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	<title>Le Panoptique &#187; Valérie Blanc</title>
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	<description>Perspectives sur les enjeux contemporains &#124; More Perspective on Current International Issues</description>
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		<title>L&#8217;économie française au tournant de la modernité</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Nov 2006 00:51:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valérie Blanc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est connu, l’économie française traîne de la patte depuis quelques années. On la dit sclérosée. À la veille de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy affirme que la France connaît une certaine reprise économique. Qu’en est-il vraiment? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>C’est connu, l’économie française traîne de la patte depuis quelques années. On la dit sclérosée. À la veille de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy affirme que la France connaît une certaine reprise économique. Qu’en est-il vraiment? La faible croissance économique du pays est notamment attribuable au déficit structurel de sa production. Quelles solutions y apporter? La France doit pallier ce problème en redynamisant son commerce extérieur. Pour ce faire, le développement des nouvelles technologies s’impose.</strong></p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><img title=" Avebloor Ichor-plasma" src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/eco-france.jpg" alt=" Avebloor Ichor-plasma" width="214" height="294" /><br />
Trevor Haldenby, <em> Avebloor Ichor-plasma </em>, 2006<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/" target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Futur candidat à l’élection    présidentielle française pour le parti de l’Union pour un    Mouvement populaire, Nicolas Sarkozy constate une certaine reprise économique    en France. Le successeur potentiel de Jacques Chirac demeure néanmoins    prudent: il admet que certains problèmes d’ordre économique    persistent depuis l’héritage des socialistes au pouvoir (1).</p>
<p style="text-align: justify;">Avec un taux de chômage avoisinant les 10% (22% pour les jeunes de moins    de 25 ans [2]), la France peut-elle réellement parler de reprise économique?    Comment expliquer cette situation qui perdure depuis plus de 30 ans? Quel avenir    économique entrevoir pour la France?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’économie française</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré que la France ait connu une croissance exceptionnelle au 2e trimestre    de 2006, sa santé économique, à long terme, reste mitigée    étant donné les fluctuations importantes qui s’observent    d’une année à l’autre(3). À titre d’exemple,    le solde du commerce extérieur constitue un bon indicateur de la santé    économique d’un pays, car un solde positif contribue à la    croissance du produit intérieur brut (PIB). Or, en 2005, la France a    connu un déficit de 16,3 milliards d’euros pour l’ensemble    de ses échanges extérieurs alors qu’elle avait connu un    excédent de 28,6 milliards en 1999(4).</p>
<p style="text-align: justify;">La baisse constante des exportations par rapport aux importations peut s’expliquer,    en partie, par l’inflation importante que connaît la France. En    effet, l’indice des prix à la consommation a augmenté de    13,71% depuis 1998(5). La France éprouve des difficultés particulièrement    au plan de la production industrielle et de biens de consommation. Les produits    français ne sont pas compétitifs sur le marché international    et ils ne le sont pas davantage au niveau local. Autrement dit, il coûte    plus cher d’acheter français.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne le PIB du pays, la situation est moins catastrophique. En    2004, il a gagné 2,3%, comparativement à 1,2% en 2002. Il tend    ainsi à rejoindre de celui des ses partenaires européens et connaît    même une croissance supérieure à la moyenne. Or, pour 2004,    la croissance du PIB français demeure inférieure à la croissance    mondiale, qui se chiffre à 4,5%. Cet écart s’explique notamment    par la forte influence des pays asiatiques émergents dont la croissance    a alors atteint 6,7%. À titre comparatif, pour la même année,    l’Europe des quinze a obtenu une croissance de 2,1 % (1 % pour l’Allemagne).    Quant aux États-Unis et au Royaume-Uni, ils ont respectivement gagné    4,4% et 3,1%(6).</p>
<p style="text-align: justify;">Sans compromettre l’optimisme de Sarkozy, ces chiffres tendent à    démontrer que l’économie actuelle de la France ne connaît    pas de redressement significatif comparativement aux trente dernières    années.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Entre tradition et innovation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La stagnation économique de la France est directement associée    à la structure de production du pays. L’agriculture et les produits    agro-alimentaires demeurent aujourd’hui les fers de lance de la stratégie    économique du pays. Le développement de l’aéronautique    a, certes, permis au pays de corriger légèrement son déficit    structurel. Néanmoins, la prédominance des produits de l’agriculture    contribue à entretenir le retard structurel de la République à    l’égard des autres pays industriels. Au surplus, la France doit    faire face à la concurrence des pays en voie de développement    qui produisent et vendent les produits agricoles moins chers. C’est pourquoi    la France défend contre vents et marées la Politique agricole    commune de l’Union européenne qui lui assure un certain débouché    pour ses produits.</p>
<div style="text-align: justify;"><script type="text/javascript">// <![CDATA[
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<p style="text-align: justify;">La France tarde à se moderniser. Si le pays a développé    le secteur des services, il reste que ce secteur s’exporte difficilement.    Pour assurer l’avenir économique de la République, Sarkozy    pourrait miser sur le secteur des services financiers en favorisant l’investissement,    les PME et la privatisation. Si les socialistes entraient au pouvoir, bien que    ce parti de gauche soit plus modéré qu’auparavant, la donne    serait autre. En dénonçant la privatisation de Gaz de France (7)    par le parti de droite, les socialistes annoncent néanmoins quelques    couleurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quel avenir économique pour la France?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parce qu’elle a un problème économique structurel, la France    doit nécessairement réformer sa stratégie au plan du commerce    mondial. En tant que pays industriel, elle ne peut plus compter sur l’apport    des produits agro-alimentaires: ce secteur n’est plus concurrentiel pour    la France. Comment pallier ce problème? Développer le secteur    des nanotechnologies, lequel est en pleine croissance, est une piste de solution.    Une chose est sûre, la France devra développer les nouvelles technologies    pour demeurer dans la course d’un commerce international de plus en plus    dynamique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: left;">(1) En effet, sous la présidence du socialiste François Mitterrand  (1981-1995), des solutions dites sociales ont été adoptées  pour remonter la pente après la crise économique des années  1970-1980. Constatant l’échec de ces solutions, les socialistes ont  alors adopté des solutions néolibérales dès 1983.  Or ces mesures n’ont pas suffi à ramener la santé économique  du pays.<br />
(2) INSEE. <em>Tableau résumé: Chômage au sens du BIT (données  corrigées des variations saisonnières, en fin de mois. </em>[En  ligne]<em>.</em> 1 page. &lt;<a href="http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_conj/indconj_frame.asp?ind_id=16" target="new">http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_conj/indconj_frame.asp?ind_id=16</a>&gt;.  Consulté le 2 octobre 2006.<br />
(3) Pour des questions pratiques, ce portrait n’est pas exhaustif. Seuls  le commerce extérieur, l’inflation et la croissance du PIB sont analysés.<br />
(4) INSEE. <em>1.505 Solde extérieur par produit à prix courants.</em> [En ligne]. 1 page. &lt;<a href="http://www.insee.fr/fr/indicateur/cnat_annu/base_2000/principaux_resultats/htm/t_1505.htm" target="new">http://www.insee.fr/fr/indicateur/cnat_annu/base_<br />
2000/principaux_resultats/htm/t_1505.htm</a>&gt;. Consulté le 5 octobre  2006.<br />
(5) INSEE. <em>Indice des prix à la consommation</em>:<em> France entière,  base 100 en 1998 parution au Journal Officiel non communiquée</em>. [En  ligne]. 1 page. &lt;<a href="http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_cons/indic_cons.asp" target="new">http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_cons/indic_cons.asp</a>&gt;.  Consulté le 2 octobre 2006.<br />
(6) Toutes les statistiques de ce paragraphe sont tirées de: INSEE. <em>Taux  de croissance du PIB en volume dans quelques pays du monde (évolution en  moyenne annuelle en %)</em>. [En ligne]. 2 pages. &lt;<a href="http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?tab_id=119" target="new">http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?tab_id=119</a>&gt;.  Consulté le 2 octobre 2006.<br />
(7) Parti socialiste. <em>Les socialistes contre la privatisation de Gaz de France</em>.  [En ligne]. &lt;<a href="http://ancien.lepanoptique.com/www.parti-socialiste.fr/tiki-index.php" target="new">www.parti-socialiste.fr/tiki-index.php</a>&gt;  Consulté le 2 octobre 2006.</p>
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		<title>Bulgarie, Roumanie et UE : quelles perspectives économiques ?</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2006 23:11:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valérie Blanc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’élargissement de l’Union européenne (UE) aux pays d’Europe centrale et orientale a suscité maints questionnements politiques, économiques et sociaux. Il sera question, ici, de l’intégration prochaine, soit en janvier 2007, de la Roumanie et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>L’élargissement de l’Union européenne (UE) aux pays d’Europe centrale et orientale a suscité maints questionnements politiques, économiques et sociaux. Il sera question, ici, de l’intégration prochaine, soit en janvier 2007, de la Roumanie et de la Bulgarie à l’UE. Le fait que ces deux pays possèdent une économie semblable aux pays du Sud invite à se pencher sur l’effet de cette intégration au plan économique. L’agriculture, qui constitue déjà un problème au sein de l’UE, rend les défis de l’Union d’autant plus grands. Quel avenir économique se dessine pour ces deux pays? </strong></p>
<div class="photo" style="text-align: justify;"><img title="Expansive force" src="http://www.lepanoptique.com/images/articles/ECO_europa.jpg" alt="Expansive force" width="294" height="214" /><br />
Leopoldo, <em>Expansive force</em>, 2006<br />
Certains droits réservés.<br />
<img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_public.gif" border="0" alt="" /> <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/" target="new"><img src="http://www.lepanoptique.com/wp-content/uploads/2009/07/icon_creative_commons.gif" border="0" alt="" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Le 1er janvier 2007, l’Union européenne fera face à son    sixième élargissement. Ainsi agrandie, elle comptera désormais    27 pays membres, en comparaison des six qui étaient présents lors    de sa création. Anciennement sous le joug soviétique, la Bulgarie    et la Roumanie réintègrent l’Europe. L’élargissement    de l’UE aux pays d’Europe centrale et orientale suscite des interrogations    au sein de la communauté intellectuelle quant à la pertinence    d’élargir l’Europe sans la réformer. Toutefois, la    question des défis économiques que ces pays en transition doivent    affronter est occultée. La structure du commerce international de la    Bulgarie et de la Roumanie pose problème pour le moment. L’Union    va-t-elle leur permettre d’atteindre la croissance économique souhaitée?    Présente-t-elle plutôt un avantage politique qu’économique?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Rappel historique et processus d’adhésion</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la chute des régimes communistes dans les pays de l’Europe    centrale et orientale en 1989, la Communauté économique européenne,    devenue Union européenne en 1992, fait connaître son intention    d’ouvrir les frontières à ses pays frères. Toutefois,    la réintégration de ces pays exige une transition vers l’économie    de marché. Le processus d’adhésion est structuré    en 1993 sous le nom de «critères de Copenhague». Ces critères    comprennent trois volets: politique, économie et acquis communautaire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union européenne utilise quatre instruments afin de mener à    bien l’intégration des PECO. Les accords européens qui se    constituent sous forme d’accords bilatéraux entre l’UE et    les pays demandant l’adhésion sont signés en 1993 par la    Roumanie et la Bulgarie. Ces accords permettent de faciliter les échanges    commerciaux entre les signataires. Le deuxième instrument est la négociation    bilatérale des 31 chapitres de l’acquis communautaire, dont la    concurrence, la libre-circulation des marchandises et l’agriculture, qui    concernent la présente analyse. Les deux autres instruments sont des    soutiens financiers (SAPARD, PHARE, BERD) et institutionnels.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin de remplir les critères d’adhésion, une transition    économique est nécessaire. La Bulgarie et la Roumanie tentent    des réformes au cours des années 1990, sans succès. Selon    Dusautoy (2001), la cause de l’échec de 1996-1997 est la suivante:</p>
<p style="text-align: justify;"><em>les gouvernements n’ont pas voulu axer leurs politiques économiques    exclusivement sur la réduction des déficits publics, la lutte    contre l’inflation ou la stabilité des taux de change, au détriment    de la croissance, des niveaux de l’emploi et des revenus(1). </em></p>
<p style="text-align: justify;">Après cet échec, les gouvernements bulgares et roumains entreprennent    de sacrifier le volet social et la croissance économique du pays afin    de remplir les critères de l’acquis communautaire. Le taux de chômage    et l’inflation augmentent, la balance des paiements s’aggrave, mais    ces pays convergent vers les règles communautaires de concurrence et    d’intégration économique et monétaire. La transition    remplit toutefois ses promesses d’adhésion.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’Union européenne : un marché complémentaire?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau théorique, la transition vers l’économie de marché    au sein de l’Europe amène les deux candidats à développer    leurs avantages comparatifs(2). Le problème avec cette théorie    est qu’elle ne prend pas en compte le fait que les économies ainsi    intégrées peuvent être identiques, c’est-à-dire    présenter un même avantage comparatif. Le cas des économies    de la région méditerranéenne, de l’Espagne, du Portugal,    de l’Italie voire de la France, démontre que la théorie    ne peut être mise en application pour l’Union européenne,    ces économies étant particulièrement agricoles. La question    de l’intégration des PECO pose également problème    dans la mesure où ces économies comportent des structures similaires.<br />
Par ailleurs, les échanges au niveau européen sont marqués    par la diversification des produits, contrairement à ce que la communauté    intellectuelle attendait. Dupuch et El Mouhoub expliquent:</p>
<p style="text-align: justify;">les pays de l’Union, au lieu de renforcer leur spécialisation internationale    sur des branches industrielles particulières à mesure que progressait    leur intégration économique et monétaire, ont tendu à    diversifier leurs activités et à développer une spécialisation    de type intrabranche, fondée sur des échanges de produits similaires    mais différenciés par la qualité(3).</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème est particulièrement marqué pour les PECO,    car ceux-ci disposent d’une économie fondée sur les matières    premières et les produits semi-finis, ce qui ne laisse pas une grande    marge de profit au terme de l’échange(4).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La Bulgarie et la Roumanie : une économie du Sud?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’aide conjoncturelle accordée par les programmes    de l’UE tel le programme PHARE qui accorde annuellement, en moyenne, 100    millions d’euros à la Bulgarie et 242 millions d’euros à    la Roumanie(5), ces deux pays ont connu une croissance du PIB remarquable au    cours des quatre dernières années. En effet, le PIB a presque    doublé pour les deux pays candidats. Toutefois, au regard de la structure    des échanges, ils présentent des caractéristiques d’économie    du tiers-monde. Les exportations de produits primaires et de produits manufacturés    de base représentent 52% des exportations roumaines et 47% des exportations    bulgares(6). Leurs importations sont diversifiées, mais en perdant dans    les termes de l’échange, l’écart en valeur se creuse    et ces pays aggravent leur balance de paiements, qui s’avère négative.    Pratiquant essentiellement des échanges avec des pays de l’UE,    leur économie développe un rapport nord-sud avec l’Union.    La Roumanie et la Bulgarie importent des produits manufacturés et des    biens d’équipements en échange de matières premières    et de produits semi-finis.</p>
<div style="text-align: justify;"><script type="text/javascript">// <![CDATA[
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    if (randomnumber==null) {
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<p style="text-align: justify;">En plus de ces problèmes, l’UE fait elle-même face à    des défis en intégrant les PECO. En effet, la question de l’agriculture    présente une difficulté dans la mesure où ces pays qui    bénéficient d’une agriculture développée doivent    s’imposer une surcharge au chapitre des dépenses de la politique    agricole commune (PAC), qui représente actuellement 90% des dépenses    communautaires. L’agriculture compose 15,5% du PIB de la Roumanie et 17,3%    du PIB de la Bulgarie(7). Déjà en surproduction, l’UE se    voit obligée d’instaurer des quotas de production. De plus, la    spécialisation intrabranche de même que l’échange    de produits similaires mais de qualité différente mettent en lumière    un réel problème agricole pour la Roumanie et la Bulgarie. En    effet, leur économie repose présentement sur les produits de base    dont font partie ceux de l’agriculture. Alors, quel est leur avenir économique    au sein de l’UE?</p>
<p style="text-align: justify;">En qualité d’historienne, l’auteure se refuse à émettre    un pronostic sur la situation future de ces deux pays. L’intégration    à l’UE est un acte politique incontournable pour la reconnaissance    du caractère européen de ces deux pays. L’aide de transition    accordée par les pays ouest-européens a sans contredit permis    à la Roumanie et à la Bulgarie d’intégrer une économie    de marché. La question des échanges inégaux constitue une    problématique palpable, dans ces deux pays, avant même leur intégration    à l’UE. Avec les problèmes que connaît l’UE    aux points de vue agricole et budgétaire, permettra-t-elle à ces    deux pays de normaliser leur économie?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: left;">(1) Marc DUSAUTOY. «L’Europe orientale: quelle transition pour quel  élargissement?». 2001. Dans L’élargissement de l’Union  européenne: Quels enjeux? Quels défis?, sous la direction d’Élisabeth  du Réau. Paris, Presse de la Sorbonne nouvelle, collection Espace européen,  2001, p. 28.<br />
(2) La théorie des avantages comparatifs stipule qu’en intégrant  les économies nationales dans un commerce international, celles-ci développeront  automatiquement le secteur d’activité dans lequel elles excellent  au détriment de leurs secteurs non compétitifs.<br />
(3) Sébastien DUPUCH et Mahoud EL MOUHOUB. «L’intégration  européenne a-t-elle renforcé la spécialisation industrielle  des États-membres ?». Le nouvel état de l’Europe: les  idées-forces pour comprendre les nouveaux enjeux de l’Union. Paris,  La Découverte, 2004, p. 140.<br />
(4) Le terme de l’échange se calcule par le ratio de la valeur du  produit exporté sur le produit importé. Ce calcul fait référence  à la théorie selon laquelle plus une matière subit une transformation,  plus elle gagne en valeur. Par exemple, une automobile a une valeur plus élevée  qu’une tonne de café. Ainsi, le pays producteur de l’automobile  est avantagé dans les termes de l’échange.<br />
(5) Jean-Joseph BOILLOT. L’Union européenne élargie: un défi  économique pour tous. Paris, La Documentation française, 2003, p.  28.<br />
(6) Gouvernement de France, DGTPE. Statistiques – Roumanie et Bulgarie.  (2005) [En ligne], 12 p. http://www.dree.org. Consulté le 29 août  2006.<br />
(7) Jean-Joseph BOILLOT, op. cit., p. 164.</p>
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