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	<title>Le Panoptique &#187; Ariane De Blois</title>
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	<description>Perspectives sur les enjeux contemporains &#124; More Perspective on Current International Issues</description>
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		<title>La Biennale de Venise : penser, ressentir l’art autrement</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Nov 2007 19:36:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane De Blois</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bili Bidjocka]]></category>
		<category><![CDATA[Malick Sidibé]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Calle]]></category>

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		<description><![CDATA[Considérée comme l’un des plus importants événements d’art contemporain dans le monde, la Biennale d’art contemporain de Venise présentait cette année (du 10 juin au 21 novembre 2007) sa 52e exposition. Intitulée Pense avec tes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Considérée  comme l’un des plus importants événements d’art contemporain dans le monde, la <em>Biennale  d’art contemporain de Venise</em> présentait cette année (du 10 juin au 21  novembre 2007) sa 52e exposition.  Intitulée <em>Pense avec tes sens – Ressens avec ton esprit. L’art au présent</em><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#r1">(1)</a><a name="t1"></a>, cette édition, dirigée par Robert Storr, encourageait les spectateurs à considérer conjointement les pôles dichotomiques – sensation/concept, plaisir/douleur, intuition/réflexion critique, par exemple – qui nourrissent concurremment la vie humaine et, par le fait même, les productions artistiques. </strong></p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><img title="Masked (Vidéo d’art, 2’28”)" src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/16/art-venise.jpg" alt="Masked (Vidéo d’art, 2’28”)" width="294" height="214" /><br />
Ingrid Mwangi, <em>Masked (Vidéo d’art, 2’28”)</em>, 2000<br />
<em>(Avec la courtoisie de Sindika Dokolo collection<br />
africaine d’Art contemporain et du Festival<br />
de la biennale de Venise.) Tous droits réservés.</em> ©</div>
<p style="text-align: justify;">Présentant le travail de plus d’une centaine d’artistes internationaux en provenance de 76 pays différents, la Biennale a certes réussi à offrir une programmation d’œuvres de qualité qui, pour la plupart, alliaient recherche narrative, formaliste et conceptuelle, répondant ainsi à la prémisse de l’événement appelant à la rencontre entre le sensoriel et l’entendement. Sans pour autant s’effacer, les artistes présentés se sont montrés particulièrement sensibles à la réalité de leurs semblables. Loin d’être centrées sur le <em>moi</em>, leurs œuvres s’intéressaient généralement à l’autre, aux autres et portaient ainsi un regard probant sur le monde contemporain. Inauguré cette année, le pavillon africain en particulier a retenu mon attention, puisqu’il présentait des œuvres percutantes – comme <em>L’écriture infinie #3</em> (2007) de Bili Bidjocka – que le public a rarement l’occasion de voir. Incontournable était également le pavillon français qui, exposant le travail de Sophie Calle, réservait une place d’honneur aux femmes de carrière.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’art africain pourquoi faire?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Laissée sans réponse, la question «L’art africain pourquoi faire?», posée par l’artiste camerounais Bili Bidjocka au sein de son oeuvre <em>L’écriture  infinie #3</em> (2007), est sémantiquement fort riche, puisqu’elle sous-tend un questionnement se rapportant à la fois à la fonction de l’art africain et à la place qui lui est réservée par la sphère artistique. Bien que le monde de l’art actuel ne cautionne plus l’exclusion des femmes et des artistes non caucasiens comme l’avait explicitement fait la tradition artistique<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#r2">(2)</a><a name="t2"></a>, il n’en demeure pas moins, encore aujourd’hui, que de nombreux artistes, socialement en marge ou en provenance de pays socio-économiquement défavorisés, ne trouvent pas de plateforme de diffusion. C’est le cas des artistes africains dont le travail est très peu présenté sur la scène internationale. Conséquemment, l’espace accordé aux discours africains dans le domaine artistique s’avère – comme dans pratiquement toutes les sphères sociales en Occident – d’importance mineure; si l’on parle parfois de l’Afrique, on écoute peu ses habitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis sa fondation en 1895, c’est la première fois que la Biennale de Venise consacre un pavillon à l’art africain. Ce geste, aussi tardif soit-il pour une institution à caractère international, a (enfin!) permis à un certain nombre d’artistes du continent africain d’être entendus.</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p>Loin des passions stériles et des idées reçues. Loin des projections fantasmatiques et des vieilles certitudes. Les artistes représentés ne recherchent ni reconnaissance ni sympathie. Ils s’expriment, simplement. Et leurs voix, nourries par des siècles d’histoire, s’élèvent avec une force et une énergie renouvelées<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#r3">(3)</a><a name="t3"></a>.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Certes, c’est avec une grande éloquence et sous diverses formes plastiques que les artistes, choisis par les commissaires Simon Njami et Fernando Alvim à même la collection de Sindika Dokolo<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#r4">(4)</a><a name="t4"></a>, s’expriment, se penchant notamment sur des problématiques propres à leur réalité. Manifestement, la pandémie du SIDA, les problèmes liés à la pauvreté et la violence qui sévit les inquiètent, de même que les entreprises coloniales ont marqué – avec raison – leur imaginaire<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#r5">(5)</a><a name="t5"></a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Composée de 14 plaques métalliques fixées au mur, l’œuvre<em> L’écriture  infinie #3</em> de Bili Bidjocka révèle de façon intimiste le désarroi de  l’artiste face au mal-être de son pays d’origine<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#r6">(6)</a><a name="t6"></a>. Gravées sur chacune des plaques, diverses inscriptions – «Le 27 avril 1962», «L’art de la guerre», «De la grandeur à la disparition», «Ma tristesse infinie» – se terminant toutes par la locution interrogative «Pourquoi faire?», ponctuent l’ensemble de l’œuvre. Habituellement utilisées pour commémorer des événements factuels reconnus officiellement, les plaques évoquent plutôt, ici, les dédales mnésiques d’un individu (l’artiste?) traversé par la douleur. L’effet d’accumulation, créé par la répétition des «pourquoi faire?», laisse croire, tel que l’indique le titre de l’œuvre, que les inscriptions de Bidjocka auraient pu s’additionner à l’infini.</p>
<p style="text-align: justify;">Placé au coeur de l’installation, un immense livre permet aux différents spectateurs de prendre part à l’œuvre en réagissant par écrit aux propos de l’artiste (ou à ceux laissés par un autre visiteur). Captés par une caméra en plongée, les échos des participants, projetés au dessus de la question centrale «L’art africain pourquoi faire?», nourrissent l’ensemble de l’œuvre. Loin de s’inscrire dans un système clos,<em> L’écriture infinie #3</em> s’offre comme un  espace de dialogue entre l’artiste et les spectateurs. Un espace multiple où  chacun peut y mettre du sien.</p>
<p style="text-align: justify;">Présenté sur le site de l’Arsenal, le travail du photographe malien Malick Sidibé a été célébré chaleureusement cette année. Âgé de 71 ans, le portraitiste dont l’œuvre porte sur la vie quotidienne des habitants de Bamako a reçu le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière. Attribué pour la première fois à un artiste du continent africain, ce prix, saluant un photographe exceptionnel, souligne l’importance de l’art africain au sein de l’art actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">La récompense de Sidibé tout comme l’instauration du nouveau pavillon sont de petits pas sur une longue route pavée. La question se pose: quand les pays africains auront-ils leurs pavillons nationaux<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#r7">(7)</a><a name="t7"></a>?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Place aux femmes : Sophie Calle et ses acolytes</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>J’ai reçu un mail de rupture. Je n’ai pas su répondre.</em><br />
<em>C’était comme s’il ne m’était pas destiné.</em><br />
<em>Il se terminait par les mots: Prenez soin de vous.</em><br />
<em>J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre.</em><br />
<em>J’ai demandé à 107 femmes, choisies pour leur métier,</em><br />
<em>d’interpréter la lettre sous un angle professionnel.</em><br />
<em>L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter.</em><br />
<em>L’épuiser. Comprendre pour moi.</em><br />
<em>Parler à ma place.</em><br />
<em>Une façon de prendre le temps de rompre.</em><br />
<em>Prendre soin de moi</em><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#r8">(8)</a><a name="t8"></a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant une anecdote intimiste et autobiographique comme point d’ancrage – un courriel de rupture auquel elle n’a pas su répondre –, Sophie Calle, choisie une seconde fois pour représenter la France à Venise, s’est ingénieusement tue afin de céder la parole à 107 femmes de métier et de talent pour constituer son œuvre <em>Prenez soin de vous</em> – faisant ainsi surpasser le nombre de femmes présentes à l’événement artistique vénitien à celui des hommes. De la commissaire de police en passant par la latiniste, de la psychiatre à la correctrice ou encore de Christine Angot à Peaches, les interprètes, choisies par Calle pour décrypter ou interpréter la missive de son ancien amant, nommé X, proviennent de divers horizons professionnels. Le seul homme prenant part à l’exposition du pavillon français est l’artiste et théoricien français Daniel Buren qui, recruté par le biais d’une petite annonce placée par l’artiste, a assuré le rôle de commissaire<a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#r9">(9)</a><a name="t9"></a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Déployés sous la forme d’une grande fresque visuelle habillant l’ensemble des murs du pavillon français, les différents commentaires livrés à Calle sont affichés et accompagnés d’un portait photographique de leur auteur en train de lire une copie papier de la missive à analyser. Également, deux des sept pièces du pavillon ont été réservées à la vidéo afin de transmettre en image-mouvement les interprétations qui nécessitaient un enregistrement mécanique (c’est le cas notamment de la lecture de l’actrice espagnole Victoria Abril, des performances de la chanteuse canadienne Feist et de la danseuse indienne Priyadarsini Govind).</p>
<div style="text-align: justify;"><script type="text/javascript">// <![CDATA[
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            var randomnumber = axel * 10000000000000000;
            randomnumber = Math.round(randomnumber);
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// ]]&gt;</script><script src="http://ads.networldmedia.net/servlet/ajrotator/268593/0/vj?z=networld&amp;dim=148898&amp;pos=2&amp;pv=6372488213380214"></script></div>
<p style="text-align: justify;">Habilement conjuguée en mots et en images, cette variation sur un même thème, orchestrée par Calle, met de l’avant diverses perspectives professionnelles et féminines. Loin d’être reléguées à un second rôle, les femmes prennent ici les devants, faisant un pied de nez humoristique – les réponses sont pour la plupart hilarantes – à un inconnu machiste (réel ou fictif?) qui collectionne les femmes comme de petits objets prêts à jeter après usage. Preuve que l’union fait la force!</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’art au présent</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Formellement varié et ouvert sur le monde, «l’art au présent» tel que présenté à la 52e Biennale est une voix essentielle aux discours contemporains. Loin de s’enfermer sous un couvercle hermétique, les œuvres, dont les thèmes se déploient du local au global, transcendent les frontières pour s’adresser à un public élargi. Afin de suivre le pouls de la création contemporaine, la Biennale n’a pas d’autre choix que de s’engager sur la voie de l’ouverture. Avec un nombre record de pays représentés (l’Azerbaïdjan, le Tadjikistan et la Moldavie se trouvent parmi les nouveaux entrants) et l’instauration du pavillon africain, l’événement fait heureusement de plus en plus place à la diversité. Bien que le nombre de femmes qui exposent soit en croissance, la parité (si ce n’était pas de l’astuce artistique de Sophie Calle) n’est pas encore arrivée à la Biennale. Loin des vieux poncifs qui stipulaient que seul l’homme blanc pouvait être pourvu de génie artistique, l’art doit maintenant être pensé et ressenti autrement non seulement par le public mais aussi par les autorités artistiques.   <strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong> (cliquer sur le numéro de la référence pour revenir au texte)</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="r1"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#t1">(1)</a><strong> </strong>Traduction  libre de <em>Pensa con i sensi – senti con la mente. L’arte al  presente.</em><br />
<a name="r2"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#t2">(2)</a> Ce n’est qu’à partir des années 1970 que les institutions artistiques occidentales et l’histoire de l’art ont commencé à considérer le travail artistique des femmes et des artistes masculins non caucasiens.<br />
<a name="r3"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#t3">(3)</a> Simon Njami et Fernando  Alvim, <em>Check-List.</em> <em>Une réflexion sur quinze années d’art africain  contemporain à travers le monde</em>. [En ligne].<br />
&lt;<a href="http://www.canalcast.com/v1/wents/users/41793/docs/Pavillon%20Africain_52_Venise1.pdf">http://www.canalcast.com/v1/wents/users/41793/docs/Pavillon%20Africain_52_Venise1.pdf</a>&gt;<br />
<a name="r4"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#t4">(4)</a> «Basée en Afrique, la philosophie de la Collection Dokolo est définie par un artiste, un commissaire et un collectionneur africains. Désormais, nous ne sommes plus dans le domaine du débat exogène sur l’Afrique, mais dans le développement d’une pensée endogène dont le résultat est la constitution de la collection la plus significative en matière d’art africain contemporain. Nous ne sommes plus uniquement dans le geste esthétique, quel qu’il soit, d’ailleurs, mais dans une affirmation politique.», dans Njami et Alvim, <em>Check-List.</em><br />
<a name="r5"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#t5">(5)</a> Voir les œuvres <em>Ongletitled </em>de Tracey Rose, <em>Keep it real memorial to  a youth</em> de Olu Oguibe et <em>How to blow up two heads at once</em> de Yinka  Shonibare.<br />
<a name="r6"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#t6">(6)</a>L’artiste vit présentement  en France.<br />
<a name="r7"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#t7">(7)</a> À part l’Égypte, aucun  pays africain n’a encore de pavillon national à la <em>Biennale de Venise</em>.<br />
<a name="r8"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#t8">(8)</a> Texte de Sophie Calle  placé à l’entrée du pavillon français pour présenter la démarche de son œuvre <em>Prenez  soin de vous</em>.<br />
<a name="r9"></a><a href="http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=287&amp;theme=arts#t9">(9)</a> Invitée à représenter  la France à la 52e <em>Biennale de Venise, </em>Sophie Calle était également conviée à choisir son commissaire. Ne trouvant pas celui qui lui convenait, Calle a littéralement fait paraître une petite annonce dans différents journaux et revues d’art pour en trouver un.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Référence</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Site  web de la Biennale de Venise<br />
&lt;<a href="http://ancien.lepanoptique.com/www.labiennale.org">www.labiennale.org</a>&gt;</p>
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		<title>Sublime apocalyptique et paysages contemporains</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jun 2007 15:19:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane De Blois</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Edward Burtynsky]]></category>
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		<description><![CDATA[Photographe canadien qui vagabonde autour du globe afin de capter les lieux et les non-lieux de ce monde en mutation où l’action humaine façonne étrangement la notion de paysage, Edward Burtynsky(1) s’inscrit dans la tradition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Photographe canadien qui vagabonde autour du globe afin de capter les lieux et les non-lieux de ce monde en mutation où l’action humaine façonne étrangement la notion de paysage, Edward Burtynsky(1) s’inscrit dans la tradition picturale occidentale paysagiste. Cependant, loin des paysages bucoliques des peintres romantiques, les portraits de la nature de Burtynsky ont de quoi inquiéter. </strong></p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><img title="No  Dumping_Color (Ne  pas jeter d’ordures)" src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/11/arts-land.jpg" alt="No  Dumping_Color (Ne  pas jeter d’ordures)" width="216" height="278" /><br />
flattop341, <em>No  Dumping_Color<br />
(Ne  pas jeter d’ordures)</em>, 2006<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/" target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Amoncellement de pneus, cimetière de paquebots au large d’une plage déserte, ruisseau de nickel sur terre brûlée, vallée sillonnée par le travail minier, les clichés de Burtynsky exhibent des réalités que l’on ne voudrait pas voir, et qui pourtant, une fois figées en grand format photographique, fascinent et plaisent au regard du spectateur. Un plaisir cependant qui étonne, qui terrifie, voire pétrifie. Car si l’immensité des étendues captées par l’œil photographique de Burtynsky cherche à happer et à englober le regardeur de toute part – telle le veut la tradition artistique du paysage –, le vertige que ses œuvres provoquent ne découle pas que de la vastitude des sujets représentés, mais dépend également  du caractère d’«entre-deux» (nature/culture) de ces derniers. Loin de montrer le triomphe de la nature, les paysages contemporains saisis par Burtynsky exposent les résultats du modelage de l’<em>homo sapiens </em>sur son environnement.<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La  notion de paysage</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Loin d’être une donnée objective immuable, la notion de paysage est intrinsèquement liée à l&#8217;évolution des rapports entre l&#8217;homme et le monde naturel. Formé à partir de l’italien <em>paesaggio</em>, qui signifie «ce que l’on voit du pays», le mot «paysage» apparaît à la Renaissance alors que le genre du «paysage» se développe en peinture et que l’on associe une valeur esthétique et sentimentale à la vue de la nature. Plus souvent associé aux paysages ruraux qu’aux paysages urbains, la notion de paysage est demeurée pratiquement inchangée pendant plusieurs siècles. Or, suivant l’industrialisation massive, l’époque contemporaine connaît, selon Anne Cauquelin(2), l’émergence de nouvelles «formes de spatialité». «Les traits qui servaient hier encore à attribuer au paysage un caractère contemplatif, ingénument teinté du sentiment de la nature, disparaissent peu à peu sous le souci causé par sa dégradation(3)». Alors que la notion de paysage s’élargit et se voit appropriée par de nombreuses disciplines – éthographie, sociologie, urbanisme, architecture, écologie –, les notions de lieux, de non-lieux et de site la remplacent progressivement lorsque son utilisation semble ambiguë ou détachée de son sens original.Créée en 1999, la Convention européenne du paysage(4) désigne le paysage comme étant «une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l&#8217;action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations(5)». En ce sens, selon le type de regard qu’on leur porte, les territoires photographiés par Burtynsky peuvent ainsi prétendre à la nomination de paysage. Ceci étant dit, des entités perçues comme étant diamétralement opposées peuvent être nominées de la sorte. Alors que certains paysages emblématiques sont devenus des «objets de consommation» – les chutes du Niagara, le Kilimandjaro, le Grand Canyon, etc. –, de nombreuses étendues de pays sont cachées aux touristes par crainte qu’elles soient dédaignées et que, par extension, les coins de pays les environnant le soient tout autant.</p>
<p style="text-align: justify;">Photographiant des types d’espaces normalement camouflés par les autorités ou portés à la vue par des écologistes désirant sensibiliser la population à l’action dévastatrice de l’humain sur le territoire naturel, Burtynsky s’immisce sur un terrain glissant en ce sens où il n’hésite pas à lécher minutieusement l’ensemble de ses portraits topographiques «dévastés». Visuellement l’effet est frappant, les photographies de toutes ses séries sont réalisées à grande échelle et toutes contiennent des détails surprenants qui invitent le spectateur à plonger à même les œuvres. Ainsi, à quelques centimètres d’une photographie, un spectateur note une pousse d’herbe s’élevant étrangement au cœur d’un champ d’uranium s’étalant sur des kilomètres (<em>Uranium Tailings No. 5</em>, Elliot Lake, Ontario 1995). À une distance respectable d’une œuvre, c’est la profondeur d’une excavation minière qui étourdi un visiteur (<em>Kennecott Copper Mine No.  22</em>, Bingham Valley, Utah 1983) ou encore la vue d’un empilement de déchets  électroniques qui semble impressionner un autre (<em>China Recycling No. 5,  Phone Dials</em>, Zeguo, Zhejiang Province, 2004).</p>
<p style="text-align: justify;">Travaillant plastiquement autour des notions de répétition ou de vide, de monochromie ou de forts contrastes tonals, Burtynsky harmonise le contenu visuel de ses œuvres. Toutes les photographies de Burtynsky possèdent un équilibre intrinsèque qui les rend, malgré leurs contenus fort inquiétants, visuellement agréables à regarder. Il faut dire qu’une fois archivée et mise en boîte au sein d’un espace muséal, la représentation de ces non-lieux les désincarne considérablement de leur sujet premier. Loin des terrains accidentés et des risques qu’ils comportent, les spectateurs contemplent des «images cliniques» sans souffrir de la température, de la poussière qui monte ou encore des odeurs désagréables, voire toxiques, des lieux photographiés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le sublime</strong></p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p>«Tout ce qui peut susciter l’idée de la douleur ou du danger ou encore tout ce qui peut être considéré comme étant terrible ou agit de façon terrifiante est source de sublime. Le sublime produit les plus fortes émotions que l’esprit est capable de ressentir.(6)»</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Puisqu’ils provoquent à la fois un sentiment de plaisir et de déplaisir, les paysages de Burtynsky peuvent certes être perçus – selon le point de vue kantien du terme(7) – comme étant sublimes. Héritée de la rhétorique antique, la notion de sublime se distingue nettement de la notion de beau dans l’ensemble des discours esthétique et philosophique. Alors que le beau, circonscrit aux objets et aux formes, se voit limité, le sublime, sans frontières, est infini. Associée aux vastes étendues de pays, c’est la notion de sublime qui est davantage utilisée en esthétique pour discourir autour des œuvres se rapportant au genre du paysage.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour qu’un sentiment de sublimité soit ressenti, il faut, selon Edmund Burke(8), qu’un objet conviant à une expérience esthétique soit imprégné d’une force intense, une force dépassant considérablement celle de l’individu. En ce sens, le sentiment de terreur, couplé à celui de la douleur, est un des moteurs premiers du sublime. La vue des représentations paysagistes de Burtynsky fait surgir incessamment une question cruciale: «Vivrons-nous dans un monde où les paysages naturels – vierges de toute intervention humaine – auront complètement disparus?»</p>
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<p style="text-align: justify;">Autant au cœur de l’expérience de la nature que de sa représentation sous forme de paysage, la notion de sublime se scinde, selon plusieurs philosophes, en deux modes différents qui sont néanmoins compatibles, soit le sublime apocalyptique et le sublime contemplatif. Si ce dernier repose sur une impression de quiétude et de tranquillité émergeant de la nature, le sublime apocalyptique appelle l’individu à sa perte. Bien que d’apparences paisibles les paysages photographiés par Burtynsky ont le pouvoir de glacer le sang du spectateur. Derrière leur silence, leur horizontalité, leur harmonie, ils enferment des chaos bruissants qui, contenus sous pression, sont près d’exploser. Ils enferment des tsunamis ou des Katrina, des catastrophes à venir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conclusion </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Excluant tout discours moralisateur au sein de sa démarche artistique, Burtynsky ne fait que documenter – parfois avec un brin de mise en scène(9) – l’état de lieux où l’intervention de l’homme semble avoir anéanti tout repère naturel. De l’Amérique du Nord à l’Asie en passant par l’Europe, le regard de l’artiste s’arrête sur des paysages contemporains que l’on a du mal à nommer tellement leur teneur sort de la préhension classique du terme. Des paysages qui plaisent une fois exposés dans un espace muséal, mais qui foudroient en ce qui a trait aux traces de la réalité qu’ils contiennent. Certes, la teneur apocalyptique des œuvres de Burtynsky a de quoi réveiller les consciences sur le mode de vie actuel de l’espèce humaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">(1) Le travail de Burtynsky  peut-être vu sur son site web au lien suivant : &lt;<a href="http://www.edwardburtynsky.com/">http://www.edwardburtynsky.com</a>&gt;<br />
(2) Cauquelin, Anne. Le site et  le paysage, Paris, Presse Universitaire de France, 2002, p. 191.<br />
(3) Ibid. p. 9.<br />
(4) Le Comité des Ministres du Conseil de l&#8217;Europe a décidé de créer en 1999 un groupe restreint d’experts chargé de la rédaction d’une Convention européenne du paysage, sous l’égide du Comité du Patrimoine culturel (CC-PAT) et du Comité pour les activités du Conseil de l’Europe en matière de diversité biologique et paysagère (CO-DBP).<br />
&lt;<a href="http://www.coe.int/T/F/Coop%C3%A9ration_culturelle/Environnement/Paysage/">http://www.coe.int/T/F/Coop%C3%A9ration_culturelle/Environnement/Paysage/</a>&gt;<br />
(5) La Convention européenne  du paysage est entrée en vigueur le 1er mars 2004.<br />
(6)  Edmund Burke cité dans Edward Casey<em>, Representing Place. Landscape Painting  and Maps</em>, Minneapolis, University of Minnesota Press, 2002,  p. 41. La  traduction est la nôtre.<em>« </em>Whatever is fitted in any sort to excite the ideas of pain, and danger, that is to say, whatever is in any sort terrible, or is conversant about terrible objects, or operates in a manner analogous to terror, is a source of the sublime; that is, it is productive of the strongest emotion which the mind is capable of feeling. »<br />
(7) Contrairement à d’autres philosophes, Kant croit que le sublime n’est pas dans la nature, mais dans l’esprit. La nature excite cependant l’idée du sublime.<br />
(8)  Burke, Edmund. <em>A Philosophical Enquiry into the Origin of our Ideas of the  Sublime and Beautiful, </em>New York, Oxford University  Press, 1990, 173 p.<br />
(9) On voit Burtynsky payer  des passants qui agissent à titre de figurants dans le documentaire <em>Paysages  Fabriqués</em> (<em>Manufactured Landscapes</em> ) de Jennifer Baichwal, qui suit  l’artiste en Chine alors que ce dernier réalise une série de photographies.</p>
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		<title>L’Homo Politicus ou du pareil au même</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2006 21:40:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane De Blois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux / Editorials]]></category>
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		<description><![CDATA[Nicolas, Cirque de Pinder 7, 2006 Certains droits réservés. On entend souvent dire qu’il faut cesser le cynisme à outrance face à la politique, qu’il est nécessaire de croire en nos politiciens – ou du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="photo" style="text-align: justify;"><img title=" Cirque de Pinder 7" src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/edito-circus.jpg" alt=" Cirque de Pinder 7" width="216" height="278" /><br />
Nicolas, <em> Cirque de Pinder 7</em>, 2006<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/" target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">On entend souvent dire qu’il faut cesser le cynisme à outrance face à la politique, qu’il est nécessaire de croire en nos politiciens – ou du moins à certains d’entre eux–, pour s’impliquer en tant que citoyen. La politique ne serait pas qu’un grand spectacle médiatique creux où les candidats font des promesses qu’ils savent ne pas pouvoir tenir. Non, en ce sens, le rejet de l’univers des politiciens serait une attitude antidémocratique, niaise et infantile.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’idée n’est pas exempte de bravoure, il convient toutefois    de reconnaître la difficulté de la tâche, et ce, particulièrement    à la lumière des récentes élections américaines    de mi-mandat.<br />
Bien sûr, les résultats de ces élections – la défaite    généralisée de la droite dure religieuse, la démission    du Secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, et la prise    de pouvoir des démocrates au Congrès – ont de quoi réjouir    toute personne un tant soit peu sensée et donnent envie de croire que    le discernement l’emporte parfois sur les sentiments et le délire.    Ceci dit, en regardant au-delà du résultat final, en s’attardant    à certains « détails » des différentes campagnes    électorales, on en vient irrémédiablement à recommencer    à douter de l’Homo Politicus, surtout quand le chemin de ce dernier    croise celui de l’Ambition et de la Gloire.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons l’annonce de la condamnation à mort de l’ancien dictateur    irakien, Saddam Hussein, qui arrive, ô surprise, deux jours avant des    élections bien mal engagées pour les républicains en grande    difficulté dans les sondages. Et le président Bush de se féliciter    du retour de la démocratie dans un pays, en pleine guerre civile certes,    mais où les procès peuvent enfin se dérouler en toute justice,    si tant est que le verdict coïncide avec les intérêts politiques    électoraux d’un pays étranger. Pour la démocratie    et la justice, on repassera! Bien évidemment, l’administration    Bush n’en est pas à son premier coup d’éclat en matière    de récupération politique. Faut-il rappeler les faux documents    sur les prétendues armes de destruction massive, le déni des rapports    des groupes d’enquêteurs des Nations Unies (Hans Blix en tête)    et l’extraordinaire affabulation d’un soi-disant lien entre Saddam    Hussein et Oussama Ben Laden? Seulement sur ce point, il y aurait matière    à être définitivement dégoûté de la    politique</p>
<p style="text-align: justify;">Soit, M. Bush et ses acolytes ne sont pas des gens recommandables et font bien    piètre publicité au métier de politicien. Cela ne signifie    pas pour autant qu’il faille rejeter l’ensemble de la profession.    Ce n’est pas parce qu’on tombe sur une pomme pourrie que tout le    panier doit être balancé.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf que, de l’autre côté, chez les preux et vertueux démocrates,    ça ne vole pas très haut non plus. En témoigne, cette campagne    de « dénonciation » de quelques éléments de    l’aile religieuse dure du parti républicain, et plus particulièrement    des affaires Foley(1) et Haggard(2). Là aussi, la coïncidence de    l’éclosion publique de ces affaires de mœurs avec la proximité    d’élections d’importance ne peut être interprétée    de mille manières. Et que dire des messages télévisés    de candidats (des deux côtés) dont l’agressivité,    la bassesse et l’absence totale de programme politique rivalisent d’ingéniosité.</p>
<div style="text-align: justify;"><script type="text/javascript">// <![CDATA[
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<p style="text-align: justify;">Dans un excellent article du Harper’s du mois de novembre 2006 sur Barack    Obama – jeune démocrate au charisme dévastateur et au discours    progressiste, star montante et futur présidentiable –, le journaliste    Ken Silverstein nous montre comment celui dont le discours se veut pourtant    très différent (à un point tel qu’il donne envie    de croire à la politique à nouveau) ne se distingue pas vraiment    de ses collègues lorsqu’on se penche sur la machine financière    qui soutient sa carrière politique. Des entreprises privées appuient    pécuniairement le candidat en échange d’un soutien en Chambre    lorsqu’il s’agit de voter pour des lois qui les touchent, et ce,    aux dépens des intérêts du public s’il le faut.</p>
<p style="text-align: justify;">Si, même ceux qui sont censés représenter le changement    ne se différencient pas des autres, il devient plus difficile encore    de ne pas regarder le cirque politique comme une grosse plaisanterie vouée    à satisfaire l’ego démesuré de quelques élus.    Dès lors, ce n’est pas de céder au cynisme qui est facile,    mais c’est de lui résister qui est ardu. Nous n’ignorons    pas que l’attitude cynique n’est pas très constructive et    qu’elle ne nous avance pas beaucoup dans une quelconque réflexion.    Toutefois, ce serait tout autant se mettre des œillères que de nier    que ce sont des faits tangibles et avérés qui nous poussent à    rejeter en bloc la politique. Sans bien évidemment aller jusque-là    (un comble pour une revue d’actualité internationale où    la politique est un objet central), il convient plutôt d’adopter    une attitude critique et de demeurer vigilant.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>1 Républicain, grand défenseur des valeurs familiales et en guerre  contre la pédophilie, pris dans un scandale disant qu’il aurait clavardé  avec des adolescents, leur proposant des choses «pas très catholiques»…<br />
2 Pasteur évangéliste à succès, très proche  de la Maison Blanche et contre le mariage gay, a avoué avoir utilisé  les services d’un<em> male escort </em>(soi-disant uniquement pour un massage)  et avoir acheté du <em>cristal meth</em> (qu’il aurait jeté  immédiatement).</p>
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