant grand usage, alors que tous entrevoyaient que les protocoles de sécurité de la présidence lui en rendraient l’usage difficile.</p>
<p style="text-align: justify;">On permet donc au président de conserver son engin, et donc un lien virtuel – quoique direct – avec le monde extérieur, plus particulièrement avec certains privilégiés, dont des amis. Ce qui semble maintenant anodin pour le citoyen moyen ne l’était point pour l’homme le plus puissant du monde, sa garde rapprochée se souciant du possible piratage de ses communications. Rappelons d’ailleurs que les deux présidents précédents, Bush et Clinton, s’étaient même fait interdire l’usage du courriel, ce qui frise l’inimaginable en 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Outre cet incident, la dernière campagne, en fait celle de Barack Obama, nous a montré l’incroyable outil de pénétration et de liaison de la population que représentait l’Internet. La collecte de fond du futur président a atteint des records, notamment grâce aux petits dons de particuliers, qui l’appuyaient par l’entremise de son site web. Non seulement celui-ci permettait-il de récolter des fonds, mais il entretenait également le lien (par courriel) et la discussion (par blogue) avec les supporteurs</p>
<p style="text-align: justify;">Plus que jamais, et au-delà des discours de geeks et des publicités de fournisseurs de services, il appert que l’Internet, notamment par sa migration sur les plateformes mobiles telles les ordinateurs portatifs (PDA) et les téléphones cellulaires, est devenu omniprésent dans nos modes de travail, voire même dans nos modes de vie. Faut-il s’en réjouir ou plutôt se poser de sérieuses questions devant le fait qu’un nombre grandissant de personnes ne puissent pratiquement plus se passer de leur appendice technologique?</p>
<p style="text-align: justify;">Disons que, dans le cas présent, si l’outil peut permettre de césurer quelque peu la bulle contrôlant l’information se rendant aux puissantes oreilles présidentielles et permettre à celui-ci de garder un lien plus direct avec le reste du monde, eh bien nous en aurons à tout le moins trouvé une utilisation valable. L’autre bonne nouvelle serait que ledit sieur Obama s’apprêterait à assouplir l’application des législations votées dans la foulées du 11 septembre et permettant à Big Brother d’épier les conversations et échanges virtuels jugés suspects, et qui faisaient des technologies de communication de véritables outils de surveillance.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ceci est fort intéressant. Il sera également intéressant de se pencher sur les gestes canadiens et québécois en matière de technologies de l’information. Ce n’est que partie remise.</p>
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		<title>Portrait à gros traits du Web 2.0</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jan 2009 13:38:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mais qu’est-ce donc que ce Web 2.0 dont tout le monde parle, mot-valise s’il en est un, buzz word jusqu’à la nausée? Sincèrement, je ne crois pas avoir entendu d&#8217;autre mot dont on parle sans arrêt pour dire un peu tout et n’importe quoi. Ah non, attendez, ça me revient, il y a aussi la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mais qu’est-ce donc que ce Web 2.0 dont tout le monde parle, mot-valise s’il en est un, <em>buzz word</em> jusqu’à la nausée? Sincèrement, je ne crois pas avoir entendu d&#8217;autre mot dont on parle sans arrêt pour dire un peu tout et n’importe quoi. Ah non, attendez, ça me revient, il y a aussi la fameuse « modernité » dans les cours d’histoire du Québec, dont on parle sans cesse sans jamais la définir, comme si d’en parler souvent aller finir par nous créer une image mentale se passant d’explications. Bon, comme le prof en question a finit par perdre sa job, j’essaierai d’être plus rigoureux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Web 2.0, donc. L’expression vient de Tim O’Reilly, directeur des éditions du même nom et qui font autorité dans le milieu de l’informatique. <a href="http://www.oreillynet.com/pub/a/oreilly/tim/news/2005/09/30/what-is-web-20.html" target="_blank">O’Reilly évoqua le terme de Web 2.0</a> afin d’identifier l’évolution récente de plusieurs interfaces web permettant une interaction entre l’utilisateur et le créateur/administrateur du site, voire entre les utilisateurs eux-mêmes. Cette interactivité se distinguait donc fondamentalement des premiers sites statiques programmés en HTML (1.0), ou même des sites dynamiques générant leurs pages à partir d’une base de données (1.5).</p>
<p style="text-align: justify;">Les interfaces les plus connues relevant du Web 2.0 sont évidemment les blogues et les wikis, dont l’immense popularité ont fondamentalement changé le visage du Web, permettant aux usagers de publier directement sur la Toile, de s’échanger du contenu, bref de <em>participer</em>. S’ajoute à cela les sites de partage (YouTube, Flick, etc.), l’agrégation de contenu (RSS), la folksonomie (les tags). On remarquera l’accent mis sur les relations horizontales, l’absence de hiérarchie, bref la mise en commun en fonction d’intérêts ou de caractéristiques convergents, tant pour l’information que pour les individus (voir les sites de réseautage social, Facebook au premier chef).</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà pour la définition. Passons aux implications. Dans un premier temps, et c’est le constat le plus évident et le plus répandu, le passage au 2.0 marque sans conteste une démocratisation des possibilités de publication offerte par l’Internet. De fait, l’explosion du contenu maintenant disponible sur le Web est sans précédent, ce qui a poussé Chris Anderson, rédacteur en chef de la revue <em>Wired</em>, à développer l’idée de <a href="http://www.wired.com/wired/archive/12.10/tail.html" target="_blank"><em>Long Tail</em></a> (longue traînée) pour illustrer l’immense diversité du contenu offert sur le Web.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, plus d’un auteur, notamment dans le milieu académique, a soulevé l’immense bruit que représente ce foisonnement de contenu, au sein duquel on trouve d’abord énormément de bouette. D’une certaine façon, c’est tout le principe d’autorité de l’auteur et du processus d’édition qui se trouve court-circuité par ces technologies, tout un chacun pouvant se proclamer auteur et faire part au monde de son intérieur. Un peu comme nous le faisons sur ces blogues. Comme si tout le monde avait quelque chose de véritablement intéressant et pertinent à dire, ce qui est loin d’être certain.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment juger le Web 2.0? La cause est difficile, puisque plurielle et protéiforme. Qu’on aime ou pas, le Web 2.0 est trop bien implanté pour pouvoir revenir en arrière, ce qui n’empêche pas de s’interroger sur les implications profondes de ses pratiques. À titre d’exemple, le cas de l’encyclopédie en ligne <em>Wikipédia</em> induit un questionnement de fond sur la valeur d’un savoir collaboratif et soumis à aucune autorité (académique) traditionnellement reconnue comme légitime concernant l’énonciation du savoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela vous intéresse? Moi aussi. Mais j’arrête ici, j’ai besoin de me garder du jus pour mes billets à venir. Au plaisir de débattre.</p>
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		<title>Introduction aux logiciels libres</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jan 2009 13:42:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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Alors alors. Je vous ai convaincu d&#8217;essayer Ubuntu? Vous êtes perplexes devant un pingouin aussi polymorphe que Tux (c&#8217;est le nom de la mascotte de Linux)? Bref, l&#8217;installation d&#8217;un nouveau système d&#8217;exploitation vous donne des boutons même si ça a l&#8217;air cool, vous préfèreriez quelques chose d&#8217;un peu plus soft. Bon, d&#8217;accord.
Parlons donc de logiciels [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="thumb"><img src="http://www.lepanoptique.com/images/logos.jpg" alt="" /></div>
<p style="text-align: justify;">Alors alors. Je vous ai convaincu d&#8217;essayer Ubuntu? Vous êtes perplexes devant un pingouin aussi polymorphe que Tux (c&#8217;est le nom de la mascotte de Linux)? Bref, l&#8217;installation d&#8217;un nouveau système d&#8217;exploitation vous donne des boutons même si ça a l&#8217;air cool, vous préfèreriez quelques chose d&#8217;un peu plus soft. Bon, d&#8217;accord.</p>
<p style="text-align: justify;">Parlons donc de logiciels libres, sujet vaste s&#8217;il en est un, et dont j&#8217;avais déjà commencé à vous parler dans mon billet précédent. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un logiciel libre? Tout d&#8217;abord, c&#8217;est un logiciel dont le code source est accessible (d&#8217;où l&#8217;appellation &laquo;&nbsp;<em>Open Source</em>&laquo;&nbsp;), à l&#8217;encontre des logiciels propriétaires, qui ne dévoilent jamais leur code source, ce qui empêche &#8211; du moins légalement &#8211; toute modification ou adaptation du logiciel par les utilisateurs. Le logiciel libre se définit ainsi par quatre libertés, soit:</p>
<p style="text-align: justify;">1- <strong>La liberté d&#8217;exécuter</strong>, d&#8217;utiliser le logiciel de toutes la façons possibles et sans restrictions;</p>
<p style="text-align: justify;">2- <strong>La liberté d&#8217;étudier </strong>le fonctionnement du programme, ce qui nécessite l&#8217;accès au code source, et la possibilité de le modifier, de l&#8217;adapter à ses besoins;</p>
<p style="text-align: justify;">3- <strong>La liberté de redistribuer</strong> des copies du logiciel, et ce gratuitement;</p>
<p style="text-align: justify;">4- <strong>La liberté d&#8217;améliorer </strong>le programme et de rendre le produit de son travail public, accessible aux autres.</p>
<p style="text-align: justify;">De fait, ces libertés n&#8217;ont rien d&#8217;incroyable, mais se sont imposées comme nécessaires devant l&#8217;hégémonie que Microsoft construisait au début des années 1980 autour de ses systèmes d&#8217;exploitation, à la fois payants mais nécessaires au fonctionnement d&#8217;un ordinateur. Dans ce contexte, un programmeur américain, Richard Stallman, développa le <a href="http://www.gnu.org/" target="_blank">projet GNU</a>, dont le but était de mettre sur pied une plateforme libre et gratuite permettant l&#8217;utilisation d&#8217;un ordinateur. Voilà d&#8217;ailleurs comment la plateforme GNU servit de base au développement du système d&#8217;exploitation Linux, développé par Linus Torvalds à partir de 1991 et dont je présentais la distribution Ubuntu dans mon billet précédent.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin de financer son projet, Stallman mis sur pied la <a href="http://www.fsf.org/" target="_blank">Free Software Foundation</a>, qui développa également le concept de logiciel libre et, éventuellement, de licence libre, proposant alors un modèle de licence alternatif au modèle propriétaire et marchand, les licences libres (<em>Copyleft</em>, contre les <em>Copyrights</em>) étant à l&#8217;origine des <a href="http://www.creativecommons.org/" target="_blank">Creative Commons</a>, des licences libres s&#8217;adaptant à toute forme de production culturelle, tant intellectuelle qu&#8217;artistique.</p>
<p style="text-align: justify;">En somme, si les logiciels libres ne sont pas neufs pour les geeks intéressés par l&#8217;informatique, et particulièrement par l&#8217;informatique disons de gauche (parce qu&#8217;une telle chose existe), il reste que ces logiciels connaissent, depuis quelques années, un essor inédit et concurrencent de plus en plus sérieusement les logiciels propriétaires, ce qui n&#8217;est pas sans rendre certains éditeurs nerveux, Microsoft au premier chef.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un premier temps, mentionnons d&#8217;abord <a href="http://www.mozilla.org/" target="_blank">Mozilla</a>, un organisme sans but lucratif californien qui a hérité du code source que Netscape a légué à la communauté après s&#8217;être fait tassé par Internet Explorer de Microsoft, à la fin des années 1990. Mozilla a ainsi développé <a href="http://www.mozilla.com/firefox" target="_blank">Firefox</a>, un navigateur léger, rapide et sécure, libre et aisément adaptable, permettant aux usager de développer des applications complémentaires et des thèmes à volonté. L&#8217;essor de Firefox est remarquable depuis quelques années, lui qui occupe maintenant environ 20% des parts de marché des navigateurs et dont le dynamisme du développement a souvent laissé Internet Explorer à la traîne, réduisant ce dernier à reproduire les innovations de son concurrent non-commercial. Mentionnons également que Mozilla a développé <a href="http://www.mozilla.com/thunderbird" target="_blank">Thunderbird</a>, un client courriel concurrencant Outlook et présentant les même posibilités de personnalisation que Firefox. Ces logiciels sont évidemment disponibles gratuitement sur le web, et ce dans toutes les langues, en plus d&#8217;être compatibles sur toutes les plateformes, que ce soit Windows, Mac ou Linux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le même principe est valable pour la suite <a href="http://www.openoffice.org/" target="_blank">Open Office</a>, qui contient à peu de choses près les mêmes logiciels et fonctionalités que la suite Office, de Microsoft. Autrefois un peu moins soignée que son concurrent, la suite Open Office, dans sa version 3.0, atteint un sommêt de précision et d&#8217;ergonomie, présentant une alternative aussi polyvalente que fiable &#8211; sans compter le gros 0$ qu&#8217;elle coûte &#8211; aux outils de Microsoft. Mentionnons finalement l&#8217;éditeur graphique <a href="http://www.gimp.org/" target="_blank">GIMP</a> qui, sans être aussi développé que Photoshop d&#8217;Adobe, permet cependant de travailler des images jusqu&#8217;à un certain niveau de complexité, et ce de façon aussi libre que gratuite.</p>
<p style="text-align: justify;">Les logiciels libres présentent donc une alternative aussi dynamique qu&#8217;intéressante aux logiciels propriétaires et participent en même temps d&#8217;une réappropriation démocratique de la technologie, permettant d&#8217;avoir prégnance sur elle et de participer à son développement et son adaptation aux besoins de ses usagers. Vous ne perdez rien à les essayer, que quelques minutes d&#8217;installation, et entrerez peut-être dans un monde qui changera votre regard sur l&#8217;informatique, qui n&#8217;est pas que marquée par la domination de géants, mais constitue également le lieu de pratiques collaboratives que le reste de la société gagnerait à intégrer davantage.</p>
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		<title>Windows n&#8217;est pas inéluctable</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jan 2009 13:46:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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Alors voilà. Les geeks n&#8217;apprendront certainement rien de neuf dans ce billet, mais pour la moyenne des ours, il risque d&#8217;y avoir quelques trouvailles.
Combien de fois avez-vous ragé devant Windows qui plante, devant Word qui vous bouffe deux heures de travail, devant Outlook qui vous efface vos courriels des quatre derniers mois. Vous vous dites [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="thumb"><img src="http://www.lepanoptique.com/images/tux_montage.jpg" alt="" /></div>
<p style="text-align: justify;">Alors voilà. Les geeks n&#8217;apprendront certainement rien de neuf dans ce billet, mais pour la moyenne des ours, il risque d&#8217;y avoir quelques trouvailles.</p>
<p style="text-align: justify;">Combien de fois avez-vous ragé devant Windows qui plante, devant Word qui vous bouffe deux heures de travail, devant Outlook qui vous efface vos courriels des quatre derniers mois. Vous vous dites que vous devez tout réinstaller, mais voilà, vous n&#8217;avez pas les disques originaux, parce qu&#8217;il aurait fallut débourser une fortune pour vous les procurer, même si votre ordinateur ne vous sert pas à grand chose sans ces logiciels.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez peut-être un ami un peu geek mais utile en ce genre de situation, qui fait des trucs louches le soir mais qui possède des versions pirates qui, vous l&#8217;espérer, fonctionneront sur votre machine. Vous vous voyez déjà ricannant et réjouit de crosser Bill Gates. Évidemment, vous n&#8217;êtes pas le seul, c&#8217;est un sentiment légitime, c&#8217;est même un plaisir de la vie pour plusieurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a d&#8217;autres solutions. Évidemment, vous pensez tout de suite aux apôtres de Mac, qui se pavanent avec leur bidules compatibles et tellement tendance. Puis vous vous rappeller que votre budget ne vous permet pas d&#8217;acheter tous ces gadgets, pour intéressants et ergonomiques qu&#8217;ils soient. Et que, comme pour Microsoft, il faut payer pour tout, donc on ne se retrouve pas plus avancé.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors quoi? Ben le pingouin. Linux. Regardez comme il s&#8217;adapte à toutes les situations. Un trip de programmeurs, de geeks? Mais non. Voyez comme il sait faire la fête. Dans les faits, s&#8217;il est vrai que Linux fut longtemps complexe et rébarbatif pour l&#8217;ensemble de la population normalement contituée, ce n&#8217;est plus vrai. Une distribution comme Ubuntu, qui gagne fulgureusement en popularité depuis quelques années, est des plus accessibles, gratuite, disponible en ligne, propose une interface graphique au moins aussi conviviale que Windows, et s&#8217;installe encore plus facilement que le bébé de Bill.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous restez perplexes? &laquo;&nbsp;Est où la pogne?&nbsp;&raquo;, comme disait Caton l&#8217;Ancien? Savez-vous quoi? Il n&#8217;y en a pas. Linux est un système d&#8217;exploitation libre, développé par une communauté de contributeurs qui s&#8217;échangent les fruits de leur travail, et le rendent accessible à tous. Comme une utopie libertaire et binaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Et vous savez le plus beau de l&#8217;histoire? Ubuntu, qui est version spécifique de Linux, vient équipée de toute une suite bureautique, Open Office, complètement gratuire, libre, et compatible avec toutes les plateformes (Windows, Mac, Linux). Mieux encore, vous pouvez télécharger des miliers de logiciels gratuits, qui s&#8217;installent tout seuls, une vraie merveille. Effectivement, il y a un peu d&#8217;ajustements à faire, mais pas plus que lorsqu&#8217;on prend le temps d&#8217;installer Windows décemment. Et il y a une <strong>énorme</strong> communauté qui s&#8217;échange des trucs et des solutions sur des forums, il n&#8217;y a qu&#8217;à chercher.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous êtes curieux, vous voulez maintenant l&#8217;essayer. Pas de problème. Seulement qu&#8217;à aller télécharger la dernière version d&#8217;Ubuntu sur le site de l&#8217;organisme (dont le siège social principal se trouve d&#8217;ailleurs à Montréal), puisqu&#8217;une nouvelle version sort tous les 6 mois. Et avant que vous ne le demandiez, oui, les mises à jours se font toutes seules. Vous télécharger l&#8217;image CD, la graver, et démarrez votre ordinateur avec le CD dedans. Frileux d&#8217;installer la chose si rapidement? C&#8217;est normal, il n&#8217;y a rien comme essayer.</p>
<p style="text-align: justify;">Démarrez donc votre ordinateur, et roulez le CD en mode essai, ce qui vous permet de charger virtuellement le système d&#8217;exploitation et de le tester. Pour l&#8217;installer, vous redémarrez, et choisissez l&#8217;option d&#8217;installation. Vous ne voulez pas pour autant perdre Windows? Aucun problème, vous n&#8217;avez qu&#8217;à partitionner votre disque dur, conserver Windows sur l&#8217;une d&#8217;elles et installer Ubuntu sur l&#8217;autre. Un outil très convivial vous permet de le faire sans peine. Vous disposerez alors d&#8217;une fenêtre apparaissant au démarrage de votre ordinateur et vous demandant quel système d&#8217;exploitation vous désirez démarrer.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ubuntu-fr.org/" target="_blank">http://www.ubuntu-fr.org</a></p>
<p style="text-align: justify;">Vous en bavez n&#8217;est-ce pas? Vous voulez savoir la meilleure? Les virus sont quasi-inexistants sur Linux, toute la merde étant programmée pour Windows, que la grande majorité des gens utilise. Quoi d&#8217;autre? Si votre Mac est récent, Linux fonctionne aussi dessus, pour peu que votre processeur soit d&#8217;Intel.</p>
<p>Si vous voulez d&#8217;autes précisions, faites-le moi savoir, je creuserai plus en profondeur, ce qui est un plaisir, j&#8217;adore avoir les mains sales. Et ce n&#8217;est qu&#8217;un début.</p>
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		<title>Entrée en matière</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Jan 2009 13:48:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Ouimet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Marc Ouimet]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce blogue vise à démystifier les nouvelles technologies, qui progressent et envahissent nos vies à un rythme ahurissant. Alors que la plupart des acteurs de ce milieu ne pensent qu&#8217;à développer toujours plus de gadgets et fonctionalités souvent ésothériques, ce blogue se veut un espace de réflexion sur l&#8217;impact profond de ces technologies sur nos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce blogue vise à démystifier les nouvelles technologies, qui progressent et envahissent nos vies à un rythme ahurissant. Alors que la plupart des acteurs de ce milieu ne pensent qu&#8217;à développer toujours plus de gadgets et fonctionalités souvent ésothériques, ce blogue se veut un espace de réflexion sur l&#8217;impact profond de ces technologies sur nos vies, ainsi que sur les enjeux sociaux et culturels des technologies numériques. Ouvertement critique face au modèle marchand, ce blogue tentera de démystifier les problématiques de la fracture numérique entre les riches et les pauvres, entre le nord et le sud, des logiciels libres, des communautés associatives développant des solutions libres d&#8217;accès pour tout un chacun, ainsi que des stratégies entourant l&#8217;édition numérique de contenu culturel. Penser les technologies comme participant d&#8217;un monde qui doit lui-même impérativement remettre en cause ses modes de fonctionnnement, sa logique, son rapport au monde, plutôt que de continuer la fuite vers l&#8217;avant. Vos commentaires sont attendus avec impatience.</p>
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